La Louve et la Croix – S.A. SWANN

La Louve et la croix est un roman fantastique écrit par S. Andrew SWANN, paru aux Etats-Unis en 2009 et traduit en français l’année suivante par les éditions Bragelonne.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« An de grâce 1221
Au coeur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre de l’Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons.
Grâce à lui, l’Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens.
Or l’un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même.
Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime… »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Ce roman, qui nous plonge dans une ambiance moyenâgeuse, va nous permettre de suivre les aventures de Lilly, mystérieuse jeune femme, présentée comme un monstre, et d’Udolf, jeune homme manchot adopté par des paysans dans son enfance suite au massacre de ses parents quand il était jeune. Tout semble pousser les destins des deux jeunes gens à s’entremêler inextricablement…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

« C’est un beau roman. » fut ma première pensée en fermant les pages de ce livre. Un ami passionné d’histoire me l’a prêté, un jour où je ne savais plus quoi lire. Un livre qui parle de loups-garous et de Templiers : ça ne peut que me plaire ! En effet, je n’ai pas été déçue.

Excellemment réaliste, je me suis attachée à tous les personnages (même à Erhard, et je n’ai pas pu m’empêcher parfois de comprendre ses actions même si moralement elles restent discutables. En effet, l’auteur sait nous faire passer avec finesse toutes les pensées des personnages. Et « Quand on t’a élevé de cette manière, que tu n’as connu que cette façon de faire et qu’on ne t’a jamais laissé la possibilité de réfléchir par toi même », on peut comprendre parfois ce que moralement on réprouve si justement on sait nous même réfléchir.

Les personnages sont d’une justesse touchante : on ne verse pas dans les clichés du genre habituels (le chevalier sans peur, la femme en détresse, le fermier bas de plafond). Chaque personnage a plusieurs facettes de personnalité, qui sont exploitées finement dans chacune des pages du livre. Ainsi, le chevalier ressent des doutes, de la culpabilité parfois et même de la crainte (envers une créature surnaturelle comme envers ses supérieurs) ; la femme en détresse a beau être touchante de fragilité et ingénue la plupart du temps, elle peut également arracher la tête de ses ennemis à mains nues et le fermier bas de plafond ne l’est pas tant que ça : il a su trouver tout au long de sa vie des moyens de compenser le fait qu’il a perdu un bras dans son enfance pour continuer quand même le travail à la ferme tout en gardant un humanisme et une générosité sans nom.

L’histoire est dosée habilement : les batailles et les scènes plus calmes s’enchainent sans créer de temps mort, le suspense est présent tout au long du livre et nous fait battre le coeur à plusieurs reprises. Habituée du genre, je me targue en général de deviner la fin du livre avant de la lire, mais pas cette fois-ci. Enfin, pas totalement. Certaines ficelles sont grosses comme les câbles du pont de San Francisco (l’histoire « d’amour » principalement et les réactions des personnages face à cela), mais peut-être suis-je justement trop désabusée ? Quoi qu’il en soit, quelques cliffhanger sont savamment placés au cours de l’histoire pour qu’on ne s’ennuie pas à la lecture et qu’on ne devine jamais vraiment la fin. Bien sûr, si on est attentif il nous sera possible de deviner certains éléments du tableau final, mais jamais sa totalité.

Question émotions, je me suis surprise à avoir le coeur serré parfois, à me sentir révoltée à d’autres moments : l’auteur sait nous faire ressentir ce qu’il a besoin qu’on ressente pour faire avancer l’histoire. Cela fait plusieurs de mes critiques où vous pouvez lire « à ne pas mettre entre toutes les mains », et ça va être encore le cas, mais pas pour les raisons habituelles. En effet, cette fois-ci, c’est pour les détails de certains passages (qui ne poussent pour une fois pas vers le gore comme dans la plupart de mes lectures) qui décrivent des scènes de violence avec une justesse et une grâce terrible que je le déconseille pour les plus jeunes.  Sipar contre vous êtes un peu plus averti, que vous êtes passionné d’histoire ou de ce genre de littérature, foncez ! Très bien écrit, ce roman vous fera voyager dans une époque qui fascine nos auteurs.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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[su_service title= »Les Plus » icon= »icon: thumbs-o-up » icon_color= »#6ebc4b »]

– Le rythme du récit

– Les personnages, toujours d’une justesse émouvante

– La partie « historique », très réaliste et à mon humble avis très bien documentée

– L’histoire en elle-même et la façon dont elle est racontée

– Les cliffhanger dissimulés tout au long du récit qui rythment la lecture[/su_service]

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[su_service title= »Les Moins » icon= »icon: thumbs-o-down » icon_color= »#801216″]

Pour une fois, je n’ai aucune idée de quoi inscrire ici…

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

En conclusion, c’est un très bon livre, que j’ai dévoré en une journée. Divertissant et rythmé, je le conseille vivement aux amateurs du genre !

Le Miroir de Peter – John Ethan PY

Le Miroir de Peter est le troisième roman de John Ethan PY, paru aux éditions de l’Homme Sans Nom. C’est un livre que j’ai eu la chance d’acheter et de pouvoir faire dédicacer par l’auteur aux Imaginales de cette année.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Lorsqu’on propose à Satiajit Wilcox la psychanalyse de George Mothershield, le plus célèbre auteur de romans d’épouvante, il y voit une aubaine pour sa carrière.

Mais ses ambitions tournent court. Le romancier se montre insaisissable et paranoïaque, hanté par une sombre machination que monterait tout Hollywood par ses films et visant à créer une image aux effets dévastateurs.

Que cachent en réalité l’étrange personnalité de George Mothershield, son obsession et ses romans si effroyables ? Et surtout qu’en est-il de ce lien étrange qu’il prétend avoir avoir avec un certain Lewis Carroll, auteur d’Alice au pays des Merveilles ?

Basculant dans une course contre la montre aussi effrénée qu’effrayante, Satiajit devra démêler le vrai du faux et découvrira des révélations le concernant à même de faire basculer son monde dans le chaos. »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

On va suivre dans ce roman le point de vue d’un psychanalyste récemment installé sur Hollywood, et à qui on propose de psychanalyser George Mothershield, l’un des plus célèbres auteurs d’épouvante de son temps. Seulement, les exigences du client de Sati sont étranges, voir abracadabrantesques, et quitter sa femme enfin enceinte pour suivre les demandes de Mothershield va lancer une suite d’évènements auxquels Sati n’arrivera pas à se soustraire…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Le jour des Imaginales, j’ai eu énormément de mal à faire un choix pour sauver mon portefeuille déjà amaigri d’une mort certaine par dépenses trop importantes. Cependant, en arrivant au stand de l’Homme Sans Nom, j’ai eu un gros coup de cœur pour le travail de John Ethan PY, et j’ai été bien en peine de choisir lequel de ses livres j’allais emporter avec moi. Cependant, ayant fait deux ans de psychologie, j’ai choisi d’acheter celui de ses livres dans lequel le thème de la psychanalyse semblait tenir la plus grande part du récit, et j’ai été loin d’être déçue.

Très bien documenté, Le Miroir de Peter regorge de références plus ou moins évidentes, qu’elles soient cinématographiques, musicales ou encore concernant la photographie ou la fabrication de miroirs. On a ainsi énormément de références au travail de Kubrick, de Lewis Carroll évidemment puisqu’Alice tient une place centrale dans l’histoire, des Pink Floyds avec leur morceau Echoes qui apparaît également comme un élément central de l’histoire, ainsi que la figure de l’enfant éternel. Dans les références moins évidentes, on a la scène des sirènes dans le film O Brother Where Are Thou (d’ailleurs écrivant cela je viens de me rendre compte que c’est un indice évident comme le nez au milieu de la figure, et pourtant j’ai rien vu avant !!! Une preuve encore du génie de l’auteur… Et d’ailleurs, si vous passez par là, je ne vous remercie pas : j’ai fredonné la chanson tout le reste de la journée…). A la fin de l’histoire, on se rend compte que tout est un parallèle avec les aventures d’une grande figure de la mythologie (je n’en dis pas plus…) et tout cela est mené d’une main de maître car on ne le voit que lorsque cela nous est révélé en même temps qu’à Satiajit. Je ne parlerai même pas du seul film qui n’est pas explicitement cité (mais on comprend très bien duquel il s’agit si on l’a vu, et c’est un très beau clin d’œil à un auteur de génie soit dit en passant), intriqué dans l’histoire avec brio.

En bref et sans en dire plus, toutes ces références rassemblent un grand nombre de mes films, livres, et contes préférés, et il est préférable de les connaître au moins grossièrement pour saisir toutes les subtilités qu’ils apportent à l’histoire. D’ailleurs, je pense qu’une seconde lecture pourrait apporter une nouvelle vision des choses quand on connaît le dénouement de l’histoire.

Le style d’écriture est agréable et mêle fiction avec un moment précis en particulier qui a réellement existé, le rythme du récit est exactement dosé, sans jamais nous laisser de répit, nous tenant en haleine du début à la fin. Le thème du miroir, présent tout au long du récit, est un admirable moyen de nous faire également réfléchir sur un nombre incalculable de détails et de choses sur notre quotidien. Je n’ai pas réussi à lâcher le livre avant d’en connaître la fin, et plus on arrive vers la fin de l’histoire, plus le rythme s’intensifie, toujours de façon magistrale.

Les personnages sont attachants (particulièrement le héros évidemment, mais j’ai également eu un gros faible pour George : c’est un homme imprévisible et énigmatique, qu’on ne peut pas haïr, même si parfois il nous énerve un peu. Martha quant à elle est insupportable du début à la fin : insaisissable, mystérieuse et hautaine, elle fait sentir que c’est elle qui maîtrise la situation).

En bref, chaque détail et jusqu’aux nom des personnages est un indice quant à la fin de l’histoire, et c’est mené d’une main de maître puisqu’on ne se rend compte de rien et je pense encore une fois que j’ai pu louper quelques uns de ces indices… J’ai vraiment adoré ce livre qui est un de mes coups de cœurs du moment, et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire un autre des livres de l’auteur.

Attention cependant, certaines scènes de l’histoire sont difficiles et à cause de cela, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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[su_service title= »Les Plus » icon= »icon: thumbs-o-up » icon_color= »#6ebc4b »]

– Le rythme du récit

– Les indices disposés tout au long du récit, et la façon dont ils éclairent d’une nouvelle façon l’histoire quand on l’a terminée.

– Les personnages et la façon dont ils sont présentés

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– Certaines scènes de l’histoire qui peuvent choquer les moins avertis

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Lecture qui m’a beaucoup marquée, à l’instar de Puzzle de Thilliez par exemple. Il va rejoindre ma pile des livres qui m’ont assomée à la fin de leur lecture. Très agréable à lire, extrêmement bien documenté, en bref, j’ai adoré.

Encore une fois attention cependant à certaines scènes qui peuvent être difficiles à lire.

Tarots – Bernard Matteï

Tarots est un roman paru chez Ipagination que la maison d’éditions a eu la gentillesse de nous envoyer afin que nous en fassions la critique.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Marseille.

Une femme de ménage, un chercheur de haut niveau, un aliéné mental sont tour à tour assassinés, selon un même mode opératoire. A chaque fois, le meurtrier laisse sur place une carte du tarot de Marseille. Sa signature. Mais quel peut être le lien unissant ses victimes ?

Le comissaire Mancini, avec l’aide de son ami Jérôme Chaudoin, ex-archiviste de la Criminelle, va être entraîné dans un jeu de piste auquel l’assassin l’a convié. Commence alors une traque sans merci… »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Dans ce livre, on va ici suivre les réflexions de Mancini qui va tenter de résoudre cette affaire, pour le moins étrange, dans un Marseille contemporain.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

C’est un livre qu’Ipagination a eu la gentillesse de nous envoyer pour que nous en fassion la critique. Cependant, tout ce qui est écrit ci-dessous reste du domaine de mon ressenti personnel et n’est pas dirigé par le fait que nous ayons reçu ce livre directement de leur part.

L’histoire commence par plusieurs petits encarts concernant la vie de Liane, d’abord petite fille puis jeune adulte. Ensuite, on n’entend plus parler de ce personnage durant un long moment, ce qui m’a laissé perplexe de prime abord : quel intérêt d’utiliser ce personnage comme scène d’exposition pour qu’ensuite elle disparaisse durant la quasi totalité du livre ?

Concernant le thème du Tarot présent tout au long de l’histoire, l’auteur est très bien renseigné, particulièrement en ce qui concerne la symbolique de chaque carte et la façon de les interpréter. Par ce fait, c’est toujours très bien intégré à l’histoire et lorsque Mancini écoute son ami Chaudoin lui expliquer la symbolique des cartes, c’est toujours très compréhensible et intéressant. D’ailleurs, ces deux personnages se réunissent presque à chaque fois devant un bon repas toujours très détaillé, et à chaque fois j’avoue que ces descriptions m’ont donné faim. Je ne suis pas assez bonne en cuisine malheureusement, mais les plus doués peuvent certainement garder en idée de repas ces recettes et associations avec des vins proposées au long du récit.

Revenons-en à l’histoire elle-même. Plutôt sceptique au début, j’ai peu à peu changé d’avis, même si parfois j’ai eu du mal à voir les références au tarot dans les scènes de crime avant qu’elles ne soient découvertes par les enquêteurs de l’équipe de Mancini (peut-être parce que je n’y connais rien en tarot ?). Tout est parfaitement orchestré, et même si la plupart du temps j’arrive à deviner la fin avant de terminer le livre, toutes mes conjectures se sont ici avérées fausses, et la fin m’a beaucoup surprise. Le cliffhanger final est vraiment étonnant et je ne m’en suis pas douté une seule seconde.

Le rythme du récit, parfois un peu lent, n’est cependant pas rebutant et plutôt agréable, et les personnages sont parfaitement dosés : quand les personnages sont décrits comme rebutants ou insupportables on le ressent nous même, quand ils sont décrits comme fous ils nous mettent mal à l’aise… J’ai vraiment aimé la façon qu’à l’auteur de présenter et de régenter ses personnages.

Cette lecture était vraiment agréable, et je la conseille même pour les plus jeunes si ce sont des lecteurs aguerris, car les thèmes abordés, bien que difficiles parfois, sont tout à fait lisibles malgré tout.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– Le cliffhanger final, très surprenant

– Le thème du tarot qui est très bien abordé tout au long de l’histoire

– Les personnages et la façon dont ils sont présentés

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– Quelques longueurs dans le récit

– Le fait que Liane soit utilisés comme scène d’exposition puis absente pendant presque tout le reste du livre

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

C’est un livre très divertissant et agréable à lire, que je conseille pour une après-midi au parc par exemple.

Avec Maman – Alban Orsini

Avec Maman, c’est un roman par SMS (oui oui vous avez bien lu…) publié en 2014, tiré apparemment d’un site Web d’après la mention sur la quatrième de couverture, et illustré par Vivilablonde.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Avec Maman est une fiction qui retrace l’histoire de maman et de son fistion que l’on découvre au fil de leurs échanges de textos. Ce récit drôle, touchant et parfois surréaliste nous parle de liens parent / enfant et du décalage entre les générations. Au fil des pages on s’attache aux personnages on en découvre de nouveaux et on s’identifie. Inattendu, hilarant, captivant mais aussi bouleversant, ce livre est le témoin de son époque… aujourd’hui, les histoires s’écrivent aussi en SMS. »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Comme dit plus haut, on va suivre ici les échanges de SMS entre une maman et son fils… Je ne peux pas vous en dire plus sans spoiler.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Emprunté à la BU dans une envie de changement, j’ai vu « roman par SMS », et je me suis dit tiens, pourquoi pas… Au final, cette lecture s’est révélée à la fois divertissante (avalée en une vingtaine de minutes, parfaite pour une salle d’attente ou dans le train par exemple) et un peu triste (la fin m’a brisé le cœur).

On suit un échange de SMS entre la maman, qui découvre les smartphones, et son fils, mi-amusé, mi-frustré par les messages que lui envoie sa mère à toute heure du jour ou de la nuit. J’ai reconnu souvent la mère dans les SMS que nos parents peuvent nous envoyer, je me suis reconnue parfois dans les réponses du fils, c’était vraiment drôle et parfois émouvant.

C’est vraiment un récit par SMS, à savoir qu’on n’a pas de paragraphes, que des bulles comme dans le smartphone à la pomme, c’est assez surprenant au début et puis au final on se laisse porter, et ça fonctionne vraiment pas mal puisque j’ai dévoré le livre ! Par contre, l’histoire est des plus banales (clivage entre le fils qui sait se servir de la technologie et qui aimerait avoir son indépendance tout en restant dépendant de ses parents et entre la mère qui apprend à se servir d’un smartphone et qui est parfois un peu étouffante pour son garçon).

Courte partie critique, à l’image du temps dont on a besoin pour lire le livre, malgré son épaisseur, mais les SMS se lisent vite. Très bon moment passé pendant cette lecture.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– Le format du récit

– Le fait qu’on puisse parfois se reconnaître dans les personnages, qui sont très attachants

– L’accessibilité du format (même un petit lecteur peut le lire vite)

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– La fin, un peu mi-figue, mi-raisin…

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Lecture très agréable, que je recommande à tous dans un but divertissant. Les illustrations sont sympa qui plus est ! Foncez, si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête, c’est le livre qu’il vous faut !

Red Flag – Mira GRANT

Red flag est le tout dernier tome du tryptique Feed de Mira GRANT, dont j’ai déjà critiqué les deux premiers tomes ici. Cette critique va donc être une update de la précédente (si vous ne l’avez pas lue, je vous conseille donc de la lire avant de lire ceci.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Plus que jamais hanté par sa sœur Georgia, Shaun Mason doit aussi faire face au poids de la culpabilité : n’est-ce pas son entêtement à faire éclater la vérité qui a poussé ses ennemis à utiliser le virus à grande échelle et à transformer la Floride en un no man’s land infesté de zombies ? Mais à présent qu’il est immunisé, il compte bien aller jusqu’au bout de son enquête et révéler au grand jour le complot qui semble toucher les plus hautes sphères de l’Etat. »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Comme dit précédemment, ce livre est la suite des deux premiers tomes de Feed. On retrouve donc nos personnages préférés dans leur univers post-apocalyptique infesté de morts qui marchent.

Dernier tome de la série, on va ici suivre un Shaun marqué par les apparitions de sa sœur bien-aimée et de… Goergia Mason elle même (no spoil, puisque le livre commence sur un chapitre la concernant) ! Comment vont-ils se retrouver ? Est-elle vivante ? Morte ? Fait-elle partie de l’esprit dérangé de Shaun ou bien est-elle revenue d’entre les morts ? Si oui, sous quelle forme ? (Shaun lui a quand même éclaté le cerveau rappelons-le…) Vont-ils réussir à faire éclater enfin la vérité au grand jour ? Autant de questions auxquelles va répondre ce troisième opus.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

« Bordel de Dieu ». Oui, c’est souvent ma réaction quand je finis des livres dans lesquels j’ai été happée, parce que je suis tellement dedans qu’une fois que ça s’arrête je suis incapable d’aligner ne serait-ce que deux pensées cohérentes. Eh bien, encore une fois, ça a été le cas ici. Encore une fois, un récit haletant, alternant phases d’introspection (c’est beaucoup le cas au début avec Georgia, ça a d’ailleurs été un peu pénible à certains moments, mais cela reste indispensable à l’histoire et tout à fait justifié) et phases d’action haletantes.

D’ailleurs, Georgia ? Georgia ?! On a des parties de récit concernant Georgia, dans le même axe temporel que Shaun ? Au début j’étais sceptique, et puis finalement… Les choses sont si bien présentées qu’on ne peut qu’adhérer, et je l’ai retrouvée avec plaisir !

Dans le même temps on retrouve un Shaun plus tourmenté que jamais (et je réitère : je déconseille ce livre à des lecteurs non-avertis ou jeunes) : il flirte avec la folie mais continue à mener d’une main de fer son petit roupe de rédacteurs pour enfin faire éclater la vérité (même s’il hésite plusieurs fois à se faire sauter le caisson, mais c’est une autre histoire…).

L’univers est encore une fois tout à fait cohérent (et ça en ferait presque peur parce que j’ai entrevu par moments ce que pourrait devenir notre monde si on continue la surmédiatisation absolue de tous les aspects de noter vie, couplé à une surprotection paranoïaque de la société… ça donne pas envie, je vous l’assure!), et encore une fois Mira GRANT sait nous faire passer tous les aspects techniques et ayant trait à la virologie de façon brillante.

On retrouve avec joie nos personnages préférés (Shaun… Vous aurez compris que je l’aime d’amour !) et on en découvre d’autres (comme la Renarde) qui sont tout de suite adoptés (du moins je les ai tout de suite adoptés).

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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[su_service title= »Les Plus » icon= »icon: thumbs-o-up » icon_color= »#6ebc4b »]

– Le rythme du récit, toujours aussi bien dosé

– Les aspects techniques toujours aussi bien éxpliqués

– Les références bien expliquées pour la plupart

– Les personnages (anciens comme nouveaux) toujours aussi attachants

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– Certains passages de l’histoire, à ne pas mettre dans toutes les mains du fait des thèmes abordés (violence, folie…)

–  Le fait que ce soit la fin

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Comme les deux premiers tomes, je n’ai pas pu décrocher une seule seconde tant que je n’avais pas terminé le bouquin. Toujours aussi prenant, aussi bien ! Encore une fois, un titre à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes ou des lecteurs non-avertis.

Une dernière chose : JE LE SAVAIS !!! JE SAVAIS QU’IL SE PASSAIT QUELQUE CHOSE DE PLUS ENTRE EUX !!! Ahahaha !

Le Diable s’habille en Prada – Lauren Weisbeger

Le Diable s’habille en Prada et Vengeance en Prada sont deux livres écrits par Lauren Weisbeger et qui ont chacun fait l’objet d’une adaptation cinématographique, constituant pour chacun des classiques.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrièmes de couverture [/su_heading]

«Andrea n’en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l’a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans» va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestingieux magazine de mode New-Yorkais ! Et devenir l’assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andrea : des milliers de filles se damneraient pour être à sa place ! Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêve se cache un enfer peuplé de talons aiguille et de langues de vipère. Leur raison de vivre ? Répondre à TOUTES les angoisses existentielles de la déesse Miranda. Justement, cette dernière vient de trouver une nouvelle victime de la mode : « An-dre-ââ »… »

« Cela fait dix ans qu’Andrea Sachs a démissionné du magazine Runway, dix ans qu’elle a plaqué Miranda Priestly et ce job d’assistante pour lequel « des milliers de filles se damneraient ». La papesse de la mode et ses satanées exigences ont eu raison de sa détermination. Depuis, Andy et Emily, son ex-collègue et ancienne ennemie jurée, ont joint leurs forces pour fonder une magazine de mariage haut de gamme, The Plunge, devenu la référence incontournable. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de clavaire lui paraissent bien loin désormais, bien qu’elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et The Plunge lui fait envie. Autant dire qu’elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir… Le diable est de retour, plus infernal que jamais ! »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

New-York, entre l’uptown et ses rêves pleins de pailette, et middletown chez andrea l’étudiante pour le premier tome, et dans l’uptown presque tout le second tome.

On va ici suivre les pérégrinations d’Andrea , fraîchement diplômée de son école de journalisme, en quête d’un petit boulot pour se faire de l’expérience avant de rentrer dans un journal prestigieux. C’est tout à fait au hasard (au contraire de ce que nous laisse croire la quatrième de couverture du premier tome), qu’elle va postuler chez Runway en tant qu’assistante personnelle de Miranda, mais cela pourrait lui être plus que bénéfique, à conditions qu’elle parvienne à tenir une année entière…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Comme vous l’aurez remarqué, j’ai rassembl » les deux tomes en une seule critique. Vous vous en doutez, ce n’est pas de très bonne augure… J’ai emprunté ces livres à la BU, parce que je connaissais la licence de nom mais n’avait ni lu les livres ni vu les films, et je me disais que pour ma culture personnelle, ce serait bien de savoir un minimum de quoi il retournait. Et ça a été un calvaire pour moi.

Ce n’est pas du tout le genre de livres que j’affectionne ni que j’ai l’habitude de lire. Dans un autre genre littéraire, ça m’a un peu fait penser à 50 Nuances (je me suis arrêtée après quatre chapitres, parce que c’était vraiment trop dur de continuer à lire ça). L’histoire est longue, mais longue ! J’ai cru que je n’en verrai jamais le bout ! Après, c’est divertissant, certes, mais bon, chaque livre aurait pu être diminué de moitié, tellement le personnage principal est indécis ! C’est un pas en avant, trois pas en arrière… Une horreur, et ce, dans un tome comme dans l’autre !

Les personnages sont tous plus clichés les uns que les autres (particulièrement ceux du monde de la mode : le styliste gay efféminé, les sosies anorexiques à l’accueil, les cantines qui sont là pour faire joli parce que personne ne veut prendre trois grammes…). Cette volonté de dénoncer le monde de la mode aurait été tout à fait honorable, si cela avait été présenté d’une autre manière, parce qu’on s’enfonce dans le cliché page après page…

Andrea ne cesse de tourner en rond, balançant entre la haine et la résignation pour Miranda dans le premier tome, et le stress post-traumatique et l’évitement dans le second. Les histoires d’amour qu’elle enchaîne restent dans le domaine du cliché (le petit ami pauvre de départ s’en va quand elle travaille pour Miranda, elle couche avec un riche auteur et se marie avec un riche magnat des affaires dans le second tome, avant de revenir vers son première amour à la fin du second tome).

Bref, c’était pas du tout une partie de plaisir, et c’était vraiment pour ma culture personnelle !

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– Le fait que l’auteure ait essayé de dénoncer les abus du monde de la mode, même si ce n’était pas des plus réussi

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– Les personnages

– Le rythme du récit

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout adhéré. Cependant c’était divertissant, si on apprécie ce genre de livres, et qu’on veut incrémenter sa culture personnelle d’un classique de la littérature dans ce genre…

Player One – Ernest Cline

Player One est un roman d’Ernest Cline paru en 2015.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« 2044. La Terre est à l’agonie. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe la majeure partie de son temps dans l’OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliard de dollars ! Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne… »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

On va être plongé ici dans un univers post-apocalyptique, où les Hommes vivent par procuration dans un Univers virtuel…

On va suivre Wade dans sa quête pour enfin trouver les trois clés disséminées par le créateur de l’OASIS. D’abord la risée des autres joueurs, persuadés après des années de recherches infructueuses que les clefs n’existent pas en réalité, sa quête va vite devenir le centre de toutes les attentions…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas « juste un bouquin où on va suivre le quotidien d’un petit geek du futur », bien au contraire ! C’était ce que je pensais quand je l’ai acheté, mais j’ai bien vite changé d’avis.

Truffé de références diverses (à Perceval pour le pseudo du héros, aux années 80’s dans presque tout le reste du livre), c’est un petit bijou. N’étant pas une adepte des années 80’s, je n’ai pas pu saisir toutes les références, mais elles sont souvent explicitées (et bien de surcroît) par l’auteur qui sait nous faire passer ainsi tout l’amour qu’il a pour cette décennie… Est-il geek lui même ou bien a-t-il grandi durant cette période ? Quoi qu’il en soit, j’ai bien l’impression qu’il a inspiré (au moins par sa connaissance des années 80’s) le personnage de Halliday / Anorak.

Véritable encyclopédie quant à la vie de son héros, Wade / Parzival s’est jeté à corps perdu dans la quête des trois clefs, pour pouvoir s’extraire de la pauvreté extrême dans laquelle il a grandi : squattant entre la buanderie de la caravane de sa tante, tout en haut d’une des piles les plus instables de son quartier, et une carcasse de voiture enfouie totalement sous une autre pile à l’autre bout du quartier, il aurait bien besoin de quelques sous supplémentaires, d’autant que la vie est extrêmement chère, tant dans le monde réel que dans l’OASIS, où il va à l’école, et où la plupart des emplois sont à pourvoir. La Terre est ravagée par la pauvreté, l’argent a cours dans l’OASIS et dans le monde réel, mais la vie est tellement difficile que la plupart des gens préfèrent se perdre dans l’OASIS en oubliant leur véritable identité.

Le rythme du récit est très bien dosé : au début il est presque long, tellement il faut de temps à l’auteur pour poser les bases du récit, mais une fois que c’est fait, le rythme s’intensifie jusque la dernière page. Les phases d’action sont également très bien dosées, rendant le récit haletant : je n’ai pas réussi à poser le livre avant de l’avoir terminé, et ce en une après-midi.

Roman d’amitié, de rivalité et d’anticipation, le livre nous met en garde sur ce que pourrait devenir le monde dans un futur où la technologie prendrait toute la place à défaut de la véritable vie. J’ai beaucoup aimé, et le recommande pour tous : que vous vouliez faire lire un ado peut habitué aux livres, que vous ayiez envie de lire quelque chose de différent, c’était une lecture des plus agréables et sympathique.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– L’histoire, très agréable à lire

– Le rythme du récit

– Les références bien expliquées pour la plupart

– Les personnages

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– Que l’histoire s’arrête là ?

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

En bref, j’ai adoré. C’est un gros coup de cœur que je recommande vivement !

U4.Koridwen – Yves GREVET

U4.Koridwen est l’une des quatre parties de l’histoire de quatre adolescents découpée en quatre romans écrits par quatre auteurs différents. Cette histoire est l’une des histoires parues lors de la rentrée littéraire 2015.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

U4 nous plonge dans une France futuriste, dans laquelle un virus fait des ravages sur la population, et où les seuls survivants, tous adolescents, sont livrés à eux-même .

Dans cette partie de l’histoire, on va suivre Koridwen, ou Kori, dans sa quête vers Paris, pour essayer de mettre fin à l’épidémie qui touche toute l’Europe.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

A la base, quand mon amie libraire m’a conseillé ce livre, j’ai eu des doutes. Une seule histoire, écrite de quatre points de vue différents, par quatre auteurs différents, dans quatre livres différents, où les personnages se croisent ? J’avais de sérieux doutes quant à la qualité d’écriture de ce projet. J’ai bien vite changé d’avis, même si je n’ai pour l’instant lu que la partie de Kori (mais les autres vont très certainement bientôt suivre, et je vous ferai bien évidemment un point dessus).

Je n’ai pas ressenti de « coupure » dans les dialogues ou le style d’écriture quand Kori rencontre les autres personnages, et l’histoire est très bien racontée. Le rythme est très agréable, sans à-coups, et j’ai adoré lire ce livre.

Kori est une jeune fille très débrouillarde, pas du tout dans le cliché de la jeune fille en détresse (c’est même plutôt le contraire, elle fait ce qu’elle peut et ce qu’elle a à faire pour survivre malgré la catastrophe qu’elle vit). Malgré quelques penchants fantastiques, l’histoire reste très crédible dans le genre prédiction possible du futur.

C’est un roman très agréable à lire, qui convient tout à fait aux jeunes lecteurs pré-ados, ou pour donner envie de lire à quelqu’un qui lit peu.

Cette critique est très courte pour le moment, mais je la compléterai quand j’aurai lu le reste de la saga.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– L’histoire, très agréable à lire

– Koridwen, très attachante (comme tous les autres personnages d’ailleurs)

– Le rythme du récit

– Le suspense très présent vers la fin du livre et très bien dosé

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– Certains passages qui sont survolés alors qu’ils gagneraient à être plus développés (peut-être le sont-ils dans les autres opus ?)

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Pour le moment, cette saga me paraît très intéressante, et je la recommande vivement aux plus jeunes de nos lecteurs, qui n’ont pas peur d’un livre épais : le tome de Kori pèse 400 pages, et les autres sont à peu près du même format.

Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck

 

Nous rêvions juste de liberté est le tout dernier livre de Loevenbruck, paru en 2015.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.


Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté. »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Nous rêvions juste de liberté nous envoie aux côtés de Bohem sur les routes des Etats-Unis.

Providence. Hugo Felida vit dans une roulotte dans le jardin de ses parents, avec qui il ne s’entend pas tellement. Alors qu’on le force à entrer dans une école « bon chic bon genre », lui qui est plutôt du genre voyou, il va rencontrer Freddy et sa bande et expérimenter pour la première fois ce qu’est la vraie amitié.

Nous rêvions juste de liberté, c’est l’histoire d’un groupe de gosses un peu abîmés par la vie, qui vont grandir ensemble, à la vie à la mort. C’est l’histoire de la bande à Freddy, des Spitfire, du président d’un MC, d’un « 1% » qui va revendiquer son droit à la liberté jusqu’au bout…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

« Bordel de Dieu ». C’est la seule chose que j’ai été capable de penser quand j’ai fini ce livre. Comme vous le savez peut-être, je suis une inconditionnelle de Loevenbruck, je n’ai donc pas hésité quand j’ai su qu’un autre de ses livres était sorti. Je n’ai pas été déçue, et je dois avouer que ce livre vient de détrôner L’Apothicaire, qui était jusqu’à présent mon livre préféré de Loevenbruck.

L’auteur a encore une fois changé de style, quittant les thriller pour écrire un roman initiatique, « semi-autobiographique » selon ses dires (voir notre « Mot de l’auteur » dans lequel Loevenbruck a accepté de répondre à nos questions). Cette fois, on a l’impression de lire une lettre qu’un ami, un frère nous a écrit pour nous expliquer pourquoi il est parti. Et foutre dieu, je dois avouer que c’est sacrément bien écrit. On a vraiment l’impression de connaître Bohem, le héros, depuis toujours, et on est attaché à lui dès les premières pages. Et jusqu’aux dernières.

Les autres personnages sont tout aussi attachants, tous un peu cassés par la vie, un peu fous, des gosses qui ne rêvent que de liberté. L’histoire nous happe dès les premières pages et ne nous laisse pas l’occasion de reposer le livre tant qu’on ne l’a pas terminé, nous laissant un peu hagards.

Cependant, ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains : parfois les thèmes abordés sont durs (tout autant que les personnages d’ailleurs), et les mots utilisés sont crus, car les personnages parlent sans filtres. On se retrouve alors devant des scènes de débauche, dans lesquels l’alcool et la drogue coulent à flots, ainsi que certaines scènes sexuelles. On aborde même à demi-mot l’amour à plusieurs.

On sent bien que l’auteur est dans son élément quand il nous parle de motos, de liberté, de groupe d’amis… Et cela se ressent dans le rythme de l’histoire, qui est parfaitement dosé. Malgré tout, j’ai été incapable de me douter où cette quête de liberté va mener Bohem, et je n’ai pas pu m’empêcher d’en avoir le cœur brisé, un peu. Après tout, c’était juste un gosse qui voulait être libre.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

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– Bohem !!! Je l’aime d’amour. Ce personnage m’a tout de suite donné envie de le prendre dans mes bras, de le défendre contre tout…

– Le fait que l’auteur prenne le temps de nous expliquer correctement le fonctionnement des MC, le monde des motos, de la route… Tout est compréhensible et on sent que Loevenbruck maîtrise parfaitement les codes du milieu.

– Le rythme du récit

– Les personnages, tous autant attachants les uns que les autres.

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– Certains passages de l’histoire, à ne pas mettre dans toutes les mains du fait des thèmes abordés (sexe, drogue, alcool…)

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

J’ai adoré. C’est véritablement un gros coup de cœur du moment, un gros coup de massue. Un chef-d’œuvre, parfait pour faire découvrir Loevenbruck à quelqu’un qui ne connaît pas du tout cet auteur.

Là où tombe la pluie – Catherine CHANTER

Là où tombe la pluie est un roman de la rentrée littéraire 2015, et c’est une amie libraire qui me l’a conseillé. Il a été écrit par Catherine CHANTER, et a été lauréat en 2013 du prix Lucy Cavendish. Premier roman de l’auteur qui a déjà plusieurs nouvelles et poèmes à son actif, Là où tombe la pluie est décrit par ELLE UK comme étant « Un roman obsédant dans lequel des gens ordinaires sont pris au piège de situations extraodinaires ».

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture[/su_heading]

« Accusée de meurtre, Ruth Ardingly est assignée à résidence. Enfermée, rejetée de tous, elle entreprend de reconstruire le puzzle de la tragédie qui a détruit son mariage et sa famille.

Quelques années auparavant, Ruth et son mari Mark quittent Londres pour fuir leurs souvenirs et reconstruire leur vie. Ils emménagent à La Source, la maison de leurs rêves. Tandis que le monde fait face à une sécheresse hors du commun, leur propriété est mystérieusement épargnée. Le couple s’attire la jalousie de ses voisins agriculteurs, la curiosité du gouvernement mais aussi le fanatisme d’une secte, La Rose de Jéricho, dirigée par une femme étrange, Amélia.

Ses membres s’insinuent dans la vie de Ruth et Mark, de leur fille, Angie, et de leur petit-fils, Lucien. L’emprise d’Amélia sur Ruth grandit de jour en jour, au grand désarroi de son mari. Les relations s’enveniment entre les habitants de La Source, la tension monte et atteint son point culminant avec un crime odieux. Le meurtrier se cache parmi ses plus proches confidents, Ruth en est sûre.

Seule dans cette enclave, elle se décide à affronter ses plus grandes peurs pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé cette nuit-là à La Source. »

Là où tombe la pluie nous plonge dans un futur proche où une sécheresse ravage le monde et réduit le système agricole à néant.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

On va suivre Ruth Ardingly dans sa quête de la vérité, pour savoir qui a tué son petit-fils Lucien.

Assignée à résidence pour le meurtre de l’enfant, elle est certaine de son innocence, même si elle est la seule à en être certaine : même son mari ne sait plus si il peut la croire.

Jusqu’où Ruth va-t-elle devoir aller pour enfin découvrir la vérité ? Reviendra-t-elle indemne de sa quête éperdue pour enfin savoir comment et par qui est mort son petit Lucien ?

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique[/su_heading]

D’une qualité d’écriture fort agréable pour un premier roman, Là où tombe la pluie a été l’un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire. Ce huis clos introspectif, véritable fable d’anticipation nous plonge dans l’histoire de Ruth, assignée à résidence suite à l’attente de son jugement pour le meurtre de son petit-fils Lucien.

En effet, Ruth et son mari ont acheté La Source pour s’éloigner de la ville et refaire leur vie dans une ferme, et après quelques temps de bonheur parfait, les choses se sont dégradées : une sécheresse terrible va toucher le monde entier et pousser tous les agriculterus du coin à la faillite. Seulement, à La Source, il continue de pleuvoir, et les récoltes sont toujours aussi abondantes. La quête de Ruth pour découvrir la vérité va permettre à l’auteur d’aborder une multitude de sujets avec brio : l’emprise psychologique, le fanatisme, l’amour, les relations familiales, la folie…

Ce livre nous pousse à nous poser des questions sur tous les sujets qu’il aborde. De l’extérieur, on se rend bien compte, nous, de l’emprise qu’à Amélia sur Ruth et les autres femmes, et on comprend à demi-mot les relations qu’elles entretiennent « au nom de la Rose ». Mais on suit avec consternation la descente aux Enfers de Ruth, la dégradation de ses liens avec son mari et l’emprise de plus en plus forte d’Amélia sur elle. Un peu naïve, Ruth est terriblement attachante, et même si on doute quelques fois de sa santé mentale (en même temps qu’elle en doute elle même souvent), on ne peut s’empêcher de l’adorer.

Durant toute l’enquête qu’elle va mener pour savoir qui a tué son petit-fils, Ruth va porter ses soupçons sur plusieurs de ses proches, et nous sommes obligés de partager ses doutes, n’ayant pas plus d’informations qu’elle, informations qui sont plus que plausibles. Le rythme de l’histoire est parfaitement équilibré, et le dénouement de l’histoire est vraiment bien amené, sur un suspense qui devient presque insoutenable sur les dernières pages. J’ai vraiment adoré ce livre.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins[/su_heading]

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– Les personnages, tous plus attachants les uns que les autres

– Les thèmes abordés avec brio, qui nous font nous questionner sur beaucoup de choses

– Le rythme du récit et la façon d’écrire de l’auteur

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– Certains passages de l’histoire, un peu difficiles à lire pour les plus jeunes

– Certains thèmes abordés, trop sombres pour les plus jeunes

 

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion[/su_heading]

Ce roman mérite bien sa place de « révélation de la rentrée littéraire ». Il est vraiment agréable à lire et je l’ai adoré. Il nous fait nous questionner et réfléchir sur les thèmes qu’il aborde, par exemple l’économie d’eau, mais n’est pas à mettre entre les mains des plus jeunes (il aborde comme thème sous-jacent les sectes et leurs dégâts sur leurs membres, les relations lesbiennes…). Je le recommande vivement.