Le mot de l’auteur : Simon Sanahujas

Le mot de l'auteur

Aujourd’hui, nous vous proposons une interview de Simon Sanahujas, auteur notamment des Chroniques de Karn, dont vous pouvez retrouver la critique d’un des tomes ici !

Bonjour Simon S. et merci d’avoir accepté de participer à notre chronique.

Pouvez-vous vous présenter, afin de vous faire connaître de nos lecteurs ? Et comment peut-on vous qualifier : auteur professionnel, amateur, à temps partiel ?

Bonjour Sideara et merci de me poser ces questions !

J’ai 36 ans et j’ai publié une dizaine de bouquins en une dizaine d’années. J’ai commencé avec de la science-fiction aux éditions Rivière Blanche (Suleyman, L’emprise des rêves), puis des récits de voyages autour d’icônes de la littérature populaire en collaboration avec le photographe Gwenn Dubourthoumieu, chez les Moutons électriques (Conan le Texan, Sur la piste de Tarzan, et A la poursuite de Dracula). En 2008 j’ai également dirigé chez eux un imposant essai consacré au personnage de Conan, le héros phare de Robert E. Howard, un auteur qui m’a énormément influencé lorsque j’ai commencé à écrire (Les nombreuses vies de Conan). Ensuite il y a eu les Chroniques de Karn, qui sont reprises aujourd’hui aux éditions Bragelonne (Nereliath, Seuls les Dieux, Rancœur, et la demi-douzaine de nouvelles qui complètent la série).

Parallèlement à cela, j’ai publié une douzaine de nouvelles ici et là (il existe notamment un petit recueil numérique chez ActuSF : Le marchand de réalités), j’ai écrit des textes de chansons pour différents groupes notamment Milamarina (musicien de formation, je joue avec une bande de joyeux lurons qui se nomme Brothers), je réalise des stages techniques d’écriture et suis intervenant à la faculté de Reims où j’enseigne la création littéraire.

Je crois que j’ai à peu près fait le tour… Ah, non, j’oubliais : je me considère comme un écrivain à temps partiel, évidemment, puisque je conserve une activité à côté pour boucler les fins de mois. Mais, d’après la dernière statistique que j’ai lue à ce sujet, c’est le cas de 98% des auteurs français…

Histoire de rentrer directement dans le vif du sujet, qu’avez-vous pensé de la critique de Seuls les Dieux, parue sur notre site ?

J’ai trouvé que c’était une très bonne chronique. Le fait qu’elle soit positive m’a fait évidemment plaisir, mais c’est surtout le fait qu’elle soit conséquente et très complète qui m’a touché. C’est de plus en plus rare aujourd’hui, surtout sur internet.

J’ai trouvé le récit dépaysant, notamment avec ses influences africaines. Comme dit dans l’article, j’ai également ressenti des touches égyptiennes et orientales. Quelles sont les vraies influences qui vous ont guidées lors de l’écriture de ce roman ? Avez-vous vous-même des origines orientales ? Êtes-vous passionné par l’Afrique et/ou l’orient, ou est-ce un choix purement littéraire ?

Il y a évidemment des influences multiples à l’origine de ce texte. Mais le choix de cette ambiance particulière n’est pas seulement un choix littéraire, c’est surtout parti de l’envie de raconter une histoire qui prenne corps au sein de ce type d’ambiance. Au niveau des influences littéraires, ce sont des amours de jeunesse auxquels j’ai voulu rendre hommage ici, des textes qui m’ont émerveillé et fabuleusement dépaysé lorsque j’étais plus jeune : le Salambo de Gustave Flaubert en premier lieu, puis les récits orientaux de Conan et mes souvenirs d’une lecture enchanteresse des Mille et une nuits pour compléter cette partie. Quant au côté africain, il provient de ma lecture du cycle d’Imaro de Charles Saunders.

Ensuite viennent s’ajouter des touches plus personnelles, un attrait particulier pour les mystères de l’Orient à l’époque où j’ai écrit cette histoire, et un voyage fascinant au Kenya, que j’ai fait juste avant d’entamer la rédaction de Seuls les Dieux. En conséquence on peut retrouver des clins d’œil à la culture Massaï, et les termes du dialecte Noir sont, je l’avoue, directement issus du langage Swahili.

C’est donc un mélange de tout cela qui a fait naître le royaume d’Estybie dans ma tête, ainsi que les relations complexes et tendues qu’il entretient avec les terres voisines du Tamboouê.

Par contre, non : à ma connaissance je n’ai pas d’origines orientales…

simon-sanahujasPendant ma lecture de Seuls les dieux, je me suis également renseigné sur internet, et je suis rapidement tombé sur votre site http://sanahultivers.over-blog.com/
Dessus, vous jouez la carte de la transparence et du franc parler. Vous avez décidé de rendre publics vos revenus perçus grâce à vos livres, et vous n’hésitez pas à tacler vos propres livres mettant en avant leurs défauts.

Le choix qui m’a évidemment le plus marqué, c’est celui de dévoiler vos revenus. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Je l’ai fait dans l’optique de la transparence. Je me suis rendu compte que les revenus issus de la littérature se trouvaient voilés d’un grand flou, que la plupart des gens n’avait pas du tout idée de comment cela fonctionnait, et surtout que ces revenus alimentaient souvent des fantasmes assez délirants.
Ayant publié une dizaine de romans à compte d’éditeur, ces derniers n’ayant jamais fait de bide (non plus que des ventes faramineuses) je me suis dit que je pouvais incarner un bon exemple de ce que peuvent gagner la grande majorité des auteurs en France.
Pour beaucoup, écrivain est un métier comme les autres, et certains l’envisagent en reconversion, comme ils peuvent s’imaginer devenir menuisier ou bibliothécaire. Je voulais ouvrir les yeux à tous ces gens, leur montrer qu’il existait un gouffre entre le fait de publier un livre (même à compte d’éditeur et bien diffusé) et l’idée de pouvoir en vivre.
Tout en brisant le tabou qui entoure les revenus des auteurs, mon idée était aussi de montrer la réalité d’un système qui fait que l’écrivain, sans lequel le produit livre n’existerait pas, se retrouve à être la personne la moins payée de la chaîne. C’est un constat assez déprimant, mais c’est une réalité que beaucoup semblent encore ignorer aujourd’hui.

Nous tous (ou presque), rédacteurs du Plaisir de Lire, nous sommes des écrivains amateurs ayant des projets littéraires ambitieux pour l’avenir, chacun de notre côté. De nombreux lecteurs ou « followers » sont également des auteurs.
Seulement, les vérités sur l’édition dont vous dressez un portrait étonnant et vous dites vous-même sur votre site qu’énormément de visiteurs sont là grâce à la recherche « que gagne un auteur ? ».
Vous parlez de passion littéraire qui vous fait continuer d’écrire même si vous devez avoir un métier à côté, mais que pouvez-vous conseiller à toutes les personnes qui souhaitent s’engager dans l’écriture et qui espèrent gagner leur vie ?

Je pense qu’aborder l’écriture sous cet angle est une erreur gravissime. Lorsque mes étudiants me posent cette question, je leur dis de commencer par trouver un boulot, et d’écrire parallèlement à celui-ci.
Car gagner correctement sa vie en écrivant relève de l’accident de parcours, ce n’est absolument pas quelque chose que l’on peut planifier ou organiser. L’écriture n’est pas un plan de carrière (n’est plus en tout cas, car il y a eu une époque, lointaine, où cela pouvait encore être le cas). Aujourd’hui, si vous voulez vivre en écrivant, alors il faut publier grosso-modo un livre par an et que celui-ci se vende à 30 000 exemplaires, autrement dit, une succession de miracles à notre époque puisque les moyennes de ventes (en imaginaire j’entends) se situent plutôt entre 1000 et 3000 exemplaires.
Pour résumer, si vous rêvez de vivre de l’écriture, trouvez déjà un travail, écrivez, publiez, et croisez les doigts pour que le miracle tombe sur vous !

Toujours sur votre site, sur le même article qui parle de vos revenus (http://sanahultivers.over-blog.com/article-l-argent-de-poche-de-l-ecrivain-bilan-2014-bilan-d-une-decennie-d-ecriture-125290131.html), j’ai pu lire quelque chose qui m’a aussi interpellé.
« Aujourd’hui je me permets d’écrire un bouquin dans un genre radicalement différent des précédents. Je l’écris sans éditeur, juste parce que j’ai l’envie/besoin de le faire ; peut-être restera-t-il dans ses cartons, peut-être sera-t-il publié, peut-être me rapportera-t-il 500 balles, peut-être 10 000, ma chance est de pouvoir m’en foutre.En conséquence, si un jour se présente à moi l’opportunité de ne faire qu’écrire, je crois bien que je la refuserai, tout simplement pour conserver intacte ma liberté de créer. »

N’avez-vous donc aucune pression de la part de vos éditeurs ?
Les exemples d’auteurs ayant réussi à changer de style avec brio ne manquent pas. N’est-ce pas une barrière que vous dressez à vous-même ?

Personnellement j’ai rarement eu de pression de la part de mes éditeurs, mais ce n’est pas ce que je voulais dire dans cet article. Je parlais de pression financière, et c’est important. Car malgré ce que j’ai dit précédemment, il existe des possibilités pour tenter de vivre de son écriture, mais ces possibilités impliquent d’énormes sacrifices.

Hors gros succès, un écrivain qui veut absolument en vivre devra s’orienter vers la littérature jeunesse (qui vend plus), devra multiplier les interventions auprès de scolaires, devra presque systématiquement accepter les propositions éditoriales qui lui sont faites, etc. En agissant ainsi il fera probablement rentrer un peu plus d’argent mais, et plusieurs amis auteurs me l’ont confirmé, ils repoussent systématiquement les choses qu’ils ont réellement envie d’écrire. En conséquence de quoi leur passion devient frustration. Franchement, quel artiste peut rêver de cela ?
Pas moi en tout cas.
Ayant un boulot à côté, je dispose du luxe incroyable de pouvoir écrire ce que je veux quand je le veux, sans aucune pression financière puisque mes revenus littéraires ne sont qu’un complément dans mon budget. Avec le temps, j’en suis arrivé à voir cela comme une chance dont je ne me séparerai pour rien au monde. D’autant plus qu’une activité « traditionnelle » permet de se ressourcer, impose un temps qui permet aux idées de mûrir, et peut nourrir l’imaginaire avec les rencontres qu’elle induit.
Cela étant dit, je suis aujourd’hui à temps partiel (mon autre travail ne m’occupe que 28h par semaine) et je ne cracherais pas sur l’opportunité de le réduire encore un peu !

Quant à l’autre partie de la question, non ce n’est pas une barrière que je m’impose. Ce que je voulais dire c’est que le fait de changer de style implique beaucoup de « dommages collatéraux » si j’ose dire. Au niveau de l’écriture en elle-même, je n’ai pas les réflexes qui accompagnent l’écriture d’histoires de fantasy par exemple, et je doute souvent. En conséquence j’avance beaucoup plus lentement. Ensuite il y a le côté « professionnel » de la chose. Dans le milieu de l’imaginaire, je connais les gens, et je sais que je peux faire publier un livre assez rapidement. En changeant de style, je perds le bénéfice de presque tous mes contacts, et il faudra donc que je reprenne la partie « soumission de manuscrit » pratiquement à zéro, comme lorsque j’ai commencé à envoyer mes premiers textes au début des années 2000. Mais cela ne me fais pas peur car je ne suis pas pressé… et je n’ai pas de pression financière !

Vous avez également publié plusieurs ouvrages se basant sur l’univers de Conan le Barbare. Pourquoi ce choix? Êtes-vous un passionné par cet univers ?

 Les nombreuses vies de Conan est un essai qui m’a été commandé par les Moutons électriques. Étant un fan de l’œuvre de Robert E. Howard, je n’ai pas pu dire non ! L’histoire de Conan le Texan est un peu différente. Elle est venue d’une discussion avec un excellent ami – Gwenn Dubourthoumieu – à l’époque où il se lançait dans la photographie. Nous avons évoqué l’idée de réaliser un travail en collaboration, qui rassemblerait plusieurs de nos passions : les voyages et la littérature populaire. Comme j’avais besoin de photographies du Texas pour Les nombreuses vies de Conan, je lui ai proposé ce projet un peu cinglé d’aller sur les traces de Conan au Texas, projet qui a été immédiatement accepté par les Moutons.

Ces deux ouvrages ont été fort plaisants à réaliser car, en effet, l’univers de Conan est l’un des premiers dans lequel j’ai mis les pieds lorsque j’avais une douzaine d’années, et en plus je bénéficiais d’une liberté totale. Si je devais résumer ce qui me passionne le plus dans cet univers – au-delà des ambiances, des atmosphères et des thématiques qui s’en dégagent – c’est le côté historique que Howard a campé derrière. En lisant les textes de Conan ainsi qu’une dizaine d’autres, on peut retrouver tous les jalons de cette préhistoire inventée par Howard, la manière dont il l’a imaginée, dont il l’a fait évolué et ce jusqu’à la relier avec notre propre antiquité. C’est assez fascinant car il y a un effet de réel qui nous amène à nous dire : « mais pourquoi pas ? » J’ai d’ailleurs consacré un long article à l’histoire, aux migrations et aux cataclysmes de cette protohistoire dans Les nombreuses vies de Conan.

Comment en vient-on à utiliser un univers déjà créé ? Comment se déroule ce type d’écrit ? Avez-vous des obligations à respecter ? Des choses qui sont proscrites et que vous ne pouvez pas écrire ?

 Je n’ai pas utilisé cet univers comme d’autres ont pu le faire dans ce que l’on appelle communément des « pastiches ». Conan le Texan et Les nombreuses vies de Conan relèvent simplement de l’essai : des recherches et des réflexions sur cet univers. Mais cela s’arrête là.

Vous-même, comment réagiriez-vous si vous découvriez un auteur qui reprend votre univers pour créer de nouvelles Chroniques ?

Eh bien je pense que j’en serais tout à fait ravi.

Les pastiches ont souvent mauvaise presse. Si je prends l’exemple des fans de Conan, une grande majorité d’entre eux grognent lorsqu’on aborde le sujet des centaines de pastiches ayant mis en scène le Cimmérien. Alors il est vrai qu’il y a du bon, du moyen et du très mauvais dans tout ça, et que personnellement je préfère les textes de Robert Howard. Par contre, j’accorde une importance tout autre à ces pastiches, car ils sont gages de succès. Ne sont pastichées que les œuvres qui ont emporté l’appréciation du public. Don Quichotte par exemple, l’un des premiers romans de littérature populaire et un succès inégalé à ce jour, a été pastiché quelques années après sa sortie. Quant au succès de Conan, il a été encore amplifié par les pastiches qui se sont succédés dès les années 1950.

Si quelqu’un désirait pasticher l’univers des Chroniques de Karn, cela voudrait dire que cet univers plait, j’en serais donc fort heureux ! Cela dit, j’avoue que je préfèrerais voir l’univers utilisé comme cadre, éventuellement en faisant apparaître certains personnages secondaires que j’ai déjà pu mettre en scène. Il est certain que voir le personnage de Karn évoluer sous la plume d’un autre me ferait bizarre, mais pourquoi pas ?

L’univers de Conan a été adapté en tout ce qui est possible, et notamment en de nombreux livres et jeux vidéos. C’est quelque chose qui vous intéresse ? Et le cinéma et les jeux vidéos au sens large ?

J’aime beaucoup le cinéma, tout autant que les jeux vidéo même si j’évite de les pratiquer car ils ont tendance à me happer et à envahir le peu de temps dont je dispose. Si mes romans devaient être adaptés dans ce type de média (ou même plus simplement en jeu de rôle), j’en serais ravi.

Seuls les Dieux, à mon sens, se prête bien à une adaptation visuelle (cinéma ou autre). Est-ce quelque chose qui vous fait rêver ? Vous refuserez certainement l’opportunité de ne faire qu’écrire, pour reprendre votre blog, mais refuseriez-vous un tel projet, quand bien même ce ne serait qu’un projet modeste ?

C’est amusant parce qu’on me dit souvent que je possède une écriture « cinématographique ». Au début cela m’a surpris et beaucoup touché, mais je crois que l’explication est très simple. Lorsque j’écris, je visualise tout : les scènes d’action comme les personnages ou les lieux. Ensuite, je m’applique à décrire avec des mots ce que j’ai vu dans ma tête, et cela a pour conséquence de donner cet aspect réaliste et très visuel.

Quant à une adaptation audiovisuelle de l’un de mes textes, c’est évidemment quelque chose qui fait rêver ! Je ne dis pas que j’accepterais un tel projet les yeux fermés, mais j’y porterais un intérêt énorme. Après c’est comme tout lorsqu’on touche au domaine artistique : entrent en ligne de compte les moyens, évidemment, mais de manière tout aussi importante les gens qui se trouvent derrière. L’art dans sa globalité est une affaire de personnes, d’entente et d’empathie. Si une personne passionnée qui se trouve sur la même longueur d’onde que moi venait me voir avec un projet d’adaptation modeste, je serais probablement intéressé…

Je reviens une dernière fois sur votre site. Vous êtes notamment connu pour votre premier roman, Suleyman. Ce dernier bénéficia d’une réédition complète en 2011 pour laquelle vous l’avez presque entièrement réécrit. Vous qualifiez vous-même un « sentiment d’horreur » lors de la relecture, ce qui m’a beaucoup fait rire (sauf votre respect ! *rires*).

Qu’est-ce qui fut le plus dur lors de la réécriture ?

Je le reconnais moi-même donc il n’y a aucun souci ! C’est toujours le même problème dans ces professions artistiques : nous nous trouvons en perpétuel apprentissage et – je l’espère ! – en perpétuelle progression. Il est donc toujours assez complexe de se replonger dans de « vieilles » œuvres.

Lorsque j’ai réécrit Suleyman, j’ai corrigé énormément de choses stylistiques, mais ce n’était pas le plus dur car, objectivement, ce point là n’était pas si mauvais et, surtout, il était facile à rattraper. Le plus grand problème pour moi a été de me rendre compte que je ne concevais plus un roman de la même manière, que je ne concevais plus une scène ou un chapitre de la même manière. Et pour corriger cela, il aurait fallu que je reprenne tout le texte, c’est-à-dire jeter le tapuscrit à la poubelle, en reprendre les idées et écrire un nouveau livre. Et ça, ce n’était absolument pas concevable dans le temps dont je disposais. Du coup j’ai pris sur moi et j’ai simplement lissé le texte, je l’ai complété avec quelques autres petites idées, et puis j’ai accepté l’idée qu’il s’agissait de mon premier roman !

On n’achève jamais une œuvre, comme dirait l’autre, on l’abandonne !

seuls-les-dieux-simon-sanahujas-reeditionAujourd’hui, le 16 mars 2016, paraît une réédition de « Seuls les Dieux ». Cette réédition a t-elle engendrée un aussi gros chantier que Suleyman ?

Non, car Seuls les Dieux est un roman plus récent. Il y a eu un travail stylistique mais, mis à part quelques petites modifications, cela s’est arrêté là. Entre temps par exemple, j’ai écrit une nouvelle où apparaît le personnage de Thanesbar Magdha, dans laquelle sa jeunesse est développée, du coup j’en ai profité pour intégrer ces informations. Je profite d’ailleurs de cette réédition chez Bragelonne pour compléter de la même manière l’ensemble des textes, afin d’avoir une série la plus complète possible pour le lecteur qui aurait l’envie d’aller plus loin dans sa découverte des Chroniques de Karn. Pour revenir à Seuls les Dieux, il y a une scène qui m’a gêné à la relecture. Je la trouvais vraiment bancale et elle s’allongeait de manière parfaitement inutile. J’en ai discuté avec Anne-Laure Lajous, l’assistante d’édition avec qui j’ai retravaillé le roman, et ensemble nous avons trouvé une modification qui ajoutait à l’efficacité du texte.

En conséquence, il y a eu beaucoup moins de re-travail sur celui-là que pour Suleyman !

Merci beaucoup d’avoir accepté de partager ce Mot de l’auteur avec nous, le mot de la fin est pour vous !

Ce fut un plaisir !

Lorsque j’ai commencé à écrire, à l’âge de treize ans, le premier texte dans lequel je me suis lancé mettait en scène un gars qui s’appelait Karn au sein d’un univers d’heroic fantasy. Eh bien je peux vous dire que c’est sacrément enthousiasmant de parler de lui plus de vingt années après en sachant que pas loin de 1500 pages sont désormais consacrées aux aventures échevelées de ce même personnage !

 

Simon Sanahajuas, le 14/03/2016.

N’hésitez pas à vous renseigner plus avant sur la réédition de Seuls les Dieux, qui bénéficie d’ailleurs d’une couverture magnifique (voir image juste au dessus !), bien que j’aimais beaucoup l’ancienne aussi !

Vous pouvez retrouver l’auteur sur son site !

La page Twitter de l’auteur ici !

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Ce mot de l’auteur a été orchestré par Sideara.

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