Lazarus – Greg Rucka

Bandes-dessinées Coups de coeurs Dystopie Non classé Science-Fiction

Lazarus

Saga commencée en 2015, Lazarus est l’oeuvre de Greg Rucka, scénariste de comics à la fois chez Marvel et DC. Michael Lark, dessinateur dans le même domaine. Et Santi Arcas, illustrateur espagnol.

Quatrième de couverture

« Dans un futur proche et dystopique, le monde est à présent divisé non plus selon des frontières géographiques ou politiques, mais financières. La richesses, c’est le pouvoir, et ce pouvoir est à présent entre les mains d’une poignée de familles. Ceux qui leurs sont utiles sont choyés. Ils sont rares. Les autres sont du déchet. Dans chaque famille, une personne est élue pour subir un entrainement intensif et obtenir le meilleur de ce que l’argent et la technologie peuvent offrir. Cette personne est à la fois la main qui frappe et le bouclier qui protège. Cette personne est le représentant et le gardien de son clan, son … LAZARE. Dans la famille Carlyle, le Lazare s’appelle Forever, voici le début de son histoire … »

Critique

Vous voulez un chef d’œuvre de la science-fiction ? En voilà un !

Par où commencer … l’univers je suppose. Comme expliqué sur la quatrième de couverture, notre monde n’est plus divisé avec des frontières géopolitiques classiques: les nations n’existent plus. Maintenant ce sont une dizaine de familles hyper-puissantes qui gouvernent la planète. Chacune avec un territoire, des alliés et rivaux et sa spécialité. Certaines préfèrent l’industriel militaire, d’autres plus vers l’aérospatial ou encore la biologique et l’industrie pharmaceutique. Une dystopie parmi tant d’autres mais qui a un petit quelque chose en plus.

Nous suivons la famille Carlyle, contrôlant l’Ouest des États-Unis et du Canada, rivale avec son voisin direct Hock, de l’autre côté du Mississippi. Les Carlyle sont maîtres dans la technologie de pointe. Dans cette famille, la Lazare est nommée Forever, fille du chef de famille. Jeune, sexy, intelligente et mortelle c’est la femme fatale par excellence.

Et c’est là que cette saga réussi son premier coup de maître, son personnage principal. Forever est une héroïne presque parfaite (la perfection n’existant pas objectivement). Elle est intéressante, attachante et possède une histoire et un développement qui sont à la fois complexes, riches et fascinants. Et surtout sa personnalité colle parfaitement à ses graphiques, Santi Arcas la réalisant comme elle est censée être. Les émotions se libèrent sur son visage et dans ses mouvements, nul besoin de lire pour les connaitre. L’on lui notera juste une certaine naïveté parfois mignonne et innocente, souvent agaçante car ne collant pas au personnage.

Ensuite, c’est l’idée des Lazare (Lazarus en langue de Shakespeare) qui permet à cette dystopie de tirer son épingle du jeu. Véritables gardiens des familles, tous sont des combattants mais ils servent également de diplomates, de conseillers, de généraux et très souvent de gladiateurs, déterminant l’issu d’un litige afin par exemple d’éviter un conflit. Plus mineurs que Forever, il est quand même agréable de les voir interagir, notre héroïne s’identifiant plus à eux qu’à sa famille dans certains moments.*

L’histoire est classique, des conflits éclatent dans cette guerre froide du pouvoir. Mais la violence qui en sort est jouissive, voir les différents Lazare à l’action est, il faut l’avouer, très divertissant. Notamment quand ils neutralisent un char avec … une épée et une brique. Les dialogues sont également très bien écrits et contiennent une petite touche de sarcasme, de satyre et d’humour qui fait souvent mouche.

Nous accompagnons donc Forever dans une aventure, une odyssée à la découverte de ses véritables origines au milieu d’un conflit qui risque de dégénérer au niveau mondial avec des enjeux à la fois plus importants que le territoire, le pouvoir et l’argent mais en même temps plus subtiles et personnels.

Les plus et les moins

Les Plus

– Un univers dystopique avec des éléments originaux …

– Une héroïne absolument fantastique

– Les Lazare, apportant une nouvelle couche à cette toile

– Le style graphique et les dialogues qui ne se trompent jamais

Les Moins

– … mais parfois trop classiques voir clichés

Plume-05

Conclusion

J’espère que cette sage va continuer encore quelques tomes, avec une série Netflix, un film et un jeu vidéo développé par CD Projekt (j’attends mon chèque).

 

 

Alors contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas découvert ce plaisir de la lecture aussi tôt. J'étais plus occupé à me rouler dans les champs avec mes amis. C'est en arrivant au collège et surtout au lycée ensuite que je me suis mis à dévorer des bouquins. Et j'ai surtout trouvé mon bonheur dans la Science-Fiction, l'Héroïc-Fantasy, le Post-Apocalyptique et la Dystopie. Quels auteurs je lis ? De grands classiques comme Tolkien ou Lovecraft mais aussi de "petits nouveaux" comme Dmitry Glukhovsky, Timur Vermes ou encore Max Brooks !

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