Le Papillon des étoiles – Bernard Werber

Science-Fiction

le papillon des étoilesLe Papillon des Étoiles est un roman publié en 2006, que j’ai acheté suite à ma lecture des Thanatonautes, avec l’envie de découvrir d’autres œuvres de l’auteur.

Quatrième de couverture

« Cette planète est notre berceau mais nous l’avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s’effondre, il faut partir. Recommencer tout, ailleurs et autrement. Le Dernier Espoir, c’est la Fuite.« 

Histoire

L’histoire commence par la rencontre entre Elisabeth Malory, célèbre navigatrice, et Yves Kramer, chef du département « innovations et perspectives » de l’Agence spatiale. Cette rencontre résultant d’un accident de voiture incombant à Yves, eu pour conséquence la paralysie de la navigatrice. Elisabeth perdit complètement pieds, s’enfermant chez elle et ne faisant que manger et regarder la télévision, alors qu’Yves prit une année sabbatique, pour se remettre de cet accident. Et c’est en fouillant dans les vieux travaux de son père, lui aussi ingénieur aérospatial, ainsi qu’en observant les papillons de nuit, qu’il imagina son projet : un immense vaisseau, équipé de « voiles » solaires, qui transporterait hommes et femmes à travers l’espace, jusqu’à une planète colonisable.

L’Agence spatiale refusa rapidement le projet, qui aurait pu tomber à l’eau sans l’apparition du milliardaire Gabriel Mac Namarra. Alors qu’il apprend souffrir d’un cancer des poumons, le richissime homme d’affaires entends parler du projet VS (Voilier Solaire) d’Yves, et le contacte afin de le financer, par jeu avoue t-il au scientifique. Le projet Dernier Espoir (nom exigé par le milliardaire) est né.
De plus, Yves va demander l’aide d’Elisabeth pour piloter le Voilier Solaire. Refusant de nombreuses fois, elle finira par céder aux avances d’Yves, malgré son handicap, et rejoindra l’équipe.

Critique

C’est une critique que j’ai dans mes cartons depuis longtemps en vérité. Je l’ai commencée il y a des mois, mais jamais finie. C’est toujours difficile de parler d’un livre de Bernard Werber, et encore plus d’expliquer pourquoi on l’a aimé ou pas. Ce sont des livres qui résonnent de manière tellement différentes à chacun qu’il faut réussir à transmettre les mots justes.

Comme pour les Thanatonautes, le lecteur plonge dans un récit rapide, par le biais de mini chapitres allant de quelques lignes à quelques pages. Découle de ça, comme de tous ses autres romans, une fluidité sans pareille. Le récit est simple, facile d’accès (il ne comporte que très peu de terme techniques pointus en terme de navigation ou d’astronomie) et chacun y trouvera son compte.

De même pour les personnages. Werber ne sort pas de ses sentiers battus, et nous offre des personnages intéressants, très bien faits et rapidement cernés par le lecteur. Après ça peut également être un point négatif. Disons que les personnages, une fois cernés, ne nous offrirons pas de surprises et vont réagir comme on s’attend à ce qu’ils réagissent.

C’est toujours ce qui intéresse lorsqu’on lit un Werber : parlons de l’intrigue ! Comme d’habitude, j’ai adoré le début ! La mise en situation est intéressante, le projet d’Yves également, et on découvre ces personnages. Tout est parfaitement clair et cohérent (toujours une habitude), et je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire.
Le récit est donc découpé en trois parties bien distinctes : le début avec la création du projet, le milieu avec le voyage spatial, et la fin avec l’arrivée sur cette fameuse nouvelle planète.

Toute la première partie est excellente, dans le style Werber que vous aimez ou détestez. Yves est vraiment un personnage attachant, et j’ai aussi beaucoup aimé le milliardaire Gabriel. Il y a d’ailleurs une certaine complicité qui se ressent entre eux deux, et j’ai trouvé ça très intéressant.
Que ce soit dans les évènements positifs ou ceux qui mettent des bâtons dans les roues au projet, je ne me suis pas ennuyé une seconde sur cette première partie. J’ai même fini presque par douter que le vaisseau puisse décoller un jour (presque !).

La deuxième partie, qui est celle du voyage spatial, est en demi-teinte pour ma part. Tout le début, qui représente la « colonisation » et « l’aménagement » du vaisseau est vachement bien ! Cette nouvelle société qui se créé, avec ses nouvelles lois, son nouveau système politique et social, j’ai trouvé ça très intéressant.
Ensuite, après une ellipse de plusieurs siècles, on retrouve la société qu’Yves et les autres ont fini par laisser et … tout est retombé.
On se retrouve avec des conflits un peu partout, un vaisseau délabré, voire une épave spatiale, des personnages que nous ne connaissons pas. Malheureusement j’ai aussi trouvé cette partie trop longue, avec les nouveaux personnages, sans qu’il ne se passe vraiment grand chose d’intéressant. J’ai vraiment été déçu, car depuis le début, c’était un récit très positif que nous offrait l’auteur, même dans les personnages. J’ai trouvé vraiment dommage qu’on tombe finalement dans une anarchie au sein de ce vaisseau.

Enfin, la troisième partie raconte comment quelques individus seulement débarquent sur la nouvelle planète. Je ne vais pas trop détailler pour ne pas tout révéler de ce roman, mais, une fois encore, Bernard Werber essaie de réinventer la Bible dans un récit, et notamment le mythe d’Adam et Eve.
Comme pour les tomes qui suivent les Thanatonautes, je n’ai pas trouvé ça très intéressant. Quelques scènes m’ont vraiment plu, mais das l’ensemble cette fin fut décevante également.

Je ne pense pas avoir vraiment rendu hommage à ce livre, que je l’ai aimé ou pas, et j’en suis désolé ! Comme dit au départ, Werber est un cas à part je trouve, et faire la critique de ses livres est toujours difficile.
Pour conclure je dirai que si vous aimez Werber, vous ne serait pas dépaysé et vous allez aimer. Si vous ne l’aimez pas, ce n’est pas ce livre qui vous fera changer d’avis.
Et, dans un cas comme dans l’autre, lisez Les thanatonautes ! C’est LE roman qui a marqué mon univers littéraire adulte.

Les plus et les moins

Les Plus

– La première partie, excellente et positive
– Les « premiers personnages »
– La « colonisation » du vaisseau

Les Moins

– Tout s’effondre lorsque l’ellipse se fait
– Deuxième et troisième parties très en dessous de mes attentes
– Les nouveaux personnages ne m’ont pas parlé une seule fois

Plume-02

Conclusion

J’espère toujours tomber sur le livre de Werber qui me marquera à vie comme les Thanatonautes.

Sideara
Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

2 Commentaires

  1. Je suis très étonné par cette critique ! Le papillon des étoiles est un des livres qui m’a le plus marqué de Werber (qui est mon auteur préféré, j’ai d’ailleurs récemment relu la trilogie « Les fourmis »).

    Contrairement à la critique, j’ai plutôt apprécié la deuxième partie quand l’utopie s’effondre. On s’en rend compte d’ailleurs un peu dans la première partie quand ils sont confrontés dans le vaisseau au fil du voyage à de plus en plus de problèmes auxquels ils n’avaient pas pensé faire face (je pense notamment à la création de la prison). Et pour moi, ça annonçait plus ou moins un « échec » du projet initial.

    Mais là où justement je trouve ça vraiment intéressant, c’est dans la dernière partie. Alors qu’on est au fond du trou, qu’on s’était résigné à voir leur projet de colonisation tomber à l’eau, on se rend compte avec le mythe d’Adam et Ève que l’expédition est tout à fait un succès !

    Bref, pour conclure, contrairement à ce que tu as ressentis Sideara, pour moi et de ce que je m’en souviens, la première partie n’est pas celle positive puisque on est toujours dans la tension de l’échec. On est constamment confronté aux nombreuses difficultés qui empêchent le projet de décoller (littéralement). Et sur la fin, on se dit, ça y est, c’est fini, ça a foiré ! Et vraiment au dernier moment, on fois qu’on a tourné la dernière page, on se dit : Mais en fait, ça a fonctionné !
    Enfin pour moi c’est comme ça que ça c’est passé !

    Mais, comme tu l’as dit, c’est vrai que Werber, c’est des histoires qui ne sont pas appréhendées de la même marnière par chacun, et tout le monde ne sera pas unanime quant à ses romans.
    D’autant que chez Werber, les romans sont assez particuliers. Je trouve que son style s’applique plus aux nouvelles qu’il a pu écrire. Je recommande d’ailleurs « L’Arbre des possibles » !

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    • Sideara

      Je n’ai encore jamais lu Les fourmis, mais ça ne saurait tarder !

      La première partie est « positive » au final, car même s’il y a beaucoup d’éléments qui viennent perturber le projet, il est lancé, le vaisseau décolle. Toute la partie dans le vaisseau, du temps d’Yves et des autres, est aussi positive, dans le sens ou y’a vraiment cette découverte, du lecteur et des personnages, de cette nouvelle société.

      Pour ce qui est de la deuxième partie, j’aurai préféré rester dans cette utopie initiale, ou alors de partir sur quelque chose de plus original. Cette anarchie au sein du vaisseau est à la fois classique et pas super intéressante. Ce n’est que mon avis :p

      Pour la dernière, y’avait de bonnes idées, de super moments aussi, mais j’ai regretté cet aspect Adam et Eve. Je pense que les quelques survivants du vaisseau auraient pu aller sur cette planète, plutôt que juste un couple d’humains, et partir sur quelque chose de plus original. C’est pas le but de Werber, je le sais, mais justement ça manque de folie et d’imagination. Je suis certain que si j’avais lu tous ses romans avant de lire celui-ci, j’aurai pu deviner la fin facilement, car Werber ne surprend quasiment jamais dans ses fins.

      Merci pour ton avis en tout cas, qui mérite d’être lu !

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