Le Cycle des Dieux – Tome 1 : Nous les dieux – Bernard Werber

Et la suite... ? Science-Fiction

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Nous les Dieux, paru en 2004, est le premier tome de la trilogie du Cycle des Dieux, et fait suite à l’Empire des Anges.

Attention, cette critique comporte évidemment nombre de révélations sur l’histoire des Thanatonautes et de l’Empire des Anges.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

« Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden. Là, perchée sur un haut plateau, une ville : Olympie. Dans son cœur, une étrange institution, l’École des Dieux, et ses professeurs : les douze dieux de la mythologie grecque, chargés d’enseigner l’art de gérer les foules d’humains pour leur donner l’envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d’inventer des religions ou d’élever le niveau de leur conscience.
La nouvelle promotion ? Cent quarante-quatre élèves dieux qui vont devoir s’affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité. Mais la vie sur Aeden n’est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l’amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller…

Après Les Thanatonautes et L’Empire des anges, Bernard Werber nous entraîne encore plus loin dans la découverte des spiritualités et des mythologies. A la fin de cette extraordinaire saga où se mêlent aventure, suspense et humour, vous vous poserez, vous aussi, la question : « Et moi, si j’étais Dieu, je ferais quoi ? »« 

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Michael Pinson franchit une nouvelle étape après l’Empire des Anges, et voit son âme s’élever au niveau supérieur : celui d’élève-Dieu.

Mais, avant de le découvrir, il arrive sur Aeden par la mer, arrivant sur une plage où il va rencontrer le romancier Jules Verne, mal en point, qui le conjurera de ne pas essayer de découvrir ce qu’il y a au sommet de la montagne centrale de l’île s’il tient à la vie, avant de perdre la sienne.

Il rejoint une nouvelle « promotion » d’élèves, avec ses amis Raoul, Freddy, Edmond et Marilyn Monroe (qui a rejoint le groupe d’amis dans L’Empire des Anges), tous Français (ou francophones), et va suivre l’enseignement des douze principaux Dieux de la mythologie grecque. Ses camarades et concurrents vont être Jean de La Fontaine, Gustave Eiffel, Rabelais, Edith Piaf ou encore Marie Curie.
Cet enseignement, théorique et pratique, se base sur un nouveau Monde, baptisé Terre 18, planète « brouillon » créée spécialement pour que les élèves puissent se faire la main. Chaque élève aura au départ la possibilité de créer un organisme unicellulaire, puis, au fil des cours, de faire évoluer sa création jusqu’au stade d’humain, et de guider son peuple du mieux possible afin de gagner. Gagner ? Oui. Les 144 élèves-Dieux sont notés au fils des cours, et ceux qui ont le moins réussis sont éliminés, et nul ne sait ce qu’ils vont devenir. Tous le savent, il n’en restera qu’un à la fin.
De plus, un déicide apparaît, éliminant des élèves au fur et à mesure en leur ôtant la vie. Athéna semble rapidement certaine que le déicide est un élève, et promet un châtiment exemplaire s’il venait à être capturé.

Enfin, la montagne, d’où semblent provenir des lueurs, attire Michael, Raoul et ses amis, malgré les avertissements effrayants de Jules Verne.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Comme pour l’Empire des Anges, j’adore le concept ! Arriver à Olympie, suivre les enseignement des principaux Dieux grecs comme Héphaistos ou Chronos, et créer un monde, avec sa faune, sa flore, et ces tribus préhistoriques qui deviendront (pour ceux qui ne sont pas éliminés) des civilisations entières, j’ai trouvé ça génial. J’ai eu pendant longtemps l’impression de regarder plusieurs personnes réunies en train de jouer à Spore, jeu que j’adore, et les premiers cours furent vraiment très plaisant à suivre.
La découverte d’Olympie, de la nouvelle vie de Michael et ses amis, à nouveau sensibles à la faim, la soif, le sommeil, la douleur (contrairement à leur étape d’Anges), et surtout de leurs camarades m’a vraiment plu. L’image que Werber donne aux personnages ayant existé est souvent intéressante, et les dialogues entre certains d’entre-eux regorgent d’humour dans tout le roman.
Je ferais également la même remarque pour les Dieux et autres personnages mythologiques, chacun présenté avec un caractère propre, et encore une fois les dialogues font rire, tant leurs pensées peuvent être décalées comparé à l’idée qu’on pourrait s’en faire. Je pense notamment à Atlas, le géant censé porter le Monde, qui se plaint de sa condition à chaque fois que l’occasion se présente, et se voit réprimandé par la plupart des Dieux.

L’univers regorge, évidemment, de références à la mythologie, et nous croiseront la route de nombre de créations fantastiques et assisteront à diverses productions magiques, qui ne pourront que ravir les intéressés comme moi.

D’une manière générale, j’ai trouvé l’ensemble très bien construit. L’univers et le suivi des cours sont passionnants, que ce soit au début alors qu’ils tentent de créer des organismes viables, ou plus tard, lorsqu’ils doivent guider leurs peuples respectifs.

Mais, en ce qui concerne les points négatifs, je vais plus ou moins revenir sur les mêmes choses que sur l’Empire des Anges. L’intrigue qui consiste à savoir ce qu’il y a après les élèves-Dieux et les Dieux principaux m’a semblé inintéressante au possible, d’autant qu’il n’y a presque qu’une seule hypothèse évoquée. L’hypothèse se révélant finalement vraie (dans le tome suivant), je trouve positif que cette intrigue soit vraiment mise en retrait par rapport au reste.

Pour finir sur les points négatifs à mes yeux, certains cours sont par contre très longs, ou trop vides d’action ou de rebondissement, et j’avoue avoir sauté quelques passages.
Enfin, l’Histoire de Terre 18 ressemble bien trop à celle de notre Terre. Je sais que tout ceci est volontaire, comme le prouvera les tomes suivants, mais sans le savoir à l’avance, certains passages m’ont semblé vraiment tirés par les cheveux, et ont évidemment eu raison d’une partie de mon intérêt.

Je ne reviendrai évidemment pas sur le découpage du livre, du même acabit que les précédents, et qui est vraiment un point fort selon moi.

Déçu par l’Empire des Anges, j’attendais beaucoup moins de ce tome-là, ce qui a sûrement eu un impact positif sur mon ressenti. Toujours est-il que j’ai quand même beaucoup apprécié ce roman.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– Le découpage du livre et les personnages, anciens comme nouveaux (ce qui ne change pas des tomes précédents)
– Le concept de ce « God Game » (comme on l’appelle en jeux vidéos) et de compétition entre apprentis-Dieux
– La personnalité donnée à nombre de personnages mythologiques, Atlas notamment

Les Moins

– L’intrigue « secondaire » de savoir ce qu’il y a après les Dieux est inintéressante, heureusement mise en retrait
– Certains cours sont bien trop longs et bien trop vides d’intérêt

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[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

C’est un très bonne surprise après un avis sur l’Empire des anges très mitigé !

 

Moi c'est Fabien, 28 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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