La Stratégie de l’Ombre – Orson Scott Card

Coups de coeurs Science-Fiction

9780765342409

 

Paru en Septembre 1999 (2001 en France), l’histoire se déroule en parallèle à celle d’Ender’s Strategy (La Stratégie Ender), paru en 1985 dont un film a été réalisé en 2013, cette version se concentre sur d’autres personnages et aspects.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture[/su_heading]

« Andrew « Ender » Wiggin n’était pas le seul enfant à la Battle School, il était juste le meilleur d’entre tous. Voici l’histoire d’un autre de ces commandants précoces, celui qu’ils appelaient Bean – celui qui devint le bras droit d’Ender, son stratège et son ami.

Le passé de Bean n’était qu’une question de survie dans les rues de Rotterdam. Il n’était qu’un minuscule enfant mais possédant un esprit supérieur à tout les autres. Sa lutte désespérée, mais surtout son succès, attira l’attention des recruteurs de la Battle School, ces personnes sondant la terre à la recherche de commandants, tacticiens et leaders pour sauver la planète de la menace d’une invasion alien. Bean fût donc envoyé à la Battle School, et rencontra Ender … »

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire [/su_heading]

Tout comme « La Stratégie Ender« , l’histoire se passe sur Terre dans un avenir plus ou moins lointain (un siècle, peut être plus). L’humanité est en guerre totale contre la seule autre espèce extra-terrestre connue à ce jour : les Dolyphores (qui ont, je pense, directement inspirés les Arachnides de « Starship Troopers »). Au moment où l’histoire commence, la Terre se remet à peine d’une invasion, finalement contrée, qui a fait des centaines de millions de victimes et à poussée les différentes factions majoritaires (Chine, États-Unis, Union Soviétique, Union-Européenne, etc) à s’unir sous l’égide de la Flotte Internationale afin de contrer les aliens. Même si sur Terre rivalités et tensions restent vives, la peur d’un ennemi commun force une union temporaire.

Mais la surface de la planète est un monde cruel et pauvre, et c’est dans la mégalopole de Rotterdam que nous commençons à suivre cet enfant, prénommé par la suite Bean, tentant de survivre et de se frayer un chemin du haut de ses 2 ans, sans rien connaitre ou presque de ses origines.

L’histoire est ensuite découpée en 6 parties, chacune correspondant à une étape dans la vie de Bean, de son combat dans les rues jusqu’à la bataille finale.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Tout d’abord je dois préciser 2 choses. Premièrement j’ai lu ce livre dans sa version originale, c’est à dire en Anglais. Deuxièmement c’est un ouvrage que l’on m’a prêté, je n’avais jamais pris connaissance de cet univers, de l’auteur, etc. Que cela soit le livre « La Stratégie Ender » ou le film du même nom. Pour moi c’était la découverte totale.

Ensuite si vous êtes comme moi et que vous regardez la note avant de lire la critique, vous savez donc que c’est un coup de cœur … c’est même bien plus que ça.

Alors commençons. Tout d’abord le style d’écriture est excellent, pour ne pas dire génialissime. Je vous concède que c’est un peu flou dans les 2 ou 3 premiers chapitres, on ne sait pas trop qui nous parle, s’exprime hors-dialogues. Mais là où le talent de l’auteur se fait ressentir, c’est dans la suggestion et la compréhension. Je m’explique. Bean est un enfant extrêmement intelligent, tout au long de son séjour et de sa formation à la Battle School, il mène l’enquête et fait des recherches pour trouver toute information pouvant être utile afin de découvrir la vérité concernant cette guerre qui à ces yeux n’a aucun sens. Et c’est dans cette quête que l’on peut s’identifier à lui, l’on comprend ce qu’il recherche sans qu’on nous le dise, nous faisons nous même le lien entre les différents éléments mis à jour. Le lecteur mène directement l’enquête avec Bean. Et, dans mon cas du moins, l’on découvre, l’on comprend la vérité et la réalité quelques lignes avant que Bean ne l’exprime. C’est alors un sentiment assez puissant, presque jouissif qui nous motive à continuer de tourne, frénétiquement, les pages.

Le personnage de Bean est également le principal point positif de cette œuvre. C’est un personnage très attachant, très intelligent, mais cette faculté le bloque dans l’expression de ses sentiments. Il tente toujours d’agir de la manière la plus rationnelle et logique possible. Ce qui peut parfois le faire passer pour un sociopathe froid et calculateur. Mais c’est quelque chose dont il a conscience et même s’il ne peut l’empêcher, il fait tout son possible pour protéger le peu d’amis qu’il possède même si ces derniers ne s’en rendent pas compte. Mais c’est la plus grande peur de Bean, perdre ses amis. Et c’est pour cela qu’il est toujours prit dans un dilemme entre émotions et stratégie militaire. Dilemmes qui le déchire et le pousse à agir contre ses émotions ou contre sa raison. C’est dans ces moments que l’on se rend compte qu’il n’est pas juste un stratège calculateur et extrêmement intelligent, mais aussi un enfant qui a grandi dans un monde difficile et cruel.

Les relations entre Bean et les différents personnages sont également très bien écrites. Car il est de base formidablement intelligent, mais c’est via ces interactions qu’il se construit socialement et émotivement. C’est grâce à cela qu’il arrive à percevoir et comprendre le monde qui l’entoure sous en autre angle, qu’importe que ces relations soient positives ou néfastes, voir dangereuses pour lui. En règle générale, tous les personnages secondaires sont d’une grande qualité et surtout ils sont tous utiles, importants et même indispensables à l’histoire. Bean reste le fil rouge, mais chacun d’entre eux le fait avancer dans l’histoire.

Un « détail » qui a aussi son important c’est l’histoire en elle-même, plus précisément la situation dans laquelle se trouve la Flotte Internationale et de la comparaison faite avec l’histoire militaire qui ravira amateurs de Science-Fiction et de stratégie militaire (comme moi !). Il y a toute une réflexion sur comment se défendre dans un espace gigantesque en 3 dimensions, car même avec l’aviation, le batailles sur Terre sont en 2 dimensions, et face à un ennemi en surnombre et bien plus avancé technologiquement. Et bien entendu, Bean a la réponse : une stratégie défensive n’a aucun sens et se révélera complètement inutile car la réorganisation des défenses pourrait prendre des jours, des semaines voire même des mois ou des années.

Et c’est là l’un des seuls points noirs du livre. Tous les enfants de la Battle School ont été sélectionnés pour leur intelligence remarquable, ils ont été des centaines, voir même des milliers avant Bean. Et il n’y a pas que lui ou Ender qui remarquent ce genre de choses. Mais il est le seul à questionner des tactiques militaires complètement absurdes, voir grotesques, qui feraient passer la Ligne Maginot et la Campagne de Russie pour des idées de génie … Mais surtout ce sont des tactiques en place depuis des dizaines d’années. Et désolé je ne peux pas me résoudre à croire que les centaines, les milliers d’enfants les plus intelligent et brillants de toute la planète, futurs commandants, stratèges et capitaines de la Flotte Internationale soient tous aussi naïfs.

Enfin, il faut se rappeler que le premier livre « La Stratégie Ender » est paru il y a 31 ans et il y a 17 ans pour celui-ci. Pourtant je trouve la morale de cet ouvrage toujours très actuelle. L’homme s’est toujours fait la guerre à lui-même, depuis des siècles maintenant, il n’y a eu que quelques dizaines d’années de paix totale sur Terre. Et les hommes et nations ne se sont unis que pour faire face à des ennemis communs, mais tout en gardant frontières et rivalités. Donc même si l’on vient un jour à découvrir une espèce extra-terrestre intelligente, il est probable que nous cherchions d’abord à trouver comment la combattre plutôt que de la comprendre. Et quand bien même les nations s’uniraient dans un objectif commun, elles chercheront toujours à profiter de la situation à la tourner à leur avantage.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– Bean ! L’un des meilleurs personnage de SF de tout les temps.

– Histoire et détails très poussés et précis sur les tactiques

– Personnages secondaires ayant une réelle importance et les relations avec ces derniers

– La morale qui malheureusement, ne vieillit pas

Les Moins

– La naïveté des étudiants de la Battle School.

Plume-05

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Ce livre est devenu pour moi, et doit être considéré comme un classique et un chef d’œuvre de la Science-Fiction. Il semble évident que cette sage en a inspiré d’autres. Je pense notamment à la série de jeux « Mass Effect« , aux films « Starship Troopers » et à bien d’autres encore.

Alors contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas découvert ce plaisir de la lecture aussi tôt. J'étais plus occupé à me rouler dans les champs avec mes amis. C'est en arrivant au collège et surtout au lycée ensuite que je me suis mis à dévorer des bouquins. Et j'ai surtout trouvé mon bonheur dans la Science-Fiction, l'Héroïc-Fantasy, le Post-Apocalyptique et la Dystopie. Quels auteurs je lis ? De grands classiques comme Tolkien ou Lovecraft mais aussi de "petits nouveaux" comme Dmitry Glukhovsky, Timur Vermes ou encore Max Brooks !

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