Le trône de fer – Intégrale – Tome 1 – Georges R. R. Martin

Fantasy

le-trone-de-fer

Comme beaucoup, j’ai découvert cette saga grâce à la série télévisée, toujours en cours sur nos écrans. Je vais parler, dans cette critique, de l’édition « Intégrale« , publiée chez J’ai Lu.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture[/su_heading]

« Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus retors, s’en sortiront indemnes …« 

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Univers[/su_heading]

Le trône de fer (ou « Game of Thrones » dans sa version originale), se situe dans un univers médiéval-fantastique, peuplé d’humains. Ni Elfes ni Gobelins ou autres créatures magique ne viendra pointer le bout de son nez. Des Dragons ont certes agité leurs ailes dans les cieux, mais c’était il y a des siècles.

La magie existe également, bien que très peu présente, ce qui fait que nous sommes plongés dans un univers plutôt réaliste.

Le monde est divisé en deux : d’un côté se trouve Westeros, le continent abritant le Trône de Fer qui régit les Sept Couronnes. De l’autre côté de la mer se trouve Essos, abritant les Cités-Libres, indépendantes, et les immenses Khalassar des Dothrakis (sortes de nomades montés à cheval).

Enfin, à l’extrême Nord de Westeros, au-delà des frontières des Sept Couronnes, se trouve le Mur, un gigantesque mur de glace, sensé protégé le monde des Marcheurs Blancs, créatures mythologiques que nul être vivant n’a jamais vu, surveillé par la Garde de Nuit. Les Marcheurs Blancs descendent vers le sud dit-on, lorsque l’hiver est long et rude. Or, le monde de Westeros connait actuellement son plus long été (qui dure depuis de nombreuses années), et l’hiver qui va suivre sera d’autant plus long, le plus long qu’on ait jamais vécu.

carte-le-trone-de-fer

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Lord Jon Arryn, Main du Roi, un titre prestigieux situé juste en dessous du détenteur du Trône de fer, meurt, et le Roi Robert Baratheon se rend dans le Nord, chercher Lord Eddard Stark, afin de lui confier le fameux titre, l’obligeant ainsi à quitter ses terres et sa cité de Winterfell, pour suivre le Roi à Port-Réal, loin au sud. Ne désirant ni du titre ni quitter sa ville et sa famille, Ned, comme il est surnommé, s’apprête à refuser quand sa femme, Lady Catlyn Stark, reçoit un message de sa sœur, veuve de Lord Arryn, affirmant que ce dernier est mort empoisonné. Craignant pour la vie de son ami Robert, Ned accepte finalement, sous l’insistance de sa femme, de prendre le poste de Main du Roi.
Il part donc, lui et ses deux filles, Sansa, l’aînée, et Arya, la cadette, à Port-Réal, avec l’ambition de les marier aux fils du Roi Robert.

En parallèle, sur le continent d’Essos, nous suivons les intrigues politiques de Viserys et Daenerys Targaryen. Viserys, l’aîné, est prétendant légitime au Trône de Fer, mais ne dispose plus d’armée, de titre ou de possession, et entreprend de marier sa sœur cadette, Daenerys, à Khal Drogo, le plus redoutable chef Dothraki, afin de prendre possession de son immense armée.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Critique[/su_heading]

Puisque cette saga est désormais très, très connue, grâce à la série télévisée toujours en cours, je vais bien évidemment en parler dans cette critique. Mais commençons d’abord par le début.

Le roman nous présente un univers complexe, très bien ficelé, avec des personnages tout aussi complexes. Les personnages sont très, très nombreux, et surtout il y a beaucoup de personnages principaux. Très rapidement, on arrive à suivre cinq, six ou sept intrigues et histoires à la fois. L’histoire ne perd donc jamais d’intérêt, et le suspense est évidemment toujours présent. Bien sûr, il faut s’accrocher pour tout comprendre, situer tous les personnages autant dans l’espace que dans le temps, afin de ne pas être perdu.
Parmi cet immense lot de personnages, il y en a beaucoup qui font mouche. Beaucoup sont subversifs et ne contentent pas d’être des archétypes, et très peu d’entre eux sont tout gentils ou tout méchants. La part sombre de chacun d’eux ressort finalement toujours, et il est difficile de faire confiance au moindre d’entre-eux.

Bien sûr, pour l’auteur ç’a dû être très difficile de manier tous ses personnages, dans un univers aussi vaste et comprenant tant d’enjeux. Les conflits et les trahisons sont légion, et, comme si ça ne suffisait pas, en plus des grandes familles représentés, il prend également en compte les vassaux et les bannerets pour leur faire jouer un rôle avec leur armée ou leur famille. En tant que fan de tout l’univers médiéval et de la féodalité, c’est un réel bonheur. Et l’auteur arrive à concilier tout ça, sans pour autant nous perdre (ou trop nous perdre), ce qui est un véritable tour de magie.

Ce premier tome commence tout de même assez doucement, par rapport aux suites, et nous laisse le temps de rentrer dans l’univers, même si on sent que tout peut exploser à tout moment. Tout de même, je trouve que cet opus nous tient très bien en haleine.

On peut également ajouter que l’Histoire sort vraiment des sentiers battus et brise les codes de la Fantasy. Il n’y a pas vraiment de quête ou d’objectif au départ, pour aucun personnage ou presque, et on sent que les scènes ne sont pas forcées pour parvenir à une fin préméditée de longue date. Le tout parait très naturel. Le récit est d’ailleurs très mature, que je ne conseillerai pas à un jeune public, et c’est également une bonne chose, qui change des productions Fantasy habituelles.

Pour résumer : que ce soit sur l’univers, les personnages, les intrigues, et tout ce qui concerne l’histoire en elle-même, c’est très bon.

Il y a cependant un énorme point noir : le style d’écriture. La plume de Martin est alambiquée, pleine de phrases à rallonges. Mais surtout, il y a de très nombreuses phrases qui sont à peine correctes grammaticalement, et qui nuisent vraiment à la lecture. Le style fait vraiment très vieux afin de donner un côté plus médiéval, mais pour le coup c’est vraiment raté (et pourtant je suis fan de Tolkien !).
Il faut nuancer cependant : je l’ai effectivement lu en VF, et, d’après de nombreux confrères blogueurs qui l’ont lu en VO, il s’agit en vérité d’une énorme erreur de traduction en VF. Le style de l’auteur dans sa langue originale serait, si j’en crois mes confrères, moderne et pas du tout redondant.
En tout cas, nombreux sont les avis de personnes qui l’ont lu en VO ET en VF, qui ont été extrêmement déçus par cette dernière car elle ne représente absolument pas les qualités narratives de Martin.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Livre – Série : Quelles différences ?[/su_heading]

A la fin de ce premier tome de l’intégrale, je dois dire qu’il n’y au final que peu de différences scénaristiques entre le livre et la série télévisée. Je dirai simplement que tout est un peu plus violent dans le livre, et un peu plus aseptisé dans la série (à quelques exceptions près).

Les grosses différences que j’ai noté sont plutôt au niveau des personnages. L’âge tout d’abord. Robb Stark et Jon Snow ont 14 ans, là où Arya n’en a que 9 et Daenerys 13. nous sommes donc loin des adultes ou adolescents de la série, pour des raisons évidentes !
Certains personnages sont un peu plus forcés dans le livre également. Joffrey Baratheon est encore pire dans le livre que dans la série, tout comme l’est Tywin Lannister.
Il y a aussi quelques différences physiques, notamment pour Tyrion Lannister, qui, sans être « beau » dans la série, a vraiment une horrible description dans le livre. Il est sensé être difforme, notamment au niveau du visage, avoir des yeux vairons, et perdre son nez lors d’une bataille.

Pour résumer : assez peu de différences, en tout cas aucune majeure, pour cette première intégrale !

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus

– Beaucoup de personnages forts et charismatiques
– Un univers parfaitement maitrisé
– Sort des carcans de la Fantasy
– Un récit mature
– Multitudes d’histoires et d’intrigues
– De l’émotion et beaucoup d’épique

Les Moins

– Une plume très discutable, qu’on peut inculper à l’éditeur

Plume-04

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

Ceux qui aiment la série aimeront le livre. Ceux qui ne connaissent pas devraient aimer, pour peu que vous avez l’habitude des histoires retorses et d’intrigues multiples. Il est vraiment dommage que la traduction ne soit pas à la hauteur du travail de Martin, qui aurait mérité 5/5 sans cela.

 

 

Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

Poster une réponse

Votre Email ne sera pas publié.Les champs obligatoires sont marqués *

Vous pouvez utiliser ces balises HTML et les attributs : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Mot de passe perdu

Inscription

Lorem lectus mi, vel, diam dolor venenatis, Curabitur suscipit Aenean tristique ut