Le Cycles des Anges – Tome 1 : Les Thanatonautes – Bernard Werber

Coups de coeurs Science-Fiction

les thanatonautes - bernard werber

« Les Thanatonautes » est un roman publié en 1994, qui mêle science et fantastique. « Thanatonaute » est un terme inventé, combinant les racines grecques des mots « Thanatos » et « Nautès », signifiants respectivement « Mort » et « Navigateur ».

Je tiens à préciser que c’est le premier livre de Bernard Werber que je lis, ce qui ressemblera à une hérésie pour certains ! Mais malgré mon amour pour la lecture, je n’avais jamais été tenté jusqu’à lors, d’autant que la science-fiction est un style qui ne m’intéressait pas du tout jusqu’à lors !

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture[/su_heading]

1492 Premiers pas de Christophe Colomb en Amérique.

1969 Premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune.

2062 Premiers pas des Thanatonautes sur le continent des morts.

2068 Premiers voyages organisés dans l’au-delà.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Michael Pinson, à la fois héros de l’histoire et narrateur possède un rapport étrange avec la mort. Dès ses quatre ans, dans les premiers chapitres du roman, il ne comprend pas pourquoi les gens pleurent les décès de personnes inconnues ou presque, comme de la famille lointaine, mais essaie de toute ses forces de rejoindre l’hypocrisie générale et pleure.
Nous le retrouvons quelques années plus tard, au début de son adolescence, où il nous raconte son amitié avec le mystérieux Raoul Razorbak, rencontré alors qu’il se promenait au cimetière du Père-Lachaise. Très cultivé, passionné par la mythologie générale, il va donner le goût de lire à Michael. Raoul est également obnubilé par la mort, cherchant à savoir ce qui est arrivé à son père « dans l’au delà » après qu’il se soit suicidé, ce dernier étant également chercheur et auteur de la thèse « la mort, cette inconnue ».

Une vingtaine d’années plus tard, le Président de la République Jean Lucinder subit une tentative d’assassinat lors d’un bain de foule, et alors que les médecins font ce qu’ils peuvent pour le réanimer, est également victime d’une « Near Death Experience » (« NDE »). Lucinder décrit cela comme être sous forme d’âme, une ombre de son corps, relié à son corps par une sorte de cordon ombilical, et pouvant se mouvoir librement dans l’espace, traverser des murs et surtout apercevoir « un monde merveilleux, là haut ». Chargeant alors son premier Ministre de lancer une étude secrète sur les « NDE », Raoul Razorbak, devenu expert en biologie et spécialiste de l’hibernation, se voit confier la tâche de recréer des « NDE » artificiellement.

C’est dans la prison de Fleury-Mérogis, où il dispose de cobayes préférant mourir de façon certaine que de croupir en prison, qu’il appellera à l’aide son vieil ami Michael. Ensemble, accompagné de la belle infirmière Amandine, ils ont pour mission de découvrir ce qu’il y a après la mort.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique[/su_heading]

Avant de commencer la critique, je précise que je vais volontairement rester évasif ici, car la moindre révélation pourrait vous gâcher la suite, tout comme je ne suis pas rentré dans le vif du sujet dans Histoire.

Quand on ouvre le livre, la première chose qui nous frappe est son découpage. En effet, point de chapitre de quelques pages, comme il est coutume dans la majorité des romans. Ici, nous avons affaire à des « scènes », qui peuvent contenir seulement quelques lignes ou s’étaler sur plusieurs pages. Oubliez donc le fameux « allez encore un chapitre et après je dors ! », car ici cela va être impossible tant ils sont courts ! Maintenant que je me suis mis à de nombreux livres de Werber, je m’aperçois que c’est monnaie courante chez lui. Mais c’est étonnant la première fois !
Ensuite, le roman alterne entre trois types de chapitres. Le premier est tout simplement le chapitre narré par Michael Pinson, faisant avancer l’histoire.
Le deuxième nous donne des extraits de textes religieux réels ou des différentes mythologies du monde. Les sources sont données, mais sont toutes signées par « Extrait de la thèse La Mort cette inconnue, par Francis Razorbak ».
Le dernier nous présente des rapports de police contenant soit des informations basiques sur les différents personnages, soit des demandes envoyées aux « services concernés ».
L’avantage de ce découpage est que le récit est rythmé, et même très rythmé ! En lisant, on sait que l’on va aller de révélations et révélations, et suivre l’aventure de ces Thanatonautes est une expérience unique et exaltante.

Ce rythme soutenu, ainsi que l’introduction présentant l’enfance, l’adolescence et le début de l’amitié entre Michael et Raoul fait qu’on s’attache rapidement à eux ainsi qu’aux autres personnages. Michael est d’ailleurs très intéressant, échappant aux clichés habituels du médecin.
Bien que les chapitres soient courts, l’auteur n’oublie pas les sentiments et les scènes de vie. Les personnages sont très bien représentés, et il n’y en a pas vraiment un qui rentre dans un archétype. On se retrouve en compagnie de personnages très humains, de confessions et de croyances différentes, avec leur forces et leur faiblesses, leurs sentiments et leur états-d’âmes.

Pour finir, l’intensité de l’intrigue principale (que vont-ils découvrir lors de leur expériences ?) ainsi que des intrigues secondaires (Francis Razorbak a t-il fait des découvertes intéressantes ?, qui sont les services concernés ? …) et toute la réflexion, tout au long du livre, sur la religion, la mort, la vie après la mort, et même la société de consommation, font que ce livre m’a pris du début à la fin, sans interruption. Je pense que tout le monde devrait lire ce merveilleux récit, à la fois captivant, intelligent et instructif, qui moi m’a fait rêver.

Comme vous l’aurez compris, je conseille énormément ce livre, et cette critique fut frustrante tant j’aurai aimé aborder un tas de sujet ici ! Lu en début d’année 2015, ce livre est réellement mon coup de cœur de l’année !

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins[/su_heading]

Les Plus

– Le découpage du livre et la narration, très rythmés.
– Les personnages, et surtout Michael, auxquels on peut facilement s’identifier.
– Le réalisme et la cohérence de l’univers.
– La réflexion sur la religion, les croyances, la vie, la mort, la société de consommation et la mode.
– Les extraits de textes religieux ou mythologiques, culturellement très intéressant !
– Me donne envie de lire d’autres livres de science-fiction.

Les Moins

– Quelques petites longueurs en début de roman.
– La Bataille du 14 mai, qui n’est pas la partie la plus intéressante ni la mieux écrite.

Plume-05

 

 

 

 

 

 

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion[/su_heading]

Ce fut un voyage merveilleux, tant dans mon imaginaire personnel qu’avec les Thanatonautes.

Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

3 Commentaires

  1. Salut.
    Je ne savais pas que tu l’avais lu. Moi j’ai commencé Bernard Werber avec « Le Papillon des étoiles ». Je te le conseille aussi.

    « La Bataille du 14 mai, qui n’est pas la partie la plus intéressante ni la mieux écrite. »
    C’est vrai que les batailles sont pas vraiment supers. J’ai le souvenir que c’est un peu le bazar et qu’on ne comprend pas tout.

    Répondre
    • Comme dit dans l’article, je ne l’ai lu qu’en début d’année 2015, sur les conseils de nombreuses personnes, dont Ysyhteha, Amaesis, et toi 🙂

      Et oui, même si le livre est réellement un coup de coeur immense pour toutes les raisons abordées plus haut, les batailles sont brouillonnes et effectivement on ne comprend pas tout ce qu’il se passe.

      J’ai lu le Papillon des étoiles quelques mois plus tard, sur le conseil d’un autre ami que nous avons en commun (Merci Jini !) ! J’ai complètement adoré certaines parties, comme été déçu par d’autres … La critique du Papillon est prête depuis des semaines, mais elle ne sera pas postée avant un moment (la note sera plutôt positive ;)).

      Répondre
  2. Un grand classique absolument génial !
    Par contre je trouve la partie « critique » un peu en dessous par rapport à ce que tu fais d’habitude. Là, la moitié concerne le découpage des chapitres, c’est dommage ^^

    Répondre

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