Le teinturier de la lune – Violette Cabesos

Romans historiques Thriller/Polar

Teinturier-violette-cabesos

Le teinturier de la lune est publié en mars 2015 et nous parle d’alchimistes à la poursuite de la pierre philosophale et de ses secrets. C’est le premier livre que je lis de cette auteure et je ne suis absolument pas déçue.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

A la disparition énigmatique de son maître, Théogene, jeune alchimiste, découvre la formule de l’Elixir d’éternité, le philtre qui rend immortel. c’est le début d’une course jonchée de meurtres qui le conduit à Prague, à la cour de l’Empereur Rodolphe, adepte des sciences occultes.

Trois-cent-cinquante ans plus tard, un mystérieux personnage attire Victoire, une journaliste parisienne, vers les envoûtants labyrinthes de la capitale tchécoslovaque. Est-ce l’esprit de Théogene qui la guide dans les méandres d’une quête ancestrale et universelle : la recherche de l’immortalité et de la jeunesse perpétuelle ?

[su_heading size= »35″ margin= »0″] Histoire [/su_heading]

L’univers se déroule en deux endroits. Le Paris des années 30 à 50 et le Prague du 16ème siècle jusqu’au début du 17ème siècle.

L’histoire du teinturier de la lune, nous fait suivre deux personnes à deux époques différentes :

Clopinel Théogène, apprenti alchimiste vivant au 16e siècle qui ne désire qu’apprendre auprès de son maître, Athanasius Liber, le dernier ingrédient mystère de la pierre philosophale, appelé « matéria prima ». Cet ingrédient lui permettra de confectionner le liquide sacré lui octroyant l’immortalité et fera de lui un alchimiste confirmé. Malheureusement tout ne se passe pas comme prévu, il découvre alors la nature de la « materia prima » et nous le suivons alors sur le chemin de sa conscience qui sera de nombreuse fois mise à l’épreuve.

Victoire Douchevny jeune adulte vivant dans le Paris des années 30, pigiste au « Point du jour », ne rêvant que de pouvoir signer ses articles et non sous le nom de son célèbre chef, Mathias Blasko. Également étudiante à la Sorbonne, elle s’insurge du peu de droits que possèdent les femmes à son époque, elle souhaite changer les choses en devant la première reporter féminine importante. Sa vie va néanmoins être chamboulée après sa visite à la bibliothèque Mazarine.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Critique [/su_heading]

J’aime lire les livres parlant d’alchimie et surtout de la fameuse pierre philosophale, qui permet une liberté de création quasi-infinie. Violette Cabesos, le fait très bien et nous fournit là un thriller des plus passionnants ! L’univers et les lieux décrits sont truffés de détails et d’une ambiance qui leur sont propres, que j’imagine sans peine pouvoir m’y promener grâce à eux. Violette à du faire beaucoup de recherches, car on y parle pas seulement d’alchimie mais aussi de guerre (la montée d’Hilter et la seconde guerre mondiale), du règne de l’Empereur Rodolphe II de Hasbourg et de sa passion pour l’alchimie, de religion (les alchimistes sont ils des envoyés des dieux ?) et de mysticisme (Victoire est-elle réellement possédée ?).

Dans ce cadre très attrayant pour ma part, l’auteure nous fournis également des personnages hauts en couleur. Victoire Douchevny, pigiste dans les rubriques littéraires au sein d’un journal, voit ses projets perturbés par des brusques moments d’absence, dont elle se « réveille » aux cotés de vers en ancien français (qu’elle ne connaît pas), et dont elle serait l’auteure. Après avoir refusé d’admettre qu’elle écrit bien dans son sommeil, et ensuite de tout faire pour ne pas dormir, elle acceptera alors de suivre la piste donnée par son esprit. Avec l’aide de ses précieux alliés, elle traversera l’Europe afin de résoudre l’énigme. Dans toute ses épreuves, elle tombera amoureuse de Prague, où elle se sentira comme si elle y avait toujours vécue.
Parmi ses amis, il y a Gustave, alchimiste moderne cherchant lui aussi à recréer la pierre philosophale. Amoureux éperdu de Victoire, l’énigme de sa belle l’inquiètera autant qu’il s’y intéressera, et n’hésitera pas à la suivre au bout du monde. Margot, sa meilleure amie de l’époque, se tourne vers ses origines juives pour trouver une partie de l’énigme, liée, selon elle, à un « dibbouk » (esprit qui habite le corps d’un individu).
J’ai adoré suivre cette époque, en partie car il retourne de plusieurs sujets qui me passionnent. La seconde guerre mondiale, le mysticisme, les années 30 et plus encore ses femmes qui cherchent à s’élever de leurs conditions. Le personnage de Margot m’a beaucoup touché avec son caractère et je trouve dommage que le personnage est devenu plus discret au fil de l’histoire. Victoire quand à elle, m’impressionnera par la force de son caractère et du rêve qu’elle cherchera à réaliser.

Théogène qui jusque-là était un apprenti alchimiste devient subitement un initié par un tragique rebondissement, il va alors devoir lutter contre sa conscience, les rois, et même les enfers pour garder le secret de la « materia prima ». Pourtant boiteux, il supportera les trahisons et les complots qui s’ourdissent contre lui et son secret grâce aux rencontres lui donnant des amitiés sincères et surtout à l’amour le plus pur qu’il soit donné. Il apprendra des choses sur sa naissance, sa famille et surtout sur son maître, qui le pousseront à faire des choix entre sa conscience et son éducation.
Encore une fois, j’ai aussi aimé suivre cette époque qui pour une fois, nous emporte sur les rives des pays de l’Est. La description des environnements m’a totalement immergée dans les deux époques et les différentes villes. Pendant ces 600 pages, j’ai voyagé à travers le temps et j’ai, depuis, une folle envie de « retourner » à Prague.

En ce qui concerne la construction du livre, l’histoire nous est racontée de telle façon que nous suivons les aventures de Théogène et de Victoire par alternance. Ceci donne un vrai rythme de lecture, et permet à l’intrigue d’avancer sans nous perdre. Les chapitres sont détaillés et fournis, et ne m’ont pas parus longs.

Pour finir sur les points négatifs, le vocabulaire en général est complexe, notamment en ce qui concerne l’alchimie, et n’est pas à conseiller à un lecteur non confirmé (même si certains termes sont expliqués dans le texte). Ce vocabulaire trop poussé associé à des chapitres qui trainent parfois en longueur au niveau de l’action, ou contiennent trop de superflu, m’ont donné plusieurs fois l’envie de fermer le livre.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus
– Univers détaillé et fidèle des époques.
– Tout les personnages ont une âme qui leurs est propre.
– Histoire et trame extrêmement bien ficelées. Rien n’est laissé de côté.
– Le lien entre Théogène et Victoire
– Les réalités historiques qui parsèment le récit.
– Le livre ne laisse aucune question en suspend.

Les Moins

– Vocabulaire et termes parfois trop techniques
– Certains chapitres trainent trop en longueur par des détails inutiles.

Plume-04

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Il est noté sur la quatrième de couverture « C’est à Prague que tout à commencé … Et que tout finira. » Cette citation répond parfaitement à l’ambiance du livre, et j’espère que comme moi vous apprécierez le voyage proposé. Je le conseille vivement !

Jeune maman de bientôt 32 ans, j'ai toujours adoré lire depuis toute petite. Car étant très timide, c'est vers eux que je trouvais refuge. Passé l'école primaire, je me suis un peu détourné des livres pendant une année avant de retrouver cette passion en cinquième grâce à mon professeur de Français (merci à elle) Depuis je ne cesse de vouloir remplir mes bibliothèques de nouveau livre que je pourrais relire à volonté. (Mme Bovary est mon préféré) Maintenant, je lis de super histoires à ma fille et lui donne ma passion de lire.

3 Commentaires

  1. Ton enthousiasme est communicatif !

    J’apprécie aussi lorsqu’un auteur décide de revisiter les failles et les blancs de l’histoire, pour les peupler de sociétés secrètes et de complots. En bonus, on peut y apprendre des choses sur le contexte historique dans lequel l’action se déroule. Et quand c’est bien fait, et que les thèmes sont intéressants (l’alchimie, oh bonheur !), cela donne des récits absolument géniaux, comme Les Voies d’Anubis de Tim Powers (qui parle plutôt de magie noire Égyptienne).

    Je n’ai pas peur d’un langage trop pointu. Je trouve, pour ma part, que cela renforce l’immersion. Une écriture trop simple révèle souvent un auteur qui ne connaît pas bien son sujet. C’est surtout valable dans les récits de mauvaise science-fiction. Mais pour que la magie opère, il faut que le rythme suive. Personne n’aurait envie de lire un récit technique et mou. Ce serait presque plus barbant que lire des textes de loi. C’est vrai que ça peut être long de lire un chapitre philosophique si, en plus, il ne se passe rien !

    Du coup, je pense que je vais ajouter ce livre à ma liste de lecture. Tu donnes vraiment envie de s’y plonger !

    Répondre
    • Merci beaucoup 🙂

      C’est vrai que finalement malgré son « défaut » apparemment avec des termes trop pointu au début, on fini par vraiment aimer et s’immerger dans l’ambiance et ça, ça n’a pas de prix.

      Répondre
  2. Effectivement ton enthousiasme m’a également donné envie de le lire ! J’ai un peu peur du langage compliqué, mais c’est dans ma liste d’achats 🙂

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