Le Miroir de Peter – John Ethan PY

Coups de coeurs Science-Fiction Thriller/Polar

Le Miroir de Peter est le troisième roman de John Ethan PY, paru aux éditions de l’Homme Sans Nom. C’est un livre que j’ai eu la chance d’acheter et de pouvoir faire dédicacer par l’auteur aux Imaginales de cette année.

Quatrième de couverture

« Lorsqu’on propose à Satiajit Wilcox la psychanalyse de George Mothershield, le plus célèbre auteur de romans d’épouvante, il y voit une aubaine pour sa carrière.

Mais ses ambitions tournent court. Le romancier se montre insaisissable et paranoïaque, hanté par une sombre machination que monterait tout Hollywood par ses films et visant à créer une image aux effets dévastateurs.

Que cachent en réalité l’étrange personnalité de George Mothershield, son obsession et ses romans si effroyables ? Et surtout qu’en est-il de ce lien étrange qu’il prétend avoir avoir avec un certain Lewis Carroll, auteur d’Alice au pays des Merveilles ?

Basculant dans une course contre la montre aussi effrénée qu’effrayante, Satiajit devra démêler le vrai du faux et découvrira des révélations le concernant à même de faire basculer son monde dans le chaos. »

Histoire

On va suivre dans ce roman le point de vue d’un psychanalyste récemment installé sur Hollywood, et à qui on propose de psychanalyser George Mothershield, l’un des plus célèbres auteurs d’épouvante de son temps. Seulement, les exigences du client de Sati sont étranges, voir abracadabrantesques, et quitter sa femme enfin enceinte pour suivre les demandes de Mothershield va lancer une suite d’évènements auxquels Sati n’arrivera pas à se soustraire…

Critique

Le jour des Imaginales, j’ai eu énormément de mal à faire un choix pour sauver mon portefeuille déjà amaigri d’une mort certaine par dépenses trop importantes. Cependant, en arrivant au stand de l’Homme Sans Nom, j’ai eu un gros coup de cœur pour le travail de John Ethan PY, et j’ai été bien en peine de choisir lequel de ses livres j’allais emporter avec moi. Cependant, ayant fait deux ans de psychologie, j’ai choisi d’acheter celui de ses livres dans lequel le thème de la psychanalyse semblait tenir la plus grande part du récit, et j’ai été loin d’être déçue.

Très bien documenté, Le Miroir de Peter regorge de références plus ou moins évidentes, qu’elles soient cinématographiques, musicales ou encore concernant la photographie ou la fabrication de miroirs. On a ainsi énormément de références au travail de Kubrick, de Lewis Carroll évidemment puisqu’Alice tient une place centrale dans l’histoire, des Pink Floyds avec leur morceau Echoes qui apparaît également comme un élément central de l’histoire, ainsi que la figure de l’enfant éternel. Dans les références moins évidentes, on a la scène des sirènes dans le film O Brother Where Are Thou (d’ailleurs écrivant cela je viens de me rendre compte que c’est un indice évident comme le nez au milieu de la figure, et pourtant j’ai rien vu avant !!! Une preuve encore du génie de l’auteur… Et d’ailleurs, si vous passez par là, je ne vous remercie pas : j’ai fredonné la chanson tout le reste de la journée…). A la fin de l’histoire, on se rend compte que tout est un parallèle avec les aventures d’une grande figure de la mythologie (je n’en dis pas plus…) et tout cela est mené d’une main de maître car on ne le voit que lorsque cela nous est révélé en même temps qu’à Satiajit. Je ne parlerai même pas du seul film qui n’est pas explicitement cité (mais on comprend très bien duquel il s’agit si on l’a vu, et c’est un très beau clin d’œil à un auteur de génie soit dit en passant), intriqué dans l’histoire avec brio.

En bref et sans en dire plus, toutes ces références rassemblent un grand nombre de mes films, livres, et contes préférés, et il est préférable de les connaître au moins grossièrement pour saisir toutes les subtilités qu’ils apportent à l’histoire. D’ailleurs, je pense qu’une seconde lecture pourrait apporter une nouvelle vision des choses quand on connaît le dénouement de l’histoire.

Le style d’écriture est agréable et mêle fiction avec un moment précis en particulier qui a réellement existé, le rythme du récit est exactement dosé, sans jamais nous laisser de répit, nous tenant en haleine du début à la fin. Le thème du miroir, présent tout au long du récit, est un admirable moyen de nous faire également réfléchir sur un nombre incalculable de détails et de choses sur notre quotidien. Je n’ai pas réussi à lâcher le livre avant d’en connaître la fin, et plus on arrive vers la fin de l’histoire, plus le rythme s’intensifie, toujours de façon magistrale.

Les personnages sont attachants (particulièrement le héros évidemment, mais j’ai également eu un gros faible pour George : c’est un homme imprévisible et énigmatique, qu’on ne peut pas haïr, même si parfois il nous énerve un peu. Martha quant à elle est insupportable du début à la fin : insaisissable, mystérieuse et hautaine, elle fait sentir que c’est elle qui maîtrise la situation).

En bref, chaque détail et jusqu’aux nom des personnages est un indice quant à la fin de l’histoire, et c’est mené d’une main de maître puisqu’on ne se rend compte de rien et je pense encore une fois que j’ai pu louper quelques uns de ces indices… J’ai vraiment adoré ce livre qui est un de mes coups de cœurs du moment, et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire un autre des livres de l’auteur.

Attention cependant, certaines scènes de l’histoire sont difficiles et à cause de cela, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Les plus et les moins

Les Plus

– Le rythme du récit

– Les indices disposés tout au long du récit, et la façon dont ils éclairent d’une nouvelle façon l’histoire quand on l’a terminée.

– Les personnages et la façon dont ils sont présentés

Les Moins

– Certaines scènes de l’histoire qui peuvent choquer les moins avertis

Conclusion

Lecture qui m’a beaucoup marquée, à l’instar de Puzzle de Thilliez par exemple. Il va rejoindre ma pile des livres qui m’ont assomée à la fin de leur lecture. Très agréable à lire, extrêmement bien documenté, en bref, j’ai adoré.

Encore une fois attention cependant à certaines scènes qui peuvent être difficiles à lire.

Amaesis
Etudiante en orthophonie de 24 ans, Amaesis est tombée dans la marmite littéraire étant petite. C'est sa mère, fervente lectrice, qui lui a donné sa première dose. Tout s'est ensuite très vite enchaîné, et elle a commencé à échanger des livres avec son cousin et son frère, se découvrant une passion dévorante pour les thrillers, policiers et autres fantasy, fantastique et SF. C'est à l'adolescence et avec l'argent de poche qu'elle va découvrir à quel point les rayons livre sont très dangereux où qu'elle aille : même lorsqu'elle a une liste précise de livres en tête, ou qu'elle ne doit en acheter qu'un, elle ressort très souvent de là avec plus que ce qu'elle ne devait prendre... Au grand dam de son banquier (merci le banquier) ! Aujourd'hui, sa chambre d'enfant est remplie de livres (il y a même des piles par terre!), et elle n'a plus de place dans son appartement d'étudiante non plus (si quelqu'un vend une bibliothèque qui prend pas trop de place...), donc elle est très souvent obligée de se rabattre sur des emprunts à sa B.U. pour assouvir son besoin de lecture. Pour conclure, on avait décidé d'essayer de vous faire une petite liste de nos cinq livres préférés, afin de vous donner une petite idée de ce qu'on lit habituellement, mais ça s'est avéré impossible pour moi... Je vais donc vous proposer, comme ça, en vrac, quelques noms d'auteurs que j'apprécie tout particulièrement : - Henri Loevenbruck - Stephen King - Laurell K. Hamilton - Franck Thilliez - Mira Grant - John Ethan PY

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