La Louve et la Croix – S.A. SWANN

Coups de coeurs Fantastique Romance

La Louve et la croix est un roman fantastique écrit par S. Andrew SWANN, paru aux Etats-Unis en 2009 et traduit en français l’année suivante par les éditions Bragelonne.

Quatrième de couverture

« An de grâce 1221
Au coeur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre de l’Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons.
Grâce à lui, l’Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens.
Or l’un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même.
Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime… »

Histoire

Ce roman, qui nous plonge dans une ambiance moyenâgeuse, va nous permettre de suivre les aventures de Lilly, mystérieuse jeune femme, présentée comme un monstre, et d’Udolf, jeune homme manchot adopté par des paysans dans son enfance suite au massacre de ses parents quand il était jeune. Tout semble pousser les destins des deux jeunes gens à s’entremêler inextricablement…

Critique

« C’est un beau roman. » fut ma première pensée en fermant les pages de ce livre. Un ami passionné d’histoire me l’a prêté, un jour où je ne savais plus quoi lire. Un livre qui parle de loups-garous et de Templiers : ça ne peut que me plaire ! En effet, je n’ai pas été déçue.

Excellemment réaliste, je me suis attachée à tous les personnages (même à Erhard, et je n’ai pas pu m’empêcher parfois de comprendre ses actions même si moralement elles restent discutables. En effet, l’auteur sait nous faire passer avec finesse toutes les pensées des personnages. Et « Quand on t’a élevé de cette manière, que tu n’as connu que cette façon de faire et qu’on ne t’a jamais laissé la possibilité de réfléchir par toi même », on peut comprendre parfois ce que moralement on réprouve si justement on sait nous même réfléchir.

Les personnages sont d’une justesse touchante : on ne verse pas dans les clichés du genre habituels (le chevalier sans peur, la femme en détresse, le fermier bas de plafond). Chaque personnage a plusieurs facettes de personnalité, qui sont exploitées finement dans chacune des pages du livre. Ainsi, le chevalier ressent des doutes, de la culpabilité parfois et même de la crainte (envers une créature surnaturelle comme envers ses supérieurs) ; la femme en détresse a beau être touchante de fragilité et ingénue la plupart du temps, elle peut également arracher la tête de ses ennemis à mains nues et le fermier bas de plafond ne l’est pas tant que ça : il a su trouver tout au long de sa vie des moyens de compenser le fait qu’il a perdu un bras dans son enfance pour continuer quand même le travail à la ferme tout en gardant un humanisme et une générosité sans nom.

L’histoire est dosée habilement : les batailles et les scènes plus calmes s’enchainent sans créer de temps mort, le suspense est présent tout au long du livre et nous fait battre le coeur à plusieurs reprises. Habituée du genre, je me targue en général de deviner la fin du livre avant de la lire, mais pas cette fois-ci. Enfin, pas totalement. Certaines ficelles sont grosses comme les câbles du pont de San Francisco (l’histoire « d’amour » principalement et les réactions des personnages face à cela), mais peut-être suis-je justement trop désabusée ? Quoi qu’il en soit, quelques cliffhanger sont savamment placés au cours de l’histoire pour qu’on ne s’ennuie pas à la lecture et qu’on ne devine jamais vraiment la fin. Bien sûr, si on est attentif il nous sera possible de deviner certains éléments du tableau final, mais jamais sa totalité.

Question émotions, je me suis surprise à avoir le coeur serré parfois, à me sentir révoltée à d’autres moments : l’auteur sait nous faire ressentir ce qu’il a besoin qu’on ressente pour faire avancer l’histoire. Cela fait plusieurs de mes critiques où vous pouvez lire « à ne pas mettre entre toutes les mains », et ça va être encore le cas, mais pas pour les raisons habituelles. En effet, cette fois-ci, c’est pour les détails de certains passages (qui ne poussent pour une fois pas vers le gore comme dans la plupart de mes lectures) qui décrivent des scènes de violence avec une justesse et une grâce terrible que je le déconseille pour les plus jeunes.  Sipar contre vous êtes un peu plus averti, que vous êtes passionné d’histoire ou de ce genre de littérature, foncez ! Très bien écrit, ce roman vous fera voyager dans une époque qui fascine nos auteurs.

Les plus et les moins

Les Plus

– Le rythme du récit

– Les personnages, toujours d’une justesse émouvante

– La partie « historique », très réaliste et à mon humble avis très bien documentée

– L’histoire en elle-même et la façon dont elle est racontée

– Les cliffhanger dissimulés tout au long du récit qui rythment la lecture

Les Moins

Pour une fois, je n’ai aucune idée de quoi inscrire ici…

Conclusion

En conclusion, c’est un très bon livre, que j’ai dévoré en une journée. Divertissant et rythmé, je le conseille vivement aux amateurs du genre !

Amaesis
Etudiante en orthophonie de 24 ans, Amaesis est tombée dans la marmite littéraire étant petite. C'est sa mère, fervente lectrice, qui lui a donné sa première dose. Tout s'est ensuite très vite enchaîné, et elle a commencé à échanger des livres avec son cousin et son frère, se découvrant une passion dévorante pour les thrillers, policiers et autres fantasy, fantastique et SF. C'est à l'adolescence et avec l'argent de poche qu'elle va découvrir à quel point les rayons livre sont très dangereux où qu'elle aille : même lorsqu'elle a une liste précise de livres en tête, ou qu'elle ne doit en acheter qu'un, elle ressort très souvent de là avec plus que ce qu'elle ne devait prendre... Au grand dam de son banquier (merci le banquier) ! Aujourd'hui, sa chambre d'enfant est remplie de livres (il y a même des piles par terre!), et elle n'a plus de place dans son appartement d'étudiante non plus (si quelqu'un vend une bibliothèque qui prend pas trop de place...), donc elle est très souvent obligée de se rabattre sur des emprunts à sa B.U. pour assouvir son besoin de lecture. Pour conclure, on avait décidé d'essayer de vous faire une petite liste de nos cinq livres préférés, afin de vous donner une petite idée de ce qu'on lit habituellement, mais ça s'est avéré impossible pour moi... Je vais donc vous proposer, comme ça, en vrac, quelques noms d'auteurs que j'apprécie tout particulièrement : - Henri Loevenbruck - Stephen King - Laurell K. Hamilton - Franck Thilliez - Mira Grant - John Ethan PY

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