Tristan et Yumi – Paul Chabot

Science-Fiction

Tristan et YumiSorti en 2018, il s’agit du premier tome d’une saga futuriste. Le roman m’a été proposé à la lecture par l’éditeur en échange d’une critique. La voici !

Quatrième de couverture

« Les ressources de la planète sont épuisées. La montée du niveau des océans et la guerre nucléaire anéantirent la plupart des grandes villes. La pollution et les phénomènes climatiques extrêmes menacent la survie de l’humanité. Plus de 15 milliards d’habitants consacrent leur vie à la recherche de la plus précieuse ressource de l’univers : l’eau. Les regards se tournent alors vers de nouveaux horizons.

Tristan Outis est un simple chasseur-recycleur des secteurs rouges de New Sidney, Antarctique. Sa vie est programmée pour s’éteindre à 50 ans, au rythme d’une cadence de travail infernale. Le Ministère de la Vérité surveille ses mouvements, ses paroles et ses pensées. Il ne souhaite pas vraiment sauver la Terre, et ne songe qu’à partir vers le lointain système d’Utopia. Il votera donc en faveur de la loi Colonisation et de la construction de l’Arche. Le jour de son anniversaire, sa vie bascule lorsqu’il découvre une mystérieuse relique d’avant-guerre. Souhaitant l’échanger pour un billet pour l’Arche et fuir la Terre, il ne se doute pas que sa destinée sera toute autre…

Au fond de l’océan Pacifique vit Yumi Takeda, audacieuse jeune pilote et lieutenant de police de la ville de Shin Tokyo. Vivant en privilégiée dans les secteurs verts avec augmentations nanotechnologiques et biosphères paradisiaques, ses idéaux sur la Fédération s’effondrent lorsqu’une enquête de disparition l’amène à faire connaissance avec la véritable nature humaine.« 

Critique

Le premier point, négatif, le plus gros à mes yeux car il est le moins subjectif : l’auteur n’a pas su quel temps utiliser pour son roman. Dans un même paragraphe, on peut trouver des phrases au présent, d’autres à l’imparfait et d’autres au passé simple. De nombreuses fois je me suis surpris à relire un passage pour m’assurer que l’erreur ne venait pas de moi, et, bien évidemment, c’est quelque chose qui a pas mal entaché mon plaisir de lecture !
Au bout d’un moment, je n’ai plus pris en compte ces erreurs pour me concentrer sur le récit en lui-même, mais avouez que ce n’est pas idéal. D’ailleurs, j’ai pu lire la même gêne dans les critiques de certains confrères.

En dehors de la conjugaison, j’ai trouvé la plume de l’auteur trop facile et directe. Le minimum est fourni ici, et pas assez pour ma part. Après avoir lu ce roman, je ne pourrai absolument pas vous dire quel est le style de Paul Chabot. Évidemment, ce n’est pas forcément un gros défaut, tous les auteurs ne peuvent avoir un style propre. Mais couplé aux autres défauts, ça n’aide vraiment pas à rentrer dans l’histoire.

L’histoire justement, commence très bien. J’ai beaucoup aimé le début de l’histoire de Tristan et ai apprécié celui de Yumi. Tristan est d’ailleurs un peu plus posé que Yumi, et une certaine sympathie se créé facilement. Yumi est un peu plus froide, plus distante, mais reste un personnage intéressant au départ.
Malheureusement, j’ai déchanté rapidement au bout de quelques chapitres.

L’aventure de Tristan est crédible au début, puis, pendant un moment, traîne entre deux eaux, avant de sombrer dans l’impossible ou presque. L’aventure de Yumi, elle, ne dure que 50 pages, sans être déjà bien crédible, avant de tomber dans le n’importe quoi.

Je vais résumer en quelques phrase l’aventure de Yumi, dans la première moitié du roman : jeune policière fraîchement sortie de l’académie, on lui confie une enquête sur de nombreux enlèvements, impliquant possiblement la mafia. Elle prend le premier nom dans le premier dossier qu’elle lit sur l’enquête, va chez cette personne, qui se trouve évidemment être un maillon de la chaîne des ravisseurs qui s’enfuit à bord d’un véhicule. Elle le poursuit, ils débarquent tous deux dans un stade et se mette à se tirer dessus devant des milliers de spectateurs, les sportifs et des millions de téléspectateurs. Des sportifs de très haut niveau meurent, des spectateurs aussi, et Yumi finit par neutraliser le prévenu.
Malgré des dizaines de civils morts (pour arrêter le premier maillon de la chaine !) son chef la félicite (attendez … Quoi ?!?) et elle repart continuer sa mission. On la retrouve, deux ou trois semaines plus tard, infiltrée dans le QG du « grand méchant », où bien sûr personne ne reconnaît la femme qui a abattu un de leurs hommes en direct à la télé (en sachant qu’il n’est absolument pas précisé qu’elle est grimée, et quand bien même …).
Bref ! Toute la partie « Yumi » est absolument sans intérêt, pour ma part, tant c’est un n’importe quoi scénaristique. Et croyez bien que je suis moi-même frustré d’écrire de tels mots.
La partie Tristan est mieux, clairement, même si elle n’est pas transcendante. La fin reste quand même pas bien crédible, et ce ne sont pas les révélations de fin qui vont améliorer ça.

L’absence de crédibilité, les erreurs de temps  et le manque de style, fait que je n’ai absolument pas pu rentrer dans cette histoire.

Pour finir quand même sur du positif, je dirai que Tristan, ses amis et son fidèle compagnon sont attachants, et que l’histoire de Tristan est intéressante du moins pour une bonne partie.
L’univers est bien retranscrit. J’ai bien aimé, encore une fois, le côté Tristan, se déroulant en Antarctique, une terre sous-représentée, et qui est ici très bien utilisée. Les différences sociales entre pauvres et riches sont parfaitement retranscrites, de même que l’esclavage moderne à l’encontre des ouvriers comme Tristan.

Vous l’aurez compris depuis un moment, je n’ai pas aimé Tristan et Yumi, et pour tous les défauts présents, qui ne sont pas personnels, je ne le recommande malheureusement pas.

Les plus et les moins

Les Plus

– Tristan et ses amis
– Le début de l’histoire, côté Tristan
– L’univers

Les Moins

– Les temps, incohérents
– Une plume trop simple et trop directe
– L’histoire n’est pas crédible !
– L’enquête de Yumi est une blague

Plume-01

Conclusion

Je souhaite le meilleur pour l’avenir à Paul Chabot et à son livre, même s’il ne m’a absolument pas plu.

Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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