Point Final – William Lafleur / Monsieur Le Prof

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Point Final est le premier roman de William Lafleur, plus connu pour son compte Twitter « Monsieur le Prof », racontant son quotidien de professeur d’anglais. Le roman a initialement été rédigé sur « Le Blog de l’homme mort », sans que l’on sache qu’il s’agissait d’une supercherie.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Dans leur maison, une mère et ses deux enfants viennent d’apprendre la mort accidentelle de leur mari et père.

Tout à leur souffrance, comment pourraient-ils se douter qu’ils sont épiés jour et nuit, que des caméras et des micros enregistrent chacun de leurs gestes et chacune de leurs paroles ? Que celui qui les observe n’est autre que leur cher disparu ? Bien vivant, à quelques rues de là, il tient froidement un journal dont les mots se nourrissent de leurs larmes.

Voyeur de la douleur des siens, manipulateur de leur détresse, celui dont l’existence se limite aux pages qu’il noircit jour après jour invite le lecteur à devenir complice de son jeu littéraire… »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Un jour, un blog peu connu, sobrement intitulé « Blog de l’homme mort » apparaît sur Internet.  Il se constitue un public réduit par le bouche-à-oreille. Chaque jour, l’auteur publie un peu plus de son histoire, de l’histoire d’un homme qui se fait passer pour mort aux eux de sa famille, pour mieux les connaître et les comprendre. Reclus derrière son écran, il les regarde vivre grâce aux caméras et micros dont il a truffé sa maison avant de disparaître.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Puisque je suis le compte Twitter depuis pas mal de temps, j’ai été immédiatement avertie de la sortie de ce livre, et il faut avouer que l’histoire m’avait vraiment donné envie : j’avais hâte de me plonger dans l’esprit de cet homme suffisamment fou et désespéré pour se faire passer pour mort, et se délectant de la réaction de ses proches. « Comment nos proches réagiraient-ils à notre mort ? » est une question que beaucoup se posent, issue d’une curiosité morbide et quelque peu dérangeante, comme si la mort n’était qu’un moyen de s’assurer de son existence aux yeux des autres : c’est justement le sujet que traite ce roman.

Première impression à l’achat : un roman qui semble assez court, mais de longueur encore raisonnable. Immédiatement après, première déception : au vu de la taille de la police et des marges, le contenu est beaucoup plus restreint que prévu. Ce n’est pas forcément gage de mauvaise qualité, mais je reste sceptique quant à la possibilité de traiter du sujet en quelques 150 pages (et un peu rebutée par le prix, mais je suis pauvre).

Et effectivement, le roman est très, si ce n’est trop, court : la présentation sous forme de billets de blog réduit encore le contenu déjà restreint, et les chapitres s’enchaînent, avec l’impression tenace qu’il manque des détails, des choses, qu’il n’y a pas assez. Je dois le reconnaître, c’est peut-être dû à ma lecture un peu rapide ; s’il y a un conseil que je dois donner quant à ce format, c’est de prendre son temps pour lire, pour s’approcher un maximum de l’expérience des lecteurs du blog d’origine.

Le fond est quant à lui plutôt très intéressant et plein de potentiel : malgré un manque de description, qui est plutôt justifié au vu du format d’origine – un homme écrivant sur son blog – la réflexion sur le sujet est poussée et percutante. On se prend au jeu de mépriser cet homme, son voyeurisme pervers, puis peu à peu on se rend compte que l’on est finalement tout autant voyeurs de la vie de sa famille et de ses pensées. Cependant, le manque de description empêche à mon goût de réellement prendre l’attitude du voyeur.

Le message est percutant et très clair lorsque l’on achève sa lecture : transgénérationnel, perturbant et déprimant, le roman est issu d’une réflexion sur la vie et sur la vacuité du quotidien. Message sombre certes, mais qui pousse aussi à changer les choses. Message qui s’ancre d’autant plus que l’écriture, simple et distante d’un homme moyen, pourrait être celle de n’importe qui.

Le récit s’arrête assez brusquement, ce qui m’a laissé l’impression que la réflexion n’était pas aboutie. L’auteur nous en explique les raisons, qui sont tout à fait valables, et si cette fin joue parfaitement son rôle, le message y perd en force.

Shynis.

Encart d’Amaesis : J’ai très peu de choses à ajouter à l’analyse fine que vient de nous faire Shynis sur ce roman. Court et efficace, certes, la taille de la police d’écriture (énorme) et le nombre de pages peu nombreuses m’ont également rebutée quand je l’ai reçu. A la lecture, le style de l’auteur est bref, cinglant, teinté d’un humour noir omniprésent. J’ai énormément apprécié le concept, mais le cliffhanger final fait effectivement qu’on a une impression d’inachevé, comme si la réflexion et l’histoire n’étaient pas finies, et c’est ce qui m’a le plus déçue. Attention, j’ai bien aimé ce livre et je rejoins Shynis sur la note finale, mais la fin m’a laissé un goût indéfinissable en arrière-gorge. J’en aurais aimé plus. J’en aurais attendu plus. Le message que l’auteur cherche à nous faire passer est percutant, obligés que nous sommes de regarder les pages défiler, intrigués que nous sommes dans la démarche entreprise par cet homme, malsains dans notre voyeurisme.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

[su_column size= »1/3″]

[su_service title= »Les Plus » icon= »icon: thumbs-o-up » icon_color= »#6ebc4b »]

– Le format, qui donne une impression de réalisme et de confidence
–L’histoire, ou plutôt la situation de départ, qui possède beaucoup de potentiel
– La réflexion et le message sur un quotidien vide de sens et de chaleur
– L’écriture, associée au format, qui retranscrit le sentiment d’observer une famille à travers les écrans, par différentes caméras

[/su_service]

[/su_column][su_column size= »1/3″]

[su_service title= »Les Moins » icon= »icon: thumbs-o-down » icon_color= »#801216″]

– La (non) longueur du récit : Point Final est entre roman et nouvelle, et se lit extrêmement vite
– Le format, qui réduit encore le contenu, ce qui est dommage au vu des possibilités qui ne sont du coup pas suffisamment exploitées
– Le peu de détails, de descriptions : la première partie de l’histoire me semble un peu courte pour nous plonger réellement dans l’ambiance du livre

[/su_service]

[/su_column]

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[su_row][/su_row]

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

 Point Final est un roman qui intrigue au premier abord, et qui rapidement questionne notre morale et notre curiosité. Je conseille cependant de prendre son temps pour le lire, élément très important pour pleinement apprécier le format et l’ambiance froide du roman.

Joyeux Anniversaire !

Bonjour à tous, chers lecteurs !

Le plaisir de lire fête, cette semaine, sa première année d’existence !!

Joyeux anniversaire !!

premieranniversaire

Pour fêter ça, faisons un petit bilan.

Le plaisir de lire, c’est aujourd’hui 7 rédacteurs. Certains à temps partiel, d’autres à temps plein.

C’est également 65 articles, dispatchés en plusieurs catégories :

  • 56 critiques publiées

  • 5 « Le mot de l’auteur » publiés

  • 2 « Concours »

  • 1 « On y était ! »

  • 1 « Envie de … »

Parmi les 56 critiques publiées :

  • 20 ont été faites par Sideara

  • 17 par Amaesis

  • 5 par Ysyhteha

  • 5 par Hycar

  • 3 par Shynis

  • 3 par Jeroeth

  • 3 par Kouti

Vous aurez évidemment reconnus les rédacteurs à temps plein et ceux occasionnels.

Les genres littéraires les plus développés sur le site sont les Thriller/Pollar avec 14 titres et la Fantasy avec 11 titres.

La moyenne des notes données par l’ensemble de l’équipe, sur les 56 critiques, est de 3,87 ! Ça prouve que nous choisissons dans l’ensemble bien nos achats et que nous sommes donc rarement très déçus de nos PàL !

Par ailleurs, 22 livres sont notés comme « coup de cœur », ce qui représente tout de même 39% des critiques !

Aujourd’hui, c’est plus de 7 000 visiteurs qui ont été comptabilisées sur le site en un an et ont laissé 98 commentaires. Le record de visiteurs en une seule journée est de 115, et faisait suite à la publication de la critique sur « La horde de contrevent » d’Alain Damasio, véritable phénomène littéraire.

Notre page Facebook est suivie par263 personnes, et notre Twitter (quelque peu à la traîne, on compte sur vous pour le faire grimper !) par 94 abonnés !

De plus en plus d’auteurs nous contactent pour que nous lisions leurs œuvres et que nous en publions la critique. En tout, c’est déjà une petite dizaine d’auteurs avec qui nous sommes ou avons été en contact. C’est peut-être ce qui nous ravit le plus, car ce contact avec les auteurs est vraiment très intéressant pour nous, passionnés de lecture.

Venons-en à un petit top 10 des articles les plus consultés sur notre site.

10 – « Michel et les transporteurs d’âmes » de Bernard Saada, par Ysyhteha – 80 visites

9 – « Maus » d’Art Spiegelman, par Hycar – 81 visites

8 – « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury, par Shynis – 93 visites

7 – Le mot de l’auteur : Bernard Saada, par toute l’équipe – 95 visites

6 – « 22/11/63 » de Stephen King, par Amaesis – 96 visites

5 – « Chagrin d’école » de Daniel Pennac, par Hycar – 98 visites

4 – « Le mystère Fulcanelli » d’Henri Loevenbruck, par Amaesis – 99 visites

3 – « Les chroniques du Nécromancien – Tome 1 : L’Invocateur » de Gail Z. Martin, par Sideara – 102 visites

2 – Le mot de l’auteur : Henri Loevenbruck, par toute l’équipe – 127 visites

1 – « Okko » de Hub, par Hycar – 381 visites

Le premier nous surprend beaucoup, notamment vu l’écart avec les autres, mais nous en sommes évidemment très contents !

Nous avons une petite pensée pour nos amis Suzanne Lène et Simon Sanahujas, qui ne sont vraiment pas loin derrière avec entre 70 et 80 visites sur chacun des articles leur étant dédiés.

Nous avons à peu près le tour des choses que nous voulions vous dévoiler. Nous espérons que vous serez tout aussi nombreux, cette année, à nous suivre, et que l’aventure continuera encore longtemps, voire même, prendra de l’ampleur.

Nous vous remercions tous, chers lecteurs, d’avoir visité notre site et de continuer à le visiter. Et bien sûr, nous remercions particulièrement tous les auteurs qui nous contactent, qui nous envoient leurs œuvres, ou qui acceptent de participer à notre chronique « Le mot de l’auteur » car c’est vraiment un rêve qui se réalise presque pour nous, de pouvoir discuter avec vous.

Pour donner un exemple (pardon d’avance Ama !), notre chère Amaesis à pleuré au téléphone lorsque je lui ai annoncé qu’Henri Loevenbruck en personne avait commenté la critique qu’elle avait faite. Et je ne vous raconte même pas sa réaction quand il a accepté sa demande d’interview ah ah !

Bref, merci énormément à tous, et c’est reparti pour une nouvelle année !

Le Mot de l’Auteur : John Ethan PY

Cette fois-ci, c’est un auteur que j’ai rencontré aux Imaginales 2016 et avec qui j’ai par la suite échangé quelques mails qui a accepté de nous accorder du temps pour un mot de l’Auteur !

Bonjour John Ethan PY et merci d’avoir accepté de participer à notre « Mot de l’Auteur » !

Bonjour Marie et un grand MERCI pour le temps que vous avez pris pour la lecture du roman et du temps que vous avez passé à rédiger ces questions.

Au cours de mes recherches préalables pour rédiger cet entretien, je me suis heurtée à un obstacle de taille : je n’ai presque rien trouvé à votre sujet sur internet (même sur le site des Editions de l’Homme sans Nom, votre maison d’éditions, où votre biographie tient en à peine trois lignes). Est-ce une volonté de votre part ? Pourquoi ?

Votre remarque est intéressante, et elle me travaille. La question que je me pose est : « que voudrait-on trouver spécialement, quelles informations ? » De fait avoir des renseignements sur ce point pourrait me guider dans une réponse précise. S’il s’agit d’avoir un facebook pour permettre aux lecteurs de me suivre, je me pose encore la question et je n’ai pas de réponse.

Ne craignez-vous pas que cela instaure une distance avec votre lectorat, qui ne peut pas suivre vos actualités via les réseaux sociaux ?

C’est possible oui. J’y réfléchis. Le fait que vous me le signaliez me fait dire que ce serait pas mal de m’y investir, mais cela nécessite apparemment du temps, et j’en possède très peu pour cet aspect.

Toujours sur le site de votre maison d’éditions, j’ai pu constater que dans vos rares apparitions, vous portiez un masque (cf. votre photo de profil et l’ITW vidéo disponible sur le site internet de votre deuxième roman, dont on reparlera plus tard). Pourquoi cette volonté de ne pas montrer votre visage ?

Je me suis formé avec des groupes comme Daft Punk, Slipknot et je trouvais l’idée d’un romancier masqué était intéressante en tout cas pour un temps. Cela crée un personnage qui permet d’être à distance avec son texte. Une sorte de double, dont mon identité quotidienne n’a pas à pâtir. Au lancement de Chesstomb, je trouvai aussi que le faire comme une sorte d’évènement, de « performance » entrait en résonance avec le texte lui-même et ce dont il est constitué. Un écho donc, une cohérence aussi. Si vous avez lu Chesstomb, vous savez de quoi je veux parler… et si vous le lisez, vous verrez quel lien cela entretien avec le texte. En dédicace cela permet de créer une saveur supplémentaire pour le lecteur, une mise en scène à laquelle peu de romanciers se livrent.

On peut également apprendre sur votre biographie que vous avez travaillé dans l’immobilier et dans le journalisme avant de vous consacrer au métier d’écrivain. D’où vous est venue cette envie d’écrire ? Comment s’est faite pour vous la transition entre ces métiers ?

Ecrire est un projet existentiel chez moi. Je ne lisais pas étant enfant et encore moins en début d’adolescence au grand dam de ma mère. Et puis un jour, lors d’une de mes visite à la bibliothèque municipale pour y prendre des bédés, je croise la couverture d’un roman : Simetierre de S. King. Je l’emprunte, le lis, et là c’est comme un choc. Je suis passé de zéro lectures à la détermination de devenir romancier. Donc je me suis mis à lire. Beaucoup. Et à écrire. Je devais avoir 14 ans, j’étais en 4eme. Mon premier roman Le Songe d’Adam est un hommage à Simetierre et une sorte de dialogue avec ce texte. Je ne peux pas dire grand chose de la transition. Je me questionne sur le journalisme et j’aime toujours l’immobilier, j’y reviendrai peut-être.

chesstomb

 

Chesstomb est votre deuxième roman, mais le premier publié sous le nom de John Ethan PY (on y reviendra plus tard). Il a pour thème le journalisme. Pourquoi ce thème en particulier ?

Je ne suis pas certain que Chesstomb ait pour thème le journalisme. Il met en scène un journaliste oui et des textes à caractère journalistique, on peut se mettre d’accord sur ce point, mais… Mais Chesstomb est un roman qui joue sur les apparence, les faux semblants, les illusions, avant tout. Pour les lecteurs attentifs on verra une dédicace « baroque » au Baroque, thème qui pourrait caractériser tout le roman. Ce n’est pas un hasard. Lisez et vous verrez…

Aux Imaginales, lors de notre rencontre, j’hésitais entre Chesstomb et Le Miroir de Peter, et bien que je n’ai pas été déçue de mon choix, loin de là, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un tour sur le site internet de Chesstomb (http://www.chesstomb.weebly.com). Arrivée là, j’avoue avoir eu quelques instants de flottement à me demander quelle était la part de réel dans tout cela, ce qui m’a intriguée au plus haut point. Pourquoi cette volonté de désorienter le lecteur ?

C’était le but recherché. La saveur que l’on a à être (littérairement) désorienté et à désorienter le lecteur se joue dans l’explosion finale lorsque le dénouement arrive. C’est une saveur délicieuse, que j’adore. Il y a une phrase qui m’a beaucoup marqué lorsque j’ai vu le film le Prestige de C. Nolan, et adapté d’un roman de C. Priest (auquel Chesstomb est dédié et dont on trouvera une référence dans le texte). Une voix parle des trois temps du prestige et termine en disant : « vous allez être mystifié. » Et je l’ai été durant le film et ensuite en lisant le roman. C’est ce que j’ai voulu faire avec Chesstomb : mystifier le lecteur. On retrouvera dans Chesstomb, dans les paroles de Lovecraft une réflexion de ce type. Quel est le pouvoir du romancier, que peut-il faire vivre à son lecteur ? C’est pour cela que j’écris : faire vivre quelque chose d’intense aux lecteurs et donner au texte dans son dénouement une saveur inattendue, une explosion en bouche que l’on a pas senti venir.

Votre troisième roman, dont j’ai fait la critique récemment, fourmille de références cinématographiques, musicales et tirées de grands classiques de la littérature. Pourquoi avoir choisi ceux-là en particulier (hormis Alice qui est un grand classique du thème de la psychologie) ?

Steven King dit dans son texte Ecriture : « écrivez ce que vous aimez, et ce que vous connaissez, et qui vous obsède, ce qui vous rend infatigable. » J’ai suivi son conseil. J’adore le cinéma et la musique et certains films en particulier qui exercent une sorte d’emprise, de fascination sur moi. Si vous songez dans votre question, et si je la comprends bien, au : « film-dont-on-ne-donne-pas-le-titre », c’était un pari (comme souvent quand j’écris.) Si vous l’avez vu et que vous devinez, c’est banco pour vous et pour la scène décrite, sinon, c’est tant pis pour moi… J’étais très excité à l’idée créer un lien entre deux œuvres, l’une littéraire et l’une de cinéma sur deux types que j’affectionne particulièrement. Enfin choisir 2001 l’odyssée de l’espace, n’était bien sûr pas un hasard et normalement ce choix trouve son explication dans le roman, une explication à plusieurs niveaux étant donnée au dénouement final. Je me suis nourri au cinéma très jeune. Mes parent, des cinéphiles, m’y ont initié. J’ai tracé mon sillon ensuite en affectionnant, en plus des classiques, le ciné fantastique et d’épouvante.

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Au cours de nos échanges, vous m’avez dit que votre premier livre, Le Songe d’Adam, a été publié sous un autre nom. Pourquoi avoir changé de nom après votre premier roman pour publier ?

Et bien c’est un peu comme ce que dit G. Mothershield dans le Miroir : « une fois que l’égo est satisfait de voir son nom sur un bouquin, on peut passer à autre chose. » C’était un risque: celui de perdre les lecteurs. Mais le Songe est réédité, et cette fois sous mon nom de plume John Ethan Py. Les anciens sous mon autre nom sont donc des collectors, avis aux amateurs.

Dans mes souvenirs des Imaginales, vous m’aviez également dit être professeur. Ces deux activités, prof et écrivain, se combinent-elle facilement, ou avez-vous du mal à concilier les deux ?

Pas de difficultés pour moi. L’idée est de rester discret et de séparer les deux mondes d’où un certain changement que vous avez souligné, pseudo, biographie… Aspect, masque…

Au cours de nos échanges par mail, vous avez comparé Le Miroir de Peter à certains écrits de CHATTAM (comparaison que je m’étais déjà faite en lisant votre roman). Est-ce un auteur qui vous influence ? Si oui, pourquoi ? Quels sont les auteurs qui influencent votre travail ?

Je n’ai rien lu en entier de Chattam, j’ai survolé ses textes. Et il décrit des passages parfois très violents, très loin, je pense, de ce que l’on va trouver dans le Miroir. Donc je ne peux pas dire qu’il m’influence.

L’auteur majeur qui m’influence dans le domaine du roman fantastique reste S. King, encore et toujours. Il y a aussi Graham Masterton. J’apprécie aussi beaucoup le travail de T. Roszak, mais dans un style plus feutré. En fonction de ce que j’écris j’ai des influences différentes. Elles seront autres quand je rédige un texte sur la pédagogie et l’éducation.

Pour finir, quelques questions plus générales : Pouvez-vous nous parler de votre expérience aux Imaginales cette année ?

Oui je peux vous en parler. Les Imaginales sont un moment que j’apprécie particulièrement dans l’année. Épuisant niveau énergie, mais très agréable. J’aime revenir à Épinal, retrouver cette belle atmosphère de fête, de familles en balade et de lecteurs curieux, d’auteurs en dédicaces. Revoir les lecteurs et échanger avec eux. Cette année a été un régal.

Comment travaillez-vous pour écrire vos livres ? Combien de temps en moyenne passez-vous pour chacun d’entre eux ?

La méthode de travail évolue à chaque roman, ainsi que le temps que j’y passe. Disons qu’intellectuellement j’y travaille constamment. Ecrire un livre dans mon cas, c’est à la fois passer du temps à ne rien faire, mais à y réfléchir et se raconter l’histoire et ses variante mais mentalement. Puis à lire des romans d’autres auteurs… Se nourrir donc. Puis à faire des recherches spécifiques selon ce que je souhaite raconter ou selon à quoi je souhaite faire référence (donc lire des biographies, des textes scientifiques au besoin, remettre à jour des connaissances pour rester précis.) Enfin, c’est du temps vie passé seul devant son clavier et à taper pendant que le monde, lui, fait autre chose.

Quel rapport entretenez-vous avec la critique en général ? Et avec votre lectorat ?

Je suis très reconnaissant du temps d’existence que les lecteurs passent à me lire et à écrire une chronique. Dès que je peux, je rentre en contact avec la personne pour lui témoigner cette reconnaissance souvent à sa grande surprise, car elle ne s’attend pas à recevoir un message lui étant adressé personnellement surtout si nous ne nous sommes pas croisés sur un salon.

Je suis aussi conscient que certains chroniqueurs ont parfois un nombre considérable de lectures à faire, ce qui peut rendre le travail de lecture attentif plus compliqué surtout si le texte est un peu plus exigeant que d’habitude. Et parfois certaines chroniques s’en ressentent car je crains hélas que le lecteur n’ai pas été au bout du texte.

Ce qui est le cas de Chesstomb en particulier, qui réserve toutes ces surprises et subtilités dans les 20 dernières pages. Si elles sont survolées, tout le travail de construction et d’intertexte, passe à la trappe. D’une manière générale j’aime échanger avec les lecteurs et je fais de mon mieux pour répondre aux mails.

Quelle est votre actualité ? Avez-vous des réseaux sociaux sur lesquels on peut vous suivre ?

Trois romans à mon actif : le Songe d’Adam, Chesstomb et le Miroir de Peter qui vient de paraître en Juin. Pour les réseaux sociaux : plutôt aller du côté de Linked In et sur la maison d’édition de l’Homme sans Nom. Je réfléchis encore à un Facebook. Si vous avez des idées à me soumettre ou des conseils, je suis preneur ! Si vous me répondez que c’est indispensable, je pense que je saurai vous entendre…

Merci encore de votre disponibilité, on arrive à la fin de cet entretien. Je vous laisse le mot de la fin !

Merci Marie pour le temps que vous m’avez consacré. Le dernier mot (les derniers mots…) : Lisez chers amis lisez, lisez pour vous divertir, lisez pour vous instruire, lisez pour grandir et apprendre. Ne cessez jamais de lire : les réponses à vos questions se trouvent dans les livres.

 

Envie de … Araknea !

 

« Quand l’Enchâsse de Feu d’Adrion est dérobée, il ne fait aucun doute
pour les Seigneurs Skorpios, que Friss, la Forteresse-Sentinelle du Nord,
est à l’origine de ce sacrilège.

Isis et Mentor, voyageurs et mercenaires, se retrouvent
alors plongés au cœur d’une quête qui les entraîne vers l’indicible.

Isis aura-t-elle assez de courage et de volonté pour sauver sa vie,
celle de ses proches, et pour, peut-être, préserver l’humanité de ces phages
qui dévorent son monde ? »

Araknea fait partie de ces nombreux livres, écrits par de jeunes (ou nouveaux) auteurs, qui me donnent envie en ce moment ! Même si la quatrième de couverture est assez brève, et que l’histoire ne semble pas vraiment révolutionner le genre de la fantasy, je suis obligé d’avouer que beaucoup d’éléments me font de l’œil !

Sous couvert d’une magnifique couverture, à mon goût, les extraits que j’ai pu lire, notamment du début du roman, sont prometteurs ! Ce qui ressort des quelques pages que j’ai lu, c’est un univers original et bien intégré au récit ! Certains éléments, lus dans des commentaires de lecteurs et que je ne préfère ne pas dévoiler ici par peur du spoil, viennent également confirmer que l’univers proposé par Jean Kaczmarek contient vraiment des idées originales et osées !

Dans ces extraits, lus sur les sites de vente, les nombreux dialogues présents sont également fournis et maîtrisés, alors que je les trouve souvent bancals quand on fait ses premiers pas.

Les commentaires des lecteurs trouvés ça et là démontrent aussi un réel engouement pour ce premier tome d’Araknea, et tous semblent apprécier le rythme effréné de l’intrigue, les combats intenses et un récit rapide et sans superflu.

 

Araknea est donc en tête de ma liste d’achat, et nul doute que je vous en reparlerai prochainement dans une critique !

 

Araknea

Araknea vous ferait-il de l’œil à vous aussi maintenant ? A vous de me le dire !