World War Z – Max Brooks

Horreur Non classé Post-Apocalyptique

WWZ

Paru en 2006 (2009 en France), World War Z de Max Brooks propose une autre vision du roman de zombie, plus humaine et psychologique.

Quatrième de couverture

« La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l’ensemble de l’humanité. L’auteur, en mission pour l’ONU – ou ce qu’il en reste – est poussé par l’urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes jusqu’aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n’avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l’existence – de la survivance – humaine au cours de ces années maudites. Prendre conscience de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l’effort en vaut la peine car rien ne dit que la Zéme guerre mondiale sera la dernière. »

Critique

Ce que je vais dire ici est très simple, Max Brooks ne révolutionne pas le roman de zombie, mais il en propose une autre approche avec World War Z. Il aborde la chose aux travers de témoignages très intimes, sentimentaux et psychologiquement puissants. Ce qui le film (renié par l’auteur le jour même de sa sortie) a complètement passé à la trappe et c’est pour cela qu’il n’arrive pas à la cheville de cet œuvre, loin de là.

Nous suivons un agent de l’ONU, membre de la commission Post-Traumatique, en quête de témoignages directs de survivant de la guerre qui opposa l’humanité aux zombies. Aucune date n’est indiquée mais l’on se rend bien compte que cela se passe à notre époque, entre 2010 et 2020.

World War Z suit une certaine progression. L’on commence d’abord par des événements isolés, des rumeurs en Chine, des actes de cannibalisme en Amérique du Sud et en Afrique. Des éventements que les médias principaux et surtout les gouvernements ignorent, seuls quelques médecins locaux interviennent et les choses dérapent de manière exponentielles. Très vite, l’on retrouve un témoignage sur un déplacement de population en Inde poursuivi par une gigantesque horde, une bataille massive aux États-Unis avec de nouvelles techniques de combat aussi psychologiques qu’inutiles pour reprendre la pays, ville par ville. Et l’on arrive même, en plein cœur du chaos mondial, à une guerre nucléaire entre le Pakistan et son voisin Indien, sans savoir qui a commencé.

Mais ce qui prend aux tripes ce n’est pas que ces moments nous sont cités, dans l’ordre chronologique, c’est qu’ils sont racontés par des survivants. Des personnes ayant vécu ces moments d’inquiétude, de questionnement et souvent de panique totale. Le talent de l’auteur s’exprime ici en nous transmettant à nous, lecteurs, la peur qu’ont ressenti ces personnages. C’est l’aspect très psychologique du livre, l’on se met à la place des personnages car beaucoup ont eu une vie semblable à la notre et tout à basculé d’un jour à l’autre, pour tous.

La peur, la panique et l’incompréhension sont ici très détaillées et imbibent le lecteur au fur et à mesure que les pages se tournent. De survivants isolés à l’équipage d’un sous marin nucléaire lanceur d’engins vagabondant dans le noir des océans. Ce dernier finissant par trouver refuge dans un atoll de bateau à la Waterworld. Du témoignage d’un soldat américain voyant son entrainement inutile face aux zombies, aux millions de morts de froids et de faim réfugiés dans le grand nord Canadien. C’est la « Grande Panique« .

Mais au bout d’un moment, le courage et l’espoir arrivent. Le moment où les hommes se sont regroupés, renforcés, où ils ont décidé d’agir intelligemment. Ils ont apprit que l’artillerie et les armes incendiaires sont inutiles. Mais les zombies peuvent être vaincus et ils le seront ! Il se passe environ 7 ans entre le patient zéro en Chine et la moment de la reconquête. Les scènes de panique sont remplacée par des exploits humains et l’apparition de héros apportant espoir et volonté.

10 ans ensuite, les frontières du monde ne sont plus les mêmes. Certaines zones sont toujours abandonnées aux zombies restants, dont certaines aux cœurs des villes et états (les catacombes de Paris par exemple). Les hommes s’activent pour nettoyer la planète avec de nouvelles méthodes plus efficaces. Mais elle paraissent parfois trop fantaisistes, irréelles ou bien l’on trouve nous même une autre technique plus simple et efficace.

 

Les plus et les moins

Les Plus

– Une autre approche du genre

– Un côté psychologique très détaillé

– Une inondation d’émotions et sentiments

– La découverte, au fur et à mesure, du monde « nouveau »

– Un sens du détail et de la technique qui plonge le lecteur dans l’histoire …

Les Moins

– … mais qui parfois créé tout son contraire

– Certains témoignages inutiles ou juste présents pour illustre un passage précis

Plume-04

Conclusion

L’on aimerait clairement avoir une suite, à la manière de « Feed », mais World War Z en tant que tel mérite sa place en tant qu’œuvre majeure du roman de zombie.

Alors contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas découvert ce plaisir de la lecture aussi tôt. J'étais plus occupé à me rouler dans les champs avec mes amis. C'est en arrivant au collège et surtout au lycée ensuite que je me suis mis à dévorer des bouquins. Et j'ai surtout trouvé mon bonheur dans la Science-Fiction, l'Héroïc-Fantasy, le Post-Apocalyptique et la Dystopie. Quels auteurs je lis ? De grands classiques comme Tolkien ou Lovecraft mais aussi de "petits nouveaux" comme Dmitry Glukhovsky, Timur Vermes ou encore Max Brooks !

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