Jusqu’au bout du monde – Gaëlle Charrier-Bretagne

Autres Coups de coeurs

jusqu'au bout du monde gaelle charrier bretagne« Jusqu’au bout du monde » est un livre de l’auteure Vendéenne Gaëlle Charrier-Bretagne, publié d’abord en numérique en 2014, et édité en format papier à l’été 2017. C’est à cette occasion que j’ai rencontré l’auteure, au hasard d’un salon du livre. Le livre m’a intrigué, et j’ai beaucoup échangé avec Gaëlle avant de l’acheter, motivé aussi par la gentillesse de l’auteure.

Quatrième de couverture

« Lorsque la compagne d’Aron est victime d’un accident à Paris, il appelle immédiatement « Papou », son beau-père, et tous deux se précipitent au chevet de leur protégée.
Jour après jour, d’espoir en découragement, ils affrontent ensemble les aléas de son état de santé, aidés en cela par une infirmière dévouée.

Au même instant, parce qu’elle est sans nouvelles de son fils depuis des semaines et son angoisse devenue littéralement insupportable, Karen s’envole quitte Paris. Elle s’envole pour Madagascar. Là-bas, elle s’enfonce dans les forêts primaires et parcourt les terres oubliées, accompagnée d’Honoré, un guide malgache étrange, un peu sorcier, un peu ange-gardien, mais surtout malin comme un singe quand il s’agit d’échapper aux trafiquants qui les poursuivent.

Et c’est « au bout du monde », entre jungle et Océan Indien, que Karen rejoint son fils. Mais c’est aussi là qu’elle apprend l’histoire d’Aron et le drame qui le frappe.
Aura-t-elle le pouvoir de l’aider à survivre au pire afin de gagner le meilleur ?« 

Critique

« Jusqu’au bout du monde » nous entraine dans un long voyage, mais avant cela, nous présente aussi une petite poignée de personnages. Commençons par là.

D’abord Karen et Paul, mère et fils. Paul est un jeune adulte, passionné par le monde en général, souhaitant découvrir toutes ses richesses à la source, sans se contenter de ce que la télé ou la presse dans sa globalité peuvent choisir de lui montrer. Il a l’âme d’un explorateur, et nul doute qu’il aurait presque aimé vivre quelques siècles plus tôt, afin d’être le premier à découvrir certaines choses.
Karen est veuve, et du coup assez protectrice envers son seul et unique fils. Mais, malgré ça, elle laissera son fils partir à Madagascar, pour trois mois.

Dès le départ, on sent que les personnages sont déjà très travaillés, mais surtout très humains. C’est une notion que je répète beaucoup dans mes critiques, mais qui est essentielle, selon moi, à l’empathie et au réalisme d’un récit.

Ensuite nous sommes présentés à Aron, qui apprend l’accident de sa femme désormais dans le coma, et de son beau-père, « Papou« . Là encore, c’est l’humain qui prime. Le récit nous fait suivre parallèlement les deux histoires, et l’émotion sera présente à chaque scène à l’hôpital. J’avoue sans honte que les larmes me sont montées aux yeux plusieurs fois devant la détresse d’Aron et Papou.
Je ne suis pas expert en hôpitaux, mais le long passé d’infirmière de l’auteure a aussi forcément joué dans le réalisme, l’ambiance, et les émotions qui se dégagent de ces scènes.

Karen s’en va finalement pour Madagascar, essayer de retrouver son fils. A partir de là, c’est une aventure extraordinaire qui nous est contée. C’est un pays que je ne connais pas du tout, mais, encore une fois, l’auteure semble réellement savoir de quoi elle parle. Plus qu’un livre, j’ai eu l’impression de regarder un documentaire grandeur nature sur ce vaste pays. La vie des Malgaches, la faune, la flore, les villes, tout y passe, et tout y est merveilleux.

La plume de l’auteure va en général à l’essentiel, mais n’hésite vraiment pas à se perdre dans des descriptions généreuses et fourmillant de détails, et j’adore ça ! Le descriptif est quelque chose de plus en plus critiqué aujourd’hui, les lecteurs préférant tout avoir rapidement, mais moi j’aime ça et j’en redemande presque !
Pour ne pas faire fuir les lecteurs, il ne s’agit pas non plus de pages et de pages entières de descriptions. C’est ici parfaitement dosé, et je suis sûr que ça ravira même ceux qui n’aiment pas trop ça.

Madagascar est un pays pauvre, même si l’ile possède de nombreuses richesses dont la population est privée. Dans tout le récit, on sent une réelle empathie de l’auteure pour ce pays, qui fait plaisir à lire. Les côtés négatifs ne sont pas évités, mais le livre transpire l’amour pour cette île. Un amour qui nous tombe dessus, magnifiquement, et m’a donné envie d’en savoir plus, d’en découvrir plus. L’histoire m’a fait voyager comme je ne l’ai que très rarement fait !

J’admets que la fin, bien que finalement prévisible, a été une vraie surprise pour moi. De nombreux signes donnent de précieux indices au lecteur, mais, moi, tellement pris dans cette histoire, je ne les ai vus qu’après coup. Prévisible pour un lecteur attentif, un peu « classique » aussi, cette fin pourrait décevoir une certaine partie du lectorat. Et, j’avoue moi-même que, dans d’autres cas, j’ai été très déçu par ce genre de fin.
Ça n’a pas été le cas ici pour ma part. Déjà car, comme je l’ai dit, je n’ai pas vu les signes avant-coureurs, mais aussi parce que tout a été magnifiquement orchestré par l’auteure.

« Jusqu’au bout du monde » est un voyage, une découverte, une quête initiatique non seulement pour Karen, mais aussi pour le lecteur. Un récit bourré d’émotion et de découvertes, un hymne à l’amour pour un pays trop méconnu.
Je l’ai lu en l’espace de deux soirs, et, lorsque je l’ai terminé, je n’ai pas pu résister de prendre la petite carte de l’auteure glissée dans le livre lors de l’achat, et de lui envoyer un mail pour la remercier. Je vais le faire à nouveau, tant ce livre est un immense coup de cœur.
Merci, Gaëlle Charrier-Bretagne, pour ce voyage !

Les plus et les moins

Les Plus

– Les personnages humainement parfaits
– Toute la partie « hôpital« , qui m’a ému aux larmes
– Toute la partie « Madagascar »
– Un voyage sublime, dépaysant
– L’amour qui se dégage du récit
– Une partie descriptive très bien dosée

Les Moins

Plume-05

Conclusion

Y a t-il quelque chose à rajouter après avoir dit que c’était un immense coup de coeur et remercié publiquement l’auteure ?

Sideara
Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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