La Trilogie des Magisters – Tome 1 : Festin d’Âmes – Celia S. Friedman

Coups de coeurs Fantasy

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Ce premier tome de la Trilogie des Magisters est paru en 2009. Je l’ai acheté dès sa sortie, à l’époque, attiré tant par la couverture que par le résumé présent sur le livre.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« La magie a un prix : la vie ! Tel est le scandaleux secret des Magisters, qui puisent au hasard dans cette flamme qui brûle en chacun de nous afin d’alimenter leurs sortilèges. Quand le haut roi ordonne à ces sorciers immortels et solitaires de s’unir pour sauver son fils atteint d’une mystérieuse maladie, ce secret est bien près d’être révélé. Car l’agonie du prince prouve que l’un d’eux, quelque part, consume son âme !
Tandis que les Magisters traquent le coupable, quelqu’un d’autre se prépare à faire trembler leur confrérie.
Prostituée par sa mère quand elle était enfant, Kamala a appris à la dure les pires leçons que la vie peut dispenser. À présent, sa crinière rousse et ses yeux aux reflets de diamant sont le symbole de sa force et de sa fierté. Résolue à vivre selon ses propres règles, coûte que coûte, Kamala est devenue un être impitoyable, modelé par la misère et la cruauté humaine. Avec l’aide d’un vieil ermite, elle entend être la première femme à maîtriser la sorcellerie. Mais quel prix devra-t-elle payer – et faire payer au monde ? »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Le prologue concerne une vieille magicienne, malade et proche du terme de sa vie, qu’une mère vient chercher pour diagnostiquer le mal qui ronge son nourrisson. Sachant sa propre fin arriver, la magicienne va utiliser ses dernières forces pour le découvrir, mais va mourir avant de pouvoir le dévoiler à la mère. L’univers nous présente sa première règle : la magie a un prix.

Nous sommes ensuite présentés à Colivar, le magister du roi de la lointaine contrée d’Anshasa, alors qu’il rejoint une réunion organisée par Ramirus, magister du roi Danton, seigneur du Haut-Royaume. Il y rencontre là nombre de ses confrères – très inhabituel pour eux – et tous venant de contrées lointaines alors que Ramirus lui explique qu’il est ici pour répondre à une menace contre l’existence même des Magisters. Piqué par la curiosité, Colivar va suivre son hôte jusqu’aux appartement d’Andovan, troisième fils du roi Danton. Celui-ci, bien que jeune, semble fatigué et souffrant, et Colivar va jouer le jeu, répondant aux demandes de Ramirus, d’essayer de trouver la maladie qui frappe le fils de son ennemi.
S’éloignant à l’abri des oreilles du prince, Colivar annonce à Ramirus la même chose que tous ses confrères avant lui : Andovan souffre de la langueur, il est devenu un « consort« , le puits de vitalité dont se sert un Magister pour utiliser son pouvoir. Deuxième et troisième règles : si les magiciens classiques utilisent leur propre énergie appelée Feu de l’âme, les Magisters utilisent l’énergie d’un être humain au hasard, jusqu’à ce que celui-ci meurt et qu’un autre consort au hasard le remplace.

Vient le tour de Kamala, la jolie demoiselle dont parle la quatrième de couverture, qui se présente à Ethanus, Magister à la retraite, afin qu’il lui fasse passer les différents rites pour devenir une Magister. Seulement, aucune femme n’a jamais réussi à le devenir, et ne le réussira jamais, prétendent-ils eux-mêmes. Quand bien même, Kamala est bien décidée à mourir en essayant plutôt que renoncer, et réussit à convaincre Ethanus.

Enfin, nous faisons la connaissance de la Reine Siderea Aminestas, magicienne et régente de l’État Libre de Sankara. Minuscule royaume entouré des grandes puissances du monde (dont le Haut-Royaume de Danton et Andovan), il ne doit sa sécurité que grâce aux actions de Siderea. En effet, la Reine a tissé un vrai réseau d’informations entre Magisters, et une majorité d’entre-eux passe régulièrement à Sankara pour profiter de ses avantages. Siderea sait pertinemment qu’elle ne contrôle pas les Magisters, et c’est ce qu’ils apprécient. En retour, eux-mêmes lui rendent un léger service : utiliser leur magie illimitée, contrairement à celle de la Reine, afin d’effacer les traces de vieillesse sur son visage.

Aidé par le Magister Colivar, le prince Andovan va tenter en secret de retrouver le Magister qui l’a prit pour consort. Kamala va bien entendu devenir Magister dans les tous premiers chapitres, et essayer de trouver sa place parmi cette confrérie masculine. Ramirus, lui, va tout faire pour essayer de sauver sa place si confortable auprès du roi Danton, et la Reine Siderea va découvrir une vérité à laquelle nulle mortelle n’échappe, et qui va lui faire changer sa vision du monde, et chambouler l’équilibre du monde.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

C’est très difficile pour moi de parler de ce roman, et de la trilogie en général, et cette critique est en cours de rédaction depuis des mois. D’une part parce qu’elle est vraiment complète voire complexe. Il y a de nombreux personnages, de nombreuses intrigues (dont une grosse que je n’ai pas cité dans Histoire), et de nombreux embranchements.
Deuxièmement, car j’adore cette trilogie. Pas comme on dirait « j’adore les pâtes carbo« , mais plutôt comme on dirait « je t’adore » à la personne qu’on aime vraiment. Peu de livres ont eu un tel impact sur ma vie. Tout comme il y a eu un avant et un après Le Seigneur des Anneaux, Le Monde de Narnia ou Les Thanatonautes, il y a eu un avant et un après Festin d’âmes. Et pour preuve, il y a un paquet d’années maintenant, j’ai changé mon pseudo habituel pour le transformer en Sideara Aminestas (plus facile à dire que Siderea), quand bien même le nom vient d’un personnage féminin, et tous mes camarades rédacteurs, rencontrés grâce à la magie d’Internet, m’ont connus très longtemps sous le nom de Sideara avant de me connaître sous mon vrai prénom.

La plume de l’auteur est vraiment bien, fluide et simple, et la lecture de la trilogie n’aura de complexe que le fond et non la forme. L’univers, point central d’un livre de Fantasy, est posé dès le départ avec le prologue, et son ancrage se poursuit tout du long. En complément de tous les points cités dans la partie Histoire, le récit, et notamment dans les tomes suivants, est riche en background, et l’auteur ne nous sert pas seulement une histoire présente, mais également un univers passé.

La magie, au cœur des intrigues, est vraiment intéressante car elle survole tous les types de magie. Et la différence entre magiciens et Magisters est grande, et donnera lieu à des scènes absolument jouissives. Le concept même des Magisters et des consorts, alors que je découvrais la quatrième de couverture dans un coin de ma librairie habituelle, m’a tout de suite passionné. Nous sommes présentés à une confrérie immense, où tout le monde se déteste plus ou moins (au mieux y a t-il une entente cordiale entre deux membres), et où chacun possède une puissance démesurée, à hauteur du Feu de l’âme restant à son consort à l’instant T. L’univers est d’ailleurs plutôt sombre, entre la place des femmes dans la société qui se limite souvent à la prostitution ou le fait que les Magisters tuent souvent leur consorts afin d’en avoir un nouveau (qu’ils espèrent jeune et fort) avant d’assister à une réception ou un rendez-vous convenus avec d’autres confrères.
Bien sûr, tous les éléments ne se limitent pas à ces deux exemples, et, très honnêtement, je trouve le récit, les intrigues et l’univers en lui-même hors de tous clichés.

En ce qui concerne les personnages, il y en a qui m’ont marqués comme rarement (Siderea en tête de liste, évidemment), d’autres un peu moins. Le Magister Ramirus me déçoit quelque peu. On comprend qu’il cherche avant tout à préserver le confort d’être le Magister royal au sein du plus puissant royaume, mais il manque quand même un peu de caractère et de force pour être finalement vraiment crédible dans ce rôle. Andovan est très intéressant et très humain, tout comme Colivar, et leurs quêtes respectives, bien que se rejoignant, sont vraiment plaisantes à suivre. De plus, ce sont des personnages très intelligents, le premier par son instinct, l’autre par son savoir.
Siderea et Kamala, les deux seules femmes parmi tous ses personnages principaux, sont vraiment réussies. Ce sont deux opposés, tant dans le caractère, leur origine ou leur mode de vie, mais alors que l’une a souffert dès sa naissance, la deuxième va découvrir la douleur bien plus tard, et le retour de bâton n’en sera que plus amer. Leurs intrigues, et, pour ma part, surtout celle de Siderea, sont absolument savoureuses, ben que sombres et semées d’embuches.
Qu’importe les personnages, je n’ai eu absolument aucun mal à m’identifier à eux, à comprendre leurs problèmes et la façon qu’ils auront choisis pour les solutionner, quand bien même certains sombreront dans la folie ou presque.

Au final, et c’est ce que j’aime aussi dans ce premier tome, il n’y a pas vraiment de personnage ou d’intrigue principal, mais qu’il y a une multitude de choses à découvrir.

La multitude de personnages et des intrigues sert complètement le rythme du récit, qui est souvent haletant. Quelques passages sont également là pour laisser souffler le lecteur, ce qui représente de vrais moments de bonheur avant de repartir dans l’épique aventure !

Bref, que ce soit par son univers original et retranscrit à la perfection, ses intrigues multiples et savoureuses, ses personnages absolument géniaux et un paquet de scènes qui m’ont fait traverser toutes les émotions possibles, Festin d’Âmes est l’un de mes livres préférés. Chaque relecture est un vrai moment de plaisir, et tout comme pour Le Seigneur des Anneaux, chacune d’elle me fait découvrir encore de nouvelles choses. C’est à chaque fois une approche différente. J’aime ce livre.

Attention : certaines scènes peuvent choquer les plus jeunes ou les plus sensibles. Ça ne m’a personnellement pas gêné, aussi c’est juste de la prévention, mais quelques scènes violentes (trois de mémoire) peuvent vraiment heurter certaines personnes. Afin de vous laisser juge, l’une d’elle est une scène de viol, assez détaillée, sans être crue ou trash non plus ! D’ailleurs, des personnes sensibles à ce genre de choses n’ont pas été choqués plus que ça, mais je me devais de prévenir.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– Une très jolie couverture
– Un univers original, génial, et parfaitement intégré
– Un récit haletant, ne manquant pas de rythme
– Une multitude d’intrigues passionnantes
– Des personnages principaux nombreux, et la plupart géniaux
– Le concept même des Magisters
– C’est un immense plaisir de lire et de relire !

Les Moins

– Un ou deux personnages en-dessous des autres

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Je l’ai déjà dit plus haut : dans ma vie, il y a eu un avant et un après Festin d’Âmes. Merci Madame Friedman, sincèrement !

Moi c'est Fabien, 28 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

1 commentaire

  1. Ça donne envie !

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