The Walking Dead – Robert KIRKMAN – Charlie ADLARD

Bandes-dessinées Post-Apocalyptique

Walking_Dead

L’histoire du roman graphique « The Walking Dead » commence en Octobre 2003 sous la plume de Robert Kirkman (déjà connu pour son travail de scénariste dans certains comics books Marvel) et le crayon de Tony Moore, qui sera remplacé par le très talentueux Charlie Adlard par la suite.

C’est l’un des ouvrages de ce genre les plus vendu au monde et surement maintenant les plus adapté avec la série lancée en 2010, de nombreux jeux vidéos et un bon nombre de petit spin-off. Aujourd’hui, c’est un véritable best-seller aux États-Unis et en Europe.

[su_heading size= »35″ margin= »0″]Quatrième de couverture [/su_heading]

LE MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSIONS

A DISPARU.

DÉFINITIVEMENT

Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus, mais errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Il n’a alors qu’une idée en tête: retrouver sa femme et se fils, en espérant qu’ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut: survivre à tout prix.

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Histoire[/su_heading]

Rick, un policier du Kentucky est en intervention. Il poursuit un fugitif armé avec son coéquipier. Le criminel, ayant accidenté son véhicule, tente le tout pour le tout et fait feu sur les agents de la loi. Rick, tentant une manœuvre pour le contourner, se prend une balle.

Il se réveille plus tard dans un hôpital complètement désert. Il n’a aucune idée depuis combien de temps il est là … Mais le plus inquiétant, c’est que l’endroit est totalement ravagé et il y a du sang partout.

Il arrive tant bien que mal à s’extirper du bâtiment et titube en direction de chez lui. Dehors, pas âme qui vive, rien dans les rues, les maisons … au bout de plusieurs minutes, des « choses » à peine humaines se mettent à le poursuivre, elle sont terrifiantes, purulentes … puis plus rien, un violent coup sur la tête l’assomme.

Il se réveille encore, cette fois-ci entouré d’un père et de son fils. Ces derniers lui explique la situation : en quelques semaines la ville et tout le pays sont tombés sous les attaques de morts-vivants et surement les nations voisines également. Plus personne n’a de nouvelles des autorités ou du gouvernement depuis bien longtemps et les deux hommes n’ont pas vus d’autres survivants depuis quelques temps également.

Mais il en faut plus à Rick pour s’avouer vaincu, il fonce au poste de police pour s’équiper et part en direction d’Atlanta pour retrouver sa femme et son fils …

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Critique [/su_heading]

Alors cette histoire n’est que celle du premier tome (je parlerais ici des tomes Français, structurés différemment des ceux publiés aux États-Unis: 149 tomes là bas une trentaine ici). Et c’est celle qui introduit toute l’intrigue de l’univers, ainsi que celle du personnage principal: Rick. Personnage autour duquel tout tournera jusqu’à tard dans le récit.

Il faut également savoir que je suis un très grand fan du roman graphique, mais que pour moi, la série n’existe pas. Ce n’est pas le fait que l’histoire est différente, non loin de là, la différence fait parfois toute la force d’une adaptation. C’est que la série envoie complètement bouler certains éléments essentiels qui font de « The Walking Dead » quelque chose de différent de tout ce que l’on peut voir ou lire à propos d’univers post-apocalyptiques/zombies.

D’ailleurs commençons par le commencement, l’un des premiers points positif de cette œuvre : les dessins. Alors le roman est en noir et blanc, choix intéressant dans un univers et une époque majoritairement dominés par le jeu des couleurs. Mais ce choix s’accorde parfaitement avec l’univers violent et terrible de TWD, c’est cet aspect brut qui lui donne une force que l’on ne trouve pas ailleurs. Cela marque les traits des différents personnages et nous pousse à imaginer en couleur, dans notre monde réel, les passages « banals » et ceux réellement marquants. Notre cerveau et notre esprit vont donc commencer à s’imaginer les différentes couleurs, les auteurs laissent donc le choix aux lecteurs de s’imaginer la scène comme ils le veulent, de leur point de vue et donc la rendre aussi violente (ce qui sera souvent le cas) ou paisible qu’ils le souhaite.

L’autre grand point fort de TWD, c’est l’attention toute particulière donné à la psychologie et aux émotions des personnages. Bien que l’action brute occupe une part non négligeable, l’on trouvera également de manière plus ou moins directe des scènes où le ressenti des différents protagonistes est au centre de l’action. Et c’est également dans ces passages que le style graphique, allié aux talents d’écriture de l’auteur, fait mouche. L’on peut lire sur les traits des visages, les gestes, et l’on ressent encore mieux ce que l’on devrait et doit ressentir à ce moment précis. Joie, tristesse, colère, inquiétude et « epicness » absolu par moment (mais si vous savez, cette chair de poule, ce frisson et cette montée d’adrénaline que vous pouvez, et surtout devez, ressentir pendant la charge du Rohan dans « Le Seigneur des Anneaux » !).

Mais comme partout il y a des points négatifs. Et pour moi il y en a deux principaux (et tout deux ont été violemment accentués dans la série je trouve). Tout d’abord, le personnage de Rick (lâchez ces couteaux je m’explique !). Au début ce n’est qu’un flic sorti du coma ne comprenant rien à ce qu’il se passe, il a peur, il est inquiet pour sa famille et il est perdu. Il fait donc tout pour survivre et à ce moment, ce personnage est plus que réussi. On peut ressentir ce cocktail de détermination, d’adrénaline et de terreur qui font de lui un homme qui a toujours des sentiments, des principes, mais qui n’hésitera pas à tout abandonner pour protéger les siens. Mais au bout d’un moment, plus rien ne semble pouvoir le vaincre. Il se fait trancher une main ? Rien à péter on apprend juste à tirer de l’autre main ! Bien qu’il nous réserve des moment épiques et inoubliables, il devient moins intéressant, surtout dans sa relation avec son fils Carl, relation qui tourne en rond et n’évolue presque pas en 10 tomes …  « Papa mais qu’est ce que tu fais ? – Je le fait pour notre bien fils, mais tu ne dois jamais faire ça ! (Il le fait quand même ou fait une connerie s’en rapprochant. Rick doit régler le problème qui aura surement causé des morts.) – Je suis désolé Papa, je ne le ferais plus. – Ce n’est pas grave fils, j’espère que tu a retenu la leçon ! » … Happy End !

Ensuite, l’aspect prévisible de l’histoire, bien que cela ne commence à réellement se remarquer qu’au bout de 8 ou 10 tomes. C’est simple, l’on part d’une situation standard, la vie suit son cours, les zombies en plus. Ensuite il arrive une nouvelle menace qui va durer 3-4 tomes. La menace est résolue, l’on a un tome en situation de « paix » et là un personnage va faire une connerie (Bien que ce soit souvent Carl …) et/ou une nouvelle menace va apparaître et paf ! Gros cliffhanger et ainsi de suite. Mais ce défaut est un peu compensé par la certaine originalité de quelques menaces et la réussite des deux premiers grands antagonistes. Le Gouverneur dans un premier temps, puis Negan. Deux des plus grands et beaux psychopathes et enfants de salauds que vous verrez tellement ils sont réussis. Car ils ne sont pas seulement « méchants », mais ils poursuivent le même but que les héros mais d’une façon totalement différente ou opposée. Negan préfère survivre et traiter via la violence et la menace par exemple.

Mais la saga propose une autre point de vue sur le « rôle » des survivants. Ce n’est pas simplement une construction « Gentils survivants – Méchants zombis ». Non, parfois les groupes humains sont bien plus dangereux et féroces que les morts-vivants. Et souvent c’est celui de Rick … Et il y est fait souvent référence sous la forme « Ce que nous faisons est mal, mais nous en avons besoin pour survivre et avancer ». On alterne souvent entre héros et antagoniste dans le groupe de personnages principaux (Chose que vous retrouverez dans l’excellente série « Z Nation »).

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Les plus et les moins [/su_heading]

Les Plus
  • Le style graphique

  • Des passages épiques en veux tu en voilà.

  • Les antagonistes principaux (Le Gouverneur, Negan)

  • L’aspect psychologique et émotionnel des personnages très présent

  • La pléthore de personnage tous très réussis dans l’ensemble …

Les Moins
  • …mais qui ont parfois tendance à perdre en intérêt.

  • Une trame scénaristique prévisible

  • Carl (car c’est pas possible d’être aussi con)

Plume-04

[su_heading size= »35″  margin= »0″]Conclusion [/su_heading]

TWD est une très bonne saga que je conseillerais à plus ou moins n’importe qui. Tout comme la série, trouvez vous un pote ou deux avec qui discuter du dernier tome paru et vous en aurez pour des heures en critiques et théories. Mais je suis quelque peu inquiet quant à l’histoire qui devient moins intéressante avec le temps (mais bon au bout de 25 tomes …). Mais si j’avais écrit cette critique il y a 1 an ou 2, cela aurait été un coup de cœur, sans aucune hésitation.

Alors contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas découvert ce plaisir de la lecture aussi tôt. J'étais plus occupé à me rouler dans les champs avec mes amis. C'est en arrivant au collège et surtout au lycée ensuite que je me suis mis à dévorer des bouquins. Et j'ai surtout trouvé mon bonheur dans la Science-Fiction, l'Héroïc-Fantasy, le Post-Apocalyptique et la Dystopie. Quels auteurs je lis ? De grands classiques comme Tolkien ou Lovecraft mais aussi de "petits nouveaux" comme Dmitry Glukhovsky, Timur Vermes ou encore Max Brooks !

3 Commentaires

  1. Après Okko que j’avais acheté et adoré suite à votre critique je vois que vous conseillez que de bonnes BD :p Fan de TWD il faut lire ca

    Répondre
    • Et si on n’est pas fan de TWD ? 😀

      Répondre
  2. Merci pour ce commentaire Lilian ! Nous sommes ravis de pouvoir te faire découvrir tout cela !

    Répondre

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