Metro 2033 – Dmitri Glukhovski

Coups de coeurs Dystopie Science-Fiction

Metro 2033

Metro 2033, paru en France en 2010 est le premier livre de la série des « Metro ». Il a été récompensé du prix du « meilleur premier roman » lors de la convention européenne de science-fiction de 2007.

Quatrième de couverture

« 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie

Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure … mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent. »

Histoire

Moscou, an 2033. Cela fait 20 ans que l’enfer nucléaire s’est abattu sur la planète. Personne ne sait qui a commencé les hostilités, enfin plus personne ne s’en souvient. Ce qui importe, c’est que le monde est maintenant froid, hostile et radioactif. Dans la capitale Russe, quelques dizaines de milliers de personnes ont réussi à trouver un refuge dans le métropolitain, lieu qu’elles appellent désormais « maison ». Dans ces sombres tunnels et stations, elles se sont organisées en factions, parfois alliées, souvent en guerre. L’homme a dû réapprendre à vivre sous la surface avec peu de moyens et dans un climat de danger perpétuel. Les bandits et les stations rivales ne sont qu’une mince menace par rapport aux monstruosités régnantes à la surface et descendant peu à peu dans les profondeurs. Seuls quelques courageux osent s’aventurer là-haut pour rapporter ce qu’il reste de civilisation. Mais aujourd’hui, plus personne n’a de contact avec l’extérieur, Moscou semble être le dernier bastion humain de la planète.

Mais une menace plus grande plane sur les citoyens du métro, elle arrive depuis les tunnels Nord. Et Artyom, un jeune homme, est-peut être le seul espoir de survie de milliers d’âmes.

Critique

Alors je suis un grand amateur de fantastique et de science-fiction, et également un fan de la saga de jeux « Metro ». Mais l’on ne retrouve dans ces derniers que 10 % de l’univers dans lequel évolue Artyom. D’ailleurs, parlons de lui.

Au départ, nous retrouvons ce jeune homme d’une vingtaine d’année dans sa station d’origine de VDNKH, pratiquement la station la plus au Nord du tout le métro. Quelques centaines de mètres après, il n’y a plus âme qui vive, du moins rien d’humain. C’est donc dans ce contexte de fun total qu’Artyom grandit et s’aguerrit. Ce n’est pas un guerrier, loin de là, il est même plutôt sensible, généreux et compatissant.  C’est donc un personnage plutôt fragile (même si le bougre manie la kalachnikov avec précision) qui évolue dans un monde d’une extrême violence. Et toute son enfance est teintée de désastres et de mort. Il n’avait que 3 ou 4 ans quand les missiles sont tombés, et il a perdu sa mère qu’un ou deux ans ensuite. Et c’est ça qui en fait un personnage attachant, car malgré tout ce qui lui est arrivé et va se passer, il s’accroche toujours, il continue à se battre pour la vie et pour les autres et c’est pourquoi il est totalement épique.

D’ailleurs c’est l’un des grands points fort de ce livre, la grande majorité des personnages qui accompagnent Artyom sont géniaux, tant dans leurs traits physiques que par leurs personnalités (vous ne verrez plus Khan de la même façon). Dmitri Glukhovski nous les décrits à travers les yeux d’Artyom, comment lui les perçoit. Et c’est une très bonne transition pour l’autre énorme point positif de l’ouvrage : la « psychologie ».

Dans son style d’écriture, l’auteur arrive à nous impliquer émotionnellement. Je ne parle pas ici d’un simple sentiment de tristesse, de colère ou autre. Non là je parle d’un tsunami d’émotions dans certains passages ! Voir même un ouragan apocalyptique dans les 3-4 dernières pages. Ce n’est pas le cas tout au long de l’histoire, mais ces passages vont vous marquer psychiquement. Surtout car il y a une telle force dans la relation entre Artyom et les différents personnages, l’on ressent son amour, sa colère, sa joie. Pas seulement d’un point de vue extérieur comme l’on pourrait avoir lorsque l’on voit deux personnes s’embrasser par exemple, mais l’on se trouve à la place du héros, nous ressentons comme lui et avec lui. Et vous vous surprendrez à tourner frénétiquement les pages lors des moments d’actions, à verser une larme lors de la mort d’un ami, à faire ce bruit distinctif et complètement humain que vous faite lors d’un retournement de situation. Et ils sont nombreux, peut-être même trop.

Et allez, un dernier point positif pour la route, c’est l’ambiance générale. Cette peur que l’on ressent, cette oppression constante, l’enfermement permanent et l’impression que quelque chose peut bondir d’un moment à un autre pour faire de nous son prochain repas. C’est l’autre qualité de l’écrivain, sa manière de décrire un lieu, un bâtiment, un couloir, et le sens du détail qu’il emploie, vous pouvez réellement voir se former devant vous les sombres tunnels du métropolitain moscovite.

Mais comme le monde n’est pas parfait, il existe quand même des points noirs dans ce livre ! Tout d’abord une erreur de traduction qui m’a fait bien rire. Dans la version anglaise, les monstres humanoïdes arrivant du Nord sont appelés « The Dark Ones », très bien traduits dans les jeux par « les Sombres ». Et bien dans la traduction nous avons le droit à un magnifique « les Noirs », ce qui donne certains passages où Artyom dit vouloir « débarrasser le métro des Noirs ». Très moyen comme choix de traduction n’est-ce pas ? Mais cela peut se justifier lors d’un passage avec des Nazis (car oui ce livre contient des Nazis).

Mais le gros point négatif du livre c’est que la mission d’Artyom consiste d’aller d’un point A à un point B. Sauf qu’entre deux, il y a beaucoup de choses … énormément même. L’on est souvent perdu dans l’espace, et vous reviendrez régulièrement aux cartes du métro situées au début et à la fin du livre. Mais ce manque de repères spatial est toujours présent. Certes c’est ce que le jeune Russe ressent, mais par pitié, donnez une carte à cet homme ! Et cela est couplé avec le fait qu’il n’y a aucun temps mort dans ses aventures, dès qu’il arrive quelque part il lui arrive quelque chose. Souvent cet enchaînement d’actions permet une lecture dynamique et les émotions s’enchaînent, mais au bout de quelque chapitres, l’on s’épuise et l’on s’étonne qu’Artyom puisse encore continuer et l’on a du mal à pouvoir s’identifier à lui.

Les plus et les moins

Les Plus

– L’ambiance générale.

– Les relations héros-personnage mais surtout héros-lecteur

– L’implication psychologique du lecteur

LA fin, oui LA, c’est le type de fin que n’importe quel roman du genre devrait avoir.

Les Moins

– Le fait qu’Artyom n’est pas un héros au départ, mais où plus rien ne semble l’arrêter au bout d’un moment.

– La perte de repères spatiaux qui peut causer une gêne, voir une rupture dans la lecture.

– « L’erreur » de traduction … Non mais sérieusement comment l’éditeur a pu lire ça et se dire « C’est bon, ça passe ! » ?!?!

Plume-05

Conclusion

C’est pour moi un classique du genre, que dis-je, un chef-d’œuvre presque parfait. Car les défauts sont vite éclipsés par le reste. Si vous êtes un amateur de post-apo ce livre doit se trouver chez vous, aucune négociation possible. Par contre je le déconseillerais à des personnes qui découvrent le genre.

Alors contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas découvert ce plaisir de la lecture aussi tôt. J'étais plus occupé à me rouler dans les champs avec mes amis. C'est en arrivant au collège et surtout au lycée ensuite que je me suis mis à dévorer des bouquins. Et j'ai surtout trouvé mon bonheur dans la Science-Fiction, l'Héroïc-Fantasy, le Post-Apocalyptique et la Dystopie. Quels auteurs je lis ? De grands classiques comme Tolkien ou Lovecraft mais aussi de "petits nouveaux" comme Dmitry Glukhovsky, Timur Vermes ou encore Max Brooks !

1 commentaire

  1. Un de mes roman préférer du genre.

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