Salades de mer aux Sables d’Olonne – Camille Siaudeau

Thriller/Polar

Salades de mer aux Sables d'OlonneParu en 2017, le roman policier est le second de l’auteur, ayant déjà publié le livre « Z comme Zombies« . Nous avons connu l’auteur lors de notre visite du salon de la Mothe-Achard !

Quatrième de couverture

« « Votre arrivée dans nos locaux est un mystère, et vous avez élégamment doublé syndicalistes et arrivistes en tout genre qui postulent habituellement dans ce qu’on pourrait appeler une voie de garage de luxe. Cependant, vous ne me direz pas le moindre mot sur les raisons de ce “parachutage” et même allez-vous invoquer le hasard, l’ancienneté. Ben voyons ! C’est de bonne guerre. Passons à des choses beaucoup plus terre à terre. Oubliez la police judiciaire, la grande, celle des héros, des Torquemada de l’ordre public. Je vous demande simplement d’arriver à l’heure, et d’en repartir également. Réglez vos dossiers dans les temps. »
Oublié, le 36 quai des Orfèvres parisien, Camille débarque dans la jolie station balnéaire des Sables d’Olonne. Entre la mise à jour des fichiers relatifs à la prostitution locale et l’affichage obligatoire de la licence des débits de boissons dans les commerces du coin, sa mutation sonne comme une promesse de sérénité. C’était sans compter sur cette drôle de femme, mangeuse d’algues, retrouvée morte sur la plage. Celui que l’on surnomme « le chat » se retrouve à devoir jouer les fins limiers. Un roman policier bien ficelé pour une plongée dans la cour des miracles.« 
La quatrième en dit beaucoup sur l’histoire, je vais donc sauter notre partie « Histoire ». Je trouve d’ailleurs qu’elle en dévoile un peu trop …

Critique

Comme dit plus haut, nous avons découvert ce livre lors du salon du livre de la Mothe-Achard, où l’auteur n’était pas présent mais très bien représenté par une femme très charmante.
Le livre m’intéressait au départ, et mon achat a été encouragé par une longue demie-heure d’échange avec cette femme, Anne, à parler de beaucoup de sujets.

Rentrons dans le vif du sujet ! Je vais changer un peu la formule habituelle et vais résumer en deux phrases mon point de vue sur le livre : le roman possède beaucoup de qualités, tant dans ses personnages, dans son intrigue assez originale, son approche du roman policier ; mais il possède aussi un énorme défaut, à mon humble avis, qui est la plume de l’auteur.

Oui, les personnages sont vachement bien faits ! Ils sont tous très humains, d’abord, et sont très attachants dès le départ. On sent qu’on a affaire un peu à monsieur et madame tout le monde avec qualités et défauts. Le héros, Camille, est un peu trop malin par rapport aux autres et un peu chanceux aussi, mais ça fait son charme, et c’est quelque chose qu’on peut pardonner facilement.
Les autres personnages, qu’ils soient collègues de Camille, patrons, prostituées, dame-pipi ou gérant de club de nuit, sont bien fichus aussi, et le tout donne une galerie de personnages hétéroclite et un côté très réel au récit.
D’ailleurs, le récit est très réel. Il n’y a pas une scène où j’ai senti que l’auteur était parti dans un truc fantaisiste et s’était perdu en chemin. Non, tout le récit est cohérent.

D’ailleurs l’histoire se déroule en une semaine, et on suit Camille dans ses pérégrinations chaque jour de la semaine, alors qu’il vient juste d’arriver aux Sables d’Olonne. Le rythme est à la fois lent et intense. L’enquête avance lentement au départ, malgré beaucoup de scènes et pas mal de bougeotte pour Camille et ses collègues. Et, jusqu’à la fin, il va y avoir une avalanches de scènes et de situations, toute fois avec un rythme assez doux. Le résultat m’a vraiment plu. L’auteur n’utilise pas d’artifices pour tenter de retenir le lecteur, et le plaisir de lecture se fait de lui-même, n’étant pas non plus noyés sous des informations ou des rebondissements.

Ayant travaillé dans la police, l’auteur nous livre aussi une vision intéressante de la police à l’intérieur. J’ai trouvé cet aspect très intéressant, bien que je doute un peu du degré de réalisme de tout ça. C’est en tout cas très bien retranscrit de ce côté-là, ce qui a rendu la lecture plaisante là aussi.

Pour parler enfin de ce fameux défaut, je vais m’expliquer : je n’ai que moyennement apprécié la plume de Camille Siaudeau. Que ce soit dans les dialogues ou dans le corps du roman, tout n’est que métaphore, comparaisons et autres références. Il n’y a pas une phrase sans métaphore, surnom ou argot, et j’ai trouvé que ça rendait le récit très haché trop souvent, même si ça fait mouche quelques fois.
De plus, les dialogues, composés de la même manière, m’ont parus irréels quand il s’agissait de certains personnages, qu’on imagine difficilement soutenir un tel langage (la jeune et jolie dame-pipi ou même Zohra, l’immigrée berbère sans éducation et qui tenait un bar miteux dans Paris).
L’utilisation permanente de surnoms ou d’argot (chaque personnage possède trois ou quatre appellations au moins) casse le rythme du livre, nous poussant souvent à réfléchir pour comprendre de quoi ou de qui l’auteur parle.

C’est tout de même un livre que je recommande, ne serait-ce que pour ses personnages vraiment bien faits et pour ce récit très réaliste. Attention tout de même si vous êtes en pleine cure afin d’arrêter l’alcool, les personnages boivent des coups trois fois par jour !

Les plus et les moins

Les Plus

– De très, très bons personnages !
– Un rythme lent, mais intense
– Un récit réaliste et parlant
– Immersion dans la police vu de l’intérieur

Les Moins

– Trop de métaphores, surnoms, argot …

Plume-04

Conclusion

C’est un petit livre (260 pages) qui se lit rapidement et vous fera certainement passer un bon moment, si la forme ne vous dérange pas !

Sideara
Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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