Sorceleur – Tome 1 : Le dernier voeu – Andrzej Sapkowski

Fantasy

Sorceleur - Le dernier voeu« Le dernier voeu » est un recueil de nouvelles de l’auteur polonais, basé sur l’univers, créé par l’auteur, du Sorceleur, rendu mondialement connu par l’adaptation en jeux vidéos « The Witcher ».

Quatrième de couverture

« Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique.Au cours de ses aventures, il rencontrera une autoritaire mais généreuse prêtresse, un troubadour paillard au grand cœur, et une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux. Amis d un jour, amours dune nuit. Mais au bout de sa quête, peut-être pourra-t-il prononcer son dernier vœu : retrouver son humanité perdue… »

Critique

Bien que grand amateur de jeux vidéo, et connaissant le Sorceleur de part les jeux, je dois avouer que je n’aime pas du tout la saga vidéoludique The Witcher. Très grand fan de jeux de rôle (mes jeux préférés sont presque tous des jdr), j’ai trouvé que le premier jeu The Witcher était un des pires dans cette catégorie. Bien que l’histoire prime, dans un jdr, le gameplay reste quand même important pour qu’on puisse qualifier un jeu de jeu. Or, si j’avais envie de passer 20h de jeu à appuyer sur la même touche en rythme pour faire avancer l’histoire, je ressortirai mon Guitar Hero de son placard (ou l’un de mes guitares électriques) et je n’irai certainement pas vers un jdr. Et je ne parle évidemment pas de l’interface injouable, du système de progression/talents très mal fait, etc.
L’histoire de ce premier jeu n’est vraiment pas assez forte pour contrer cette horreur absolue qu’est le gameplay, et c’est bien dommage.

Bref ! Revenons-en aux livres. « Le dernier voeu » est le premier livre de l’auteur que je lis, et donc de l’univers du Sorceleur également. Il me fut prêté, et j’avoue l’avoir ouvert avec enthousiasme malgré mon avis sur le jeu. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis qu’en fait il s’agissait d’un recueil de nouvelles, vaguement reliées entre elles par quelques lignes romancées pour faire genre, alors que tout sur la couverture évoque (et cite carrément) le terme de roman !
C’est un détail c’est vrai, et certainement pas imputable à l’auteur, mais, malheureusement, les maisons d’éditions qui prennent un peu les lecteurs pour des jambons, ça m’énerve toujours.

Je ne vais pas détailler chaque nouvelle et donner mon avis sur chacune, mais elles sont d’un niveau inégal. Certaines sont très bonnes, d’autres moins, et d’autres encore vraiment très obscures et floues. On passe de l’une à l’autre sans trop avoir d’échelle de temps, de distance, de lieu, par rapport à la précédente, avec, du coup, l’intégration d’énormément de personnages qui sortent de nulle part et qu’on ne revoit plus.
Sur la forme, j’ai trouvé ça plutôt bien écrit, et la lecture se fait facilement. L’auteur a tout de même inventé pas mal de termes liés à son univers, un bestiaire qu’on imagine complet (seules quelques créatures font leur apparition ici) et un univers dans son ensemble plutôt cohérent. C’est vrai du coup que le tout est rendu flou par l’absence de carte ou de repères géographiques, car on nous bassine de tellement de lieux qu’on finit par être vraiment perdu.
Pour finir sur la forme, j’ai été assez troublé par l’emploi du « Tu » tout au long des dialogues. Autant je le comprend dans certains passages du livre mais ici il n’y a que le « Tu » du début à la fin, même quand un paysan lambda s’adresse à une reine ou un grand général. J’exagère un petit peu, mais c’est quasiment ça.

Sur le fond, et ce même dans les nouvelles qui m’ont beaucoup plu, j’ai trouvé des tas d’incohérences.
Geralt de Riv, le héros principal, est donc un Sorceleur. Sur la quatrième de couverture on nous parle de « tueur à gages« , alors qu’il passe son temps à dire qu’il n’en est pas un. Enfin, sauf à certains moments où d’un coup, il dit en être un.
Ensuite il n’y a pas de « code de bonne conduite des Sorceleurs« , mais Geralt s’en impose un. Qu’il suit un peu quand il veut cela dit. Un coup il peut tuer, d’autres fois il ne peut pas. Mais comme l’auteur ne nous donne que très peu d’infos sur ce fameux code ça sonne juste complètement incohérent. Bref, je ne vais pas toutes les faire, vous avez compris le principe.
Ca rend du coup le personnage de Geralt certes mystérieux et plutôt cool dans certains cas, mais aussi complètement abstrait voire aseptisé à certains moments.

Toujours sur le fond, il y a beaucoup de références à des contes de notre enfance. Blanche-Neige, Cendrillon, La Belle et la Bête … Ç’aurait pu être une très bonne idée si ç’avait été justement des références, et pas des contes entiers qui viennent se greffer au récit. Parce que pour faire simple, l’une des nouvelles est clairement La Belle et la Bête version cul (les paysans qui louent leurs filles au gros monstre riche vivant dans son château en échange de richesses, mais qu’en fait la plupart des filles ne veulent plus partir parce qu’elles ont aimé le sexe bestial …), et les références qui sont faites à Cendrillon et aux autres ne font certes pas de nouvelles entières, mais sont intégrées au récit par le biais d’un bulldozer.

Pour parler rapidement des autres personnages, ils ne sont pas folichons. Jaskier le troubadour est plutôt sympathique mais je l’ai trouvé rapidement épuisant. Et l’auteur a tellement voulu rendre les femmes Neneke et Yennefer bad-ass et cool (et sexy, sinon c’est pas assez cliché) qu’elles en deviennent des archétypes.

Malgré ses défauts, nombreux, je n’ai pas forcément passé un mauvais moment. La première nouvelle était vraiment excellente par exemple ! Le tout est inégal, et avec tous les défauts que j’ai cité je ne vais pas lui donner la moyenne, mais quasiment !

Les plus et les moins

Les Plus

– Bestiaire sympathique
– La première nouvelle : géniale !

Les Moins

– Un recueil de nouvelles vendu comme un roman
– Univers flou
– Un héros aux principes incohérents
– Des références qui n’en sont plus
– Personnages secondaires clichés

Plume-02

Conclusion

Malgré de bons moments passés avec ce livre, je ne le recommanderai pas malheureusement.

Moi c'est Fabien, 26 ans ! J'ai toujours eu une imagination débordante et un caractère extrêmement lunatique, aussi l'écriture et la lecture se sont imposées à moi très facilement. Passionné de Fantasy notamment (et surtout de magie), ainsi que de thrillers et de polars, je m'ouvre petit à petit à la science-fiction et au reste. Mes livres préférés font souvent partie de l'univers de la Fantasy, et sont pour la plupart dotés d'univers très étoffés, et très bien intégrés au récit. Achetant d'innombrables livres, je suis complètement envahi et mes bibliothèques ne tiennent plus sous le poids des romans, d'autant que je suis un inconditionnel du grand format ! Dans les librairies, je suis toujours à chercher dans un recoin sombre le livre caché qui m'attirera, et je suis très peu attiré par les "grands auteurs". Dans tous les cas, il y aura toujours de la place pour des livres chez moi !

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