Les Royaumes de Nashira – Tome 1 : Le Rêve de Talitha – Licia Troisi

Coups de coeurs Fantasy

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Licia Troisi, auteure italienne notamment connue pour les Chroniques du Monde Émergé, nous livre une nouvelle saga de Fantasy. Le premier tome des Royaumes de Nashira, paru en 2014 dans nos contrées et dédié à un public jeune, m’avait tout d’abord émerveillé par une couverture magnifique.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Le monde de Nashira est au bord de l’asphyxie, brûlé par la chaleur… Talitha, jeune comtesse recluse dans un monastère, est chargée de veiller sur la Pierre de l’Air, unique source d’oxygène pour les habitants.
Mais lorsqu’elle découvre que son royaume sera bientôt anéanti, consumé par un soleil destructeur, Talitha la rebelle décide d’agir. Accompagnée de son fidèle esclave, Saiph, elle entreprend un voyage jusqu’aux terres glacées pour trouver la seule réponse capable de sauver Nashira. »

Cette quatrième de couverture ne correspond cependant pas réellement à ce premier tome, et représente plutôt la saga dans son ensemble, c’est un peu dommage !

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Univers[/su_heading]

L’univers créé par Licia Troisi est très complet et m’a réellement intéressé. Tout se déroule sur le continent de Talaria, dans le monde de Nashira, divisé en quatre royaumes, appelés comme les quatre saisons, dû à leur climat.

Deux soleils, Miraval et Cetus, éclairent le monde. Selon les textes religieux, les deux astres seraient des entités « humaines » à part entière, et se seraient livrés plusieurs guerres.
Deux peuples seulement sont décrits : Les Talarites, sortes d’humains aux oreilles pointues et aux cheveux roux pour la plupart, et les Femtites, humanoïdes à la peau verte, insensibles à la douleur à part celle provoquée par la magie. Magie qu’ils sont incapable de maîtriser. Les Femtites vivent d’ailleurs en esclavage, dominés par les Talarites.

Le monde de Nashira est plus ou moins à l’agonie. L’air se raréfie, la « terre » se réchauffe, le Royaume de l’Été étouffe sous la chaleur alors que les neiges de celui de l’Hiver fondent.
L’oxygène est seulement produit par les Talareth, des arbres gigantesques qui fournissent une aura d’oxygène. Par conséquent nul ne peut vivre en dehors des cocons d’air pur crées par les Talareth. Toutes les villes sont donc bâties dans les racines des Talareth, et plus ils sont gros, plus les villes sont imposantes et riches. Elles sont également toutes reliées par un vaste réseaux de galeries composées de racines de Talareth.

Tout est fait, dans l’univers, pour que le ciel ne soit pas visible, que ce soit par l’architecture des villes (qui sont pourtant à l’air libre) ou par des lois stupides érigées par « l’église ». Il est même interdit de le regarder.

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire [/su_heading]

On suit Talitha, jeune Talarite, fille du Comte et de la Comtesse du Royaume de l’Été pendant un entraînement avec la garde. Son avenir est tout tracé grâce à la puissance de sa famille, et elle est promise à un poste avancé dans l’armée.
Elle possède un esclave Femtite, Saiph, avec qui elle est vraiment amie, même s’ils doivent faire semblant du contraire devant les autres personnes.

Elle reçoit la visite de sa sœur, Tabitha, qui tombe malade au palais, et finit par mourir. Elle était Prêtresse au Monastère du Royaume, perché au sommet de l’arbre qui protège la capitale. Les religieuses sont en général dotées de capacités magiques exceptionnelles, ce qui était le cas de Tabitha, qui était promise à la  régence de l’église dans pas longtemps.
Talitha doit donc, sur ordre de son père, prendre la place de sa sœur. Sans lui laisser le choix, et avançant que sa famille aura bien plus d’influence, notamment sur les autres Royaumes, si elle devient Mère Suprême (commune à tous les royaumes) que chef des armées, la jeune Talitha doit donc partir au Monastère avec son esclave, immédiatement, et connaître un tout autre destin que celui qui était prévu.

Et c’est là que ça se gâte. Talitha découvre un lieu censé lui apporter des connaissances religieuses, mythologiques, et surtout la magie, mais elle se retrouve dans un endroit terrible où elle doit subir sans rechigner nombre de sévices, tout en devant regarder ceux qui sont infligés à Saiph. Pensant très rapidement à prendre la fuite, elle va découvrir un message, mystérieux, laissé au Monastère par sa sœur. L’église et les gouvernements auraient-ils quelque chose à cacher ? Sa sœur avait-elle réellement découverte une chose qui pouvait compromettre la survie du monde et l’avait-on fait taire pour cela ?

Les deux compagnons vont se lancer dans une quête de l’inconnu, pour échapper à ce destin qu’elle n’a pas choisi, et en chemin tenter de sauver la planète.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Je trouve le livre bien écrit, et se lit très facilement, grâce à sa narration simple mais pas simpliste. L’univers est parfaitement posé, et m’a personnellement accroché. Nous nous retrouvons très rapidement plongés dans cet univers, et c’est une des premières forces du roman. De plus, l’univers a vraiment le mérite d’être original, et ne nous ressort pas tous les poncifs habituels.
Même dans les deux peuples présentés ont cette originalité qui fait que leur découverte a été un réel plaisir pour moi. Évidemment, les Talarites ressemblent physiquement à des elfes, mais les similarités s’arrêtent là.

L’histoire, bien que ne pouvant se séparer de quelques clichés, évite la plupart d’entre-eux. L’amitié entre Talitha et Saiph, bien que faisant partie d’un classique littéraire, fonctionne bien, et tout comme pour le récit en général, elle évite tous les clichés. L’empathie pour les deux jeunes gens s’est faite très facilement, évidemment encouragée par les épreuves qui arrivent très vite, et la sévérité du père de Talitha. Il est dommage que les personnages secondaires rentrent dans des moules bien établis, et ne réservent que peu de surprises. La Mère Supérieure actuelle, le père de notre héroïne et même sa sœur Tabitha sont des archétypes.

Malgré ces personnages secondaires pas assez travaillés, j’ai vraiment adoré l’aventure de Talitha et Saiph. Lorsqu’ils arrivent au Monastère, au sommet de l’Arbre, l’histoire commence réellement, et j’avoue avoir été surpris. Je ne m’attendais pas du tout à cela, même si je me doutais que l’élément perturbateur allait arriver.  L’empathie envers nos deux héros n’a pu qu’augmenter, et j’ai réellement apprécié le fait qu’ici, malgré toutes les difficultés rencontrées, les solutions trouvées soient logiques, et bien amenées.
Dans toutes l’aventure, l’auteure a su me surprendre, sans abuser, et j’ai trouvé les intrigues, l’action et les péripéties très bien dosées. De plus, les actions des personnages ne sont pas improbables, et le réalisme de l’aventure est un point fort de ce premier tome.
Malgré les obstacles rencontrés, et une nouvelle vie qui commence pour Talitha, loin de la cour et des attentions, je n’ai pas ressenti le cliché habituel du héros qui se plaint sans arrêt de sa nouvelle condition et regrettant sa vie au palais. L’héroïne, bien que jeune et inexpérimentée,possède une réelle force morale et garde les pieds sur terre, se satisfaisant d’avoir au moins un ami pour l’accompagner dans les épreuves. Saiph, lui, bien que plus mystérieux, plus fermé, est la force tranquille du duo, et son insensibilité à la douleur physique sortira plusieurs fois les deux compagnons du pétrin. Considéré comme un cycle jeunesse pour les ados, je trouve que Talitha représente bel et bien un exemple pour les jeunes.

Ce livre, pour son univers fourni, original et parfaitement posé, ses personnages et ses situations réalistes, est une énorme coup de cœur. Je ne lui trouve aucun réel défaut en dehors de quelques personnages secondaires. Ma seule réserve concernerait peut-être la classification de la Saga, en tant que cycle jeunesse. Quelques scènes assez violentes, tant physiquement que psychologiquement, me font penser qu’il ne faut pas mettre ce bouquin dans les mains de tous les ados. Le concept même d’inventer des bâtons emplis de magie pour torturer les esclaves insensibles à la douleur physique reste assez violent pour un jeune adolescent.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– La couverture, magnifique !
– L’univers, original en tout sens, captivant, magique !
– Talitha et Saiph, touchants, réalistes.
– Une aventure logique, sans action impossible ou inutile.
– Des péripéties inattendues et un récit sans cliché.
– Les héros sont un bon exemple pour le public visé.

Les Moins

– Des personnages secondaires pas assez travaillés

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Dévoré dès son achat, ce livre est un coup de cœur !

 

 

Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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