Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

Dystopie Science-Fiction

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Fahrenheit 451 est un roman d’anticipation de Ray Bradbury, publié aux Etats-Unis en 1953 et en France en 1955. C’est ce roman qui, avec les Chroniques Martiennes, fait de Bradbury une référence dans le genre de la science-fiction.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire [/su_heading]

Roman de science-fiction et d’anticipation, l’histoire de Farenheit 451 prend place hors du temps : jamais vous ne trouverez une indication temporelle autre que les guerres passées, jamais un lieu précis autre que les Etats-Unis.

Nous suivons l’histoire de Guy Montag, pompier de profession, dont les journées de travail sont consacrées à l’allumage de brasiers. Un soir, en rentrant chez lui, il rencontre Clarisse. Cette jeune fille est différente des gens qu’il côtoie habituellement : elle observe son environnement, et réfléchit. Cette rencontre au coin de la rue marquera le début d’un éveil à la réalité.

Poussé par la curiosité et l’interdit, Montag s’intéresse à ces livres qu’il brûle à longueur de journée. Que renferment-ils ? Pourquoi sont-ils interdits ? A travers différents personnages, notre pompier s’attachera à redonner aux livres leur réelle signification, même si cela signifie devenir un criminel…

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Les romans d’anticipation, les dystopies, sont sûrement les histoires que je préfère. Il ne s’agit pas de montrer une société future lointaine, qui semble réellement inatteignable. Non, la société décrite dans Fahrenheit 451 n’est pas si loin, à portée de main presque. Même aujourd’hui, plus de cinquante ans après sa publication, ce roman et ce qu’il dénonce restent d’actualité, peut-être même plus encore qu’en 1953. Certes, nous n’en sommes pas aux murs-écrans, ni aux robots traqueurs, mais certaines grandes préoccupations de notre époque s’y retrouvent : le divorce de l’homme et de ses racines, les difficultés à concilier bonheur et progrès, et surtout l’impérialisme des médias.

Le roman est constitué de trois parties : Le Foyer et la Salamandre, Le Tamis et le Sable, et enfin L’éclat de la flamme. Dans chaque partie, un nouvel aspect des livres et de ce qu’ils représentent nous est présenté, et emmène Montag un peu plus loin dans sa réflexion. Par petits bouts, à travers quelques mots laissés ici et là, ce roman en appelle à notre réflexion et à notre rapport aux livres et à la littérature.

Bradbury dresse le portrait d’une société glaçante, où les êtres humains ne sont que des coquilles vides, incapables de se lier les uns aux autres, obsédés par une seule chose : se divertir par tous les moyens, tout oublier dans l’ivresse du danger et de la destruction. Cette société où réfléchir et parler sont devenus des actes antisociaux laisse comme un sentiment de malaise qui saisit le lecteur à la gorge. Seules quelques lumières s’allument dans cet univers gris et triste ; et nous suivons l’histoire de l’une d’entre elles, le cheminement d’un homme qui, de représentant et exécutant du système, en devient peu à peu l’ennemi viscéral.

Montag est un protagoniste dont on a plaisir à suivre le cheminement intérieur vers la vérité et la liberté. En proie au doute et au désespoir, nous l’observons se débattre avec les règles d’une société qui se veut parfaite, mais qui sacrifie la pensée individuelle au profit d’un bonheur factice. Les personnages secondaires sont très convaincants, et certains se révèlent même particulièrement intéressants. Ils suscitent tour à tour la pitié, l’affection, la peur, la colère, l’admiration…

Avec Fahrenheit 451, Ray Bradbury met en garde contre un futur inquiétant, pour sa génération comme pour la nôtre, et nous offre une ode à la vérité, à la liberté et bien évidemment à la littérature. Ce récit atypique, cet incontournable de la science-fiction et de l’anticipation, offre à réfléchir sur une société effrayante… Mais est-ce la société du pompier Montag, ou la nôtre ?

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– Un univers glaçant et très bien construit
– Un style particulier qui contribue à la mise en place de l’ambiance
– Une histoire bien menée, qui suit l’évolution du personnage et les étapes par lesquelles il passe
– Des personnages intéressants et travaillés, avec leurs particularités et leur histoire

Les Moins

– Une identification aux personnages difficile, ce qui peut rebuter certains

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Jean d’Ormesson nous prévenait déjà :  « On ne brûle pas encore les livres, mais on les étouffe sous le silence. » Plus que la censure, Fahrenheit 451 nous incite à continuer à lire et à entraîner notre esprit. Un livre qui nous parle de lecture, un classique du roman d’anticipation, que je conseille à tous, ne serait-ce que pour apprécier l’univers de Bradbury.

Salut ! Je suis une étudiante de 18 ans, en CPGE scientifique, et j’ai commencé à lire très tôt, au grand damn de mes institutrices. Très timide, je me plongeais dans les univers d’heroic fantasy où volaient dragon et fées. En grandissant, je me suis tournée vers la science-fiction, la littérature classique et, plus récemment, les romans psychologiques. Passionnée de psychologie et psychanalyse depuis plus d’un an, je veux en apprendre toujours plus sur les mécanismes de l’esprit et de la société. Mon chez-moi est rempli de livres en tout genre, partout et dans tous les coins. Les passages à la librairie sont la plus grande peur de mon portefeuille... Et comme si ça ne suffisait pas, je trouve toujours moyen d’emprunter des livres, que ce soit à des amis (Pierre, si tu m’entends... merci !), à la bibliothèque, ou à des membres de la famille. D’où qu’ils viennent, quels qu’ils soient, les livres sont bienvenus chez moi !

2 Commentaires

  1. Si tu as bien aimé ce bouquin, tu devrais lire 1984 de G. Orwell, je suis sûre que ça te plairait ! 🙂

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    • Oui, j’ai prévu de le lire bientôt 🙂 Juste après tous les livres pour les cours :p

      Répondre

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